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02/05/2010

Le Widget démocrate disparait

Antonin.jpgAntonin arrête l’entretien du widget démocrate qu’il avait mis en place.

Après un moment de circonspection, j’accueille cette nouvelle avec gourmandise. Comment vous dire ?

Nous étions nombreux à utiliser ce confortable radio tam-tam qui conduisait invariablement beaucoup d’entre nous à se lire, se critiquer, réagir, dans un landernau inter-blogs, une petite confrérie de démocrates (ou supposés tels) qui s’étaient installés dans la profession de leader d’opinion, d’un auditoire presque toujours convaincu.

Nous étions assis comme dans un vaste stade à nous contempler la mire.

Dans la fosse, il y avait nos équipes et entre deux saillies verbales, ils nous arrivaient même de pousser de temps en temps quelques Olas lorsque nous étions tous rallier contre le camp adverse.

C’était drôle, ça ne mangeait pas de pain et l’autosatisfaction nous guettait. Comme l’idée stupide qui anime tout homme qui  se croit indispensable à l’ensemble.

Finalement si j’avais été à la place d’Antonin j’aurais été plus radical. Je ne me serais pas contenté d’annoncer l’arrêt de l’entretien du Widget; un peu comme le ferait un gardien d’immeuble qui viendrait nous dire, avant les fêtes qu’il prend congés…Non j’aurais coupé les liens des différentes adresses mails et j’aurais fichu le tout aux orties.

 C’est bien de se remettre en question de temps en temps, c’est bien de ne pas s’endormir sur les lauriers d’un certain confort électronique. Surtout lorsque celui-ci nous est amené sur un plateau. Surtout qu’en on n’a pas participé au travail ni même à l’idée de sa mise en place.

Nous allons devoir nous remettre en question et c’est tant mieux.

Antonin, Ne sois donc pas nostalgique et accepte tous mes remerciements pour ce porte-voix que tu nous as tendu depuis déjà fort longtemps.

Tu proposes de mêler l’orange au vert. A bien y réfléchir ces deux couleurs sont superbes et dessineraient la charte graphique  d’un magnifique logo. Personnellement, j’y verrais bien une diagonale bleue traverser tout l’ensemble.

Je suis allé visiter le portail du réseau ECODEM que tu es en train de mettre en place.

J'en pense beaucoup de bien de ce que j'y perçois en devenir.
Il faudra faire de cet outil non pas un machin supplémentaire, mais une véritable machine à idées - que je préfère de loin à Think-tank, lorsqu'on sait ce qu'en font la plupart des "politiques".

En tant qu'élu, par exemple, j'ai fait des propositions concrètes autour des thèmes de l'écologie et de la démocratie à l'échelon local.

Je ne manquerai pas d'en faire profiter le plus grand nombre..

Dans la perspective de la mouvance centriste dans laquelle j'inscris mon action, je ne pense pas que nous soyons les plus sourds à la problématique environnementale.
Il va falloir tenir compte des contraintes budgétaires qui se profilent, d'un endettement abyssal qui implique des arbitrages budgétaires intelligents (qui prennent en compte aussi la santé, la solidarité, la précarisation d'une partie de notre population).
Ensuite, la perspective d'une véritable politique écologique ne peut passer que par une volonté politique européenne. La France seule, ne pourra pas grand chose.
Il va falloir mêler la réflexion politique à l’idéalisme écologique.

Ce sera avec grand plaisir que j’y contribuerai avec les moyens présents et à venir, dont je disposerai.

Donc pragmatisme, principe de réalité et utopie politique doivent être plus que jamais nos mamelles !

Bon courage.

20/04/2010

Entretien Avril 2010 - Jean-Pierre Bozzonne Part 1.

 

1ere Partie

Les élections régionales - Le couple Arthuis-Morin
La baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages

2ème Partie

  - Le MODEM
Le dysfonctionnement du message présidentiel

Entretien Avril 2010 - Jean-Pierre Bozzonne Part 2.

15/03/2010

Les six enseignements de la campagne des régionales, à l'issue de ce premier tour

bonhomme.JPGDans cette campagne pour les régionales, comme la plupart du temps, on est passé à côté du vrai débat, de l’essentiel.

Les observateurs politiques ne se sont intéressés qu’aux présidentielles.
On peut toutefois tirer plusieurs enseignements de cette campagne des régionales.

Premier enseignement


La faible participation. Elle signifie que la région n’est pas parvenue à s’installer dans l’esprit de nos concitoyens.


Pourtant, une loi comme la transformation de la taxe professionnelle, va modifier beaucoup de choses au sein des régions


Pour mémoire, le texte initié par JP Fourcade en 1975 tenait sur trois pages.
Le nouveau s’étale sur 135 pages et 1257 alinéas. C’est une usine à gaz comme seuls quelques énarques peuvent en pondre dans ce pays. Je ne pense pas que les gens y comprennent grand-chose.


Toutefois, elle n’a pas complètement disparu puisqu’on maintient une valeur ajoutée sur les salaires.


Le dispositif qui va se substituer restera donc une charge pour nombre d’entreprise
En revanche, c’est la répartition des recettes fiscale qui est modifiée.

Ce qu’il faut en retenir c’est que l’adoption de ce nouveau texte bouleverse la répartition des ressources fiscale en privant les départements de tout pouvoir de vote fiscal

Il ne sera dorénavant plus possible d’augmenter, à l’échelon de la région, l’impôt. Cette réforme lui enlève tout pouvoir fiscal. Il n’y a plus de taxe d’habitation, il n’y aura plus de foncier bâti, il n’y a plus de foncier non bâti, il n’y aura plus de taxe pro. Il ne restera que La taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers. Il n’y aura quasiment plus de pouvoir fiscal entre les mains des régions.



Deuxième enseignement


Le résultat de ces régionales est décevant pour les listes de la Majorité présidentielle.
Je pense qu’il convient d’en tirer l’enseignement suivant : Le couple UMP, NC ne fonctionne pas.


Les français ne font pas la différence entre le parti de Morin et l’UMP. De plus l’UMP se retrouve sans réserve de voix au second tour !


Troisième enseignement


Il manque un centre véritablement indépendant dans le paysage politique de notre pays.
Nous devons être les activateurs du rassemblement centriste, sans précipitation mais avec conviction en empruntant à Tocqueville cette formule : « Nous pensons que la force d’un pays est la force de ces citoyens ».


Nous devons dire aux gens du Nouveau Centre : « si vous êtes centristes pourquoi ne pas vouloir se rassembler » A l’heure de l’Europe et de la globalisation nous pouvons offrir autre chose que des débats sommaires.


Il faut que nous appelions dans nos départements au rassemblement de tous les centristes et à la refondation de notre famille.


Nous devons pouvoir commencer à recomposer la famille centriste et à la rassembler.

Quatrième enseignement


La quasi disparition du MODEM.


C’est l’obsession incessante de Bayrou pour les présidentiels. Son virement à gauche dont la gauche semble se moquer.


Les couacs et dissension à l’intérieur de son parti où beaucoup ont quitté le navire à cause de sa façon toute particulière d’exercer le pouvoir.


Je voudrais saluer les militants du MODEM qui sont restés jusqu’au bout dans la croyance en Bayrou et à de Sarnez.


Les saluer non pas pour leur faire un pied de nez, mais pour leur dire qu’ils ont peut-être réussi, paradoxalement, leur meilleure campagne depuis 2007.


Celles et ceux qui n’étaient pas partis, convaincus encore par les mensonges du « 133 »

 ont mouillé leur maillot.


Comme ils étaient 10 fois moins nombreux que les fois précédentes, ils ont du courir partout pour couvrir cette dernière campagne.


Jamais le terme de « chair électorale » n’aura été si approprié. Ce fut la campagne du Chant du Cygne.


Ils ont été moqué, ici et là ; mais il y avait quelque chose de beau et de pathétique dans leur démarche, quelque chose de triste à les observer encore vouloir y croire ; tandis que beaucoup d’entre nous qui avions depuis longtemps claqué la porte, savions depuis longtemps que les choses étaient pliées.


En ce qui concerne l'Alliance Centriste, et s’agissant du Mouvement Démocrate, cela passe d’ors et déjà, dans chacun de nos départements par un accueil bienveillant des gens du MODEM pour celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre, sans contrainte, ni lobbying de notre part.


Il nous faut être ouvert à tous !

Parce que trop souvent dans la famille centriste, on a tendance à s’enfermer dans des chapelles, dans des groupes. Il n’y a pas de porteurs de la vraie croix. Nous avons vraiment vocation à se retrouver tous ensemble sur des bases aussi claires que possible.
C’est à ce moment là que nous pourrons prendre une part déterminante dans le débat politique et les orientations de la politique du pays.



Cinquième enseignement


C’est la politique menée par Nicolas Sarkozy et de son gouvernement qui a été dénoncée dans cette élection.

Sans doute notamment dans sa méthode même de gouvernance.

L’affaire Proglio par exemple. Tout particulièrement les conditions de sa nomination. Est-il normal qu’on puisse nommer un président d’EDF tout en tolérant qu’il reste président d’un groupe privé comme Véolia ?


Je pense que c’est absolument impossible. Cela veut dire que le gouvernement n’a pas défini de principe de gouvernance des entreprises publiques.
La crise économique est largement liée à la cupidité d’un certain nombre de banquiers américains, de traders qui se sont goinfrés de bonus de stock-options, de retraite chapeau. Alors on peut dire oui c’est le marché mondial des traders et des grands patrons qui veut cela.


Mais de quoi parle-t-on ? Ce marché n’en est pas un.


Il s’agit d’un pacte d’initiés qui mènent leur petit business sous une forme spéculative qui broient toute la solidité de l’économie réelle sur son passage.
Ceci n’est pas supportable par nos concitoyens au moment où la plupart d’entre eux voit que certains de leurs enfants ne trouvent pas de boulot, que bien souvent ils obtiennent un job qui est notoirement sous qualifié par rapport à la formation qu’ils ont reçu. Ceci est intolérable et absolument scandaleux.


Que dans la gouvernance publique, on est l’impression qu’il n’y a pas vraiment de principe déontologique et de principe éthique, n’est pas supportable.
Il y a eu l’affaire de l’EPAD où on a failli nommer le fils Sarkozy président de l’EPAD.
L’opinion publique sent bien ce qu’il y a d’infondé, d’arbitraire et de népotique dans ce genre d’attitude.


L’affaire Pérol avait fait moins de bruit. Le secrétaire général adjoint de l’Elysée, monsieur Pérol avait été nommé président du groupe Caisse d’Epargne et Banque Populaire

Qui peut croire qu’il n’ait eu accès a aucun dossier, qui n’en ait pas été lui-même l’opérateur ?


Lui qui avait un accès direct à un tas de dossier confidentiels dont celui de ce groupe ?


Il y a là quelque chose qui moi, me choque profondément.



Sixième enseignement


Une grande détresse dans notre société est perceptible. On sent un climat explosif.
Dans ces moments-là, il faut de grands politiques pour redresser une nation. Il faut parler franchement au français.


Il faut arrêter de faire croire que la crise est derrière nous. Il faut dire la vérité même si cette dernière n’est pas facile à entendre.



Conclusions

Il faut rester optimiste et continuer à se battre.


La politique va devenir absolument passionnante. Jusqu’à présent faire de la politique, c’était distribuer de l’argent, pensant que l’Etat était une source providentielle dans laquelle chacun pouvait piocher pour faire ses petites affaires. Tout ceci est terminé.
Il va falloir faire de la politique sans argent, avec des arbitrages budgétaires. C'est-à-dire que l’intelligence va se substituer à la manne. Voilà qui donnera beaucoup de noblesse et beaucoup de grandeur à notre engagement politique.

Voici ce qui nous attends, voici ce qui est tout à fait exaltant. Il va falloir créer de la solidarité par tous les moyens et faire des arbitrages budgétaires intelligents à moins de ressembler à la Grèce.

 

25/02/2010

Photos de Bouge toi et écris quelque chose JP

rideau de fumée.jpgJe n’ai pas envie de commenter l’actu en ce moment tant ce que j’entends et ce que je vois ici est là me dégoute.


La campagne des Régionales est infecte. Tous les coups bas semblent permis. La politique intéresse moins les gens que les petites phrases assassines et les procès d’intention semés ici où là pour démolir, casser, souiller, dénigrer l’autre. Je n’en dirais donc pas plus.


Pendant ce temps, le chômage avance et on continue de mentir aux salariés de TOTAL en leur promettant que leur emploi sera protégé d’ici à cinq ans.
J’émets le pari que l’économie du pétrole ; celle qui a été à l’origine de l’évolution technologique du vingtième siècle vit ces dernières années. Que d’une manière ou d’une autre, il faudra trouver de nouveaux modèles économiques rapidement si on ne veut pas sombrer dans le chaos en phagocytant la planète toute entière.
Prétendre sauver les emplois à TOTAL, c’est comme affirmer à la fin des années 70 qu’on sauverait la sidérurgie ! IL en a rien été.


La société industrielle a cédé la place à une société de l’information. Prochaine étape, la société de l’économie durable. Avec ou sans les écologistes.

01/01/2010

mes tous premiers sentiments à ce changement de décennie.

2010.jpgL’année se termine entre cacophonie et précarité. Le siècle fête ses dix ans. Autant dire l’âge bête. Le pire doit  de se trouver devant nous.

Côté cours intérieur, nos modèles économiques occidentaux partagent le triste record de l’envolée de leurs dettes.  L’OCDE prévoit 100% du PIB d’ici 2011. Nous ne sommes donc plus seuls à se lamenter sur l’endettement ; même s’il reste des disparités entre certains pays qui affichent des taux de 130% comme la Grèce. Les Etats empruntent. La dette publique émise dans la zone euro approche les 1000 milliards d’euros.  Ces déficits abyssaux sont consécutifs aux différentes bulles qui ont éclaté sur le marché financier cette première décennie de ce siècle  

Le contre pouvoir social-démocrate peine à survivre. Je pense d’ailleurs, pour l’avoir écrit à maintes reprises, qu’il vit ses derniers moments. Ses valeurs et références ne sont plus solubles dans une société numérique où le mot d’ordre est à la dématérialisation des capitaux et plus récemment des biens de consommations. Je pense cela et continue de me battre pour l’inverse.

Il y a quelque chose qui le remplace petit à petit. Quelque chose qui n’est pas fameux et insuffisant pour les démocrates de tous poils que nous sommes. Il apparaît dans la dichotomie du capitalisme lui-même. Une tendance se dessine entre un capitalisme innovant et un capitalisme spéculatif.

Le capitalisme innovant, s’adapte à l’air du temps, aux problématiques nouvelles d’environnement, plus sensible à la répartition des richesses. C’est un capitalisme sans complexe, numérisé, qu’incarne parfaitement une entreprise comme Google.  En France, on rêverait qu’une passerelle soit jetée entre ses représentants et le monde de l’éducation et de la recherche par exemple. Pour ne pas se contenter d’expérimenter à grand frais, mais de penser et de développer des technologies qui s’avéreraient de suite des modèles économiques rentables.  

Je soupçonne l’Elysée, avec  sa volonté de réformer les universités, de dire aux chercheurs qu’ils sont mauvais, avec l’aménagement du plateau de Saclay, de vouloir forcer nos savants à bouleverser leurs modes de fonctionnements séculaires et avec elles,  les traditions hexagonales

Le second capitalisme est le plus ancien. Le capitalisme de spéculation n'a ni foi ni loi, prospère entre deux crises et supporte la valeur travail que lorsqu’il en est contraint ; comme une seule variable d’ajustement.

L’incarnation de ce capitalisme là est sans aucun doute Doubaï.  L’argent des produits capitalistiques financiers et la bulle immobilière ont montré à quel point ce capitalisme est pourri, dangereux et sans fondation solide pour quelque état démocratique que ce soit ou qui se revendiquerait comme tel.

Doubaï est une invention arrogante, construite sur rien ou presque ; sans histoire, sans culture, sans éthique, qui méprise les droits du travail, l’homme en particulier et s’assoit sur le paraître le plus extravagant.  C’est l’incantation marxiste de l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est un capitalisme sans peuple, sans patrie, sans valeur. C’est quasiment insupportable.  Le modèle économique chinois hésite encore entre ce capitalisme là et le capitalisme innovant.  

Les crises économiques capitalistes ont cela de bon, qu’elles vidangent tous les 20 ans, ce genre de fonctionnement et de dérive. Souhaitons que les problèmes financiers que Doubaï traverse, lui porte un coup fatal.

Mais le plus troublant dans l’histoire de ces vingt dernières années, est le ralentissement dans le progrès technologiques lui-même.  Qui oserait parler encore de progrès aujourd'hui ?

Observons un français, habitant Paris en 1900. Retrouvons-le, 20 ans plus tard, en 1920.

Entre temps, il aura connu, l’aviation, l’automobile, le téléphone, le développement de l’électricité, le cinéma et une foule d’autres inventions mises au service de l’homme et de son confort en quelques années !

Lorsqu’on me vante l’accélération de la technologie actuelle, j’ai tendance à sourire. On améliore des produits qui prennent de moins en moins de place ou qui se digitalisent. Mais quid des grandes découvertes ?

Un observateur entre 1945 et 1969 aura vécu un autre bond  scientifique incroyable.  Entre 1969 et 1973, on ira plusieurs fois sur la Lune et on y roulera même  en auto. Et puis plus rien. Plus rien pendant plus de ... 40 ans ! Soit le temps qui sépare 1920 de 1960 !  

En revoyant le film d’Edouard Molinaro, Hybernatus, je m’amusais de la scène où ce pauvre Paul Fournier, victime d'un naufrage en 1905 puis  ramené à la vie, qui se trouve confronté à la société de la fin des années 60.

Il reçoit un vrai choc en découvrant, malgré lui, un téléviseur. Les images qui défilent  ont de quoi l’effrayer.  Et bien les technologies montrées en exemple dans ce film burlesque sont toujours d’actualité 40 ans plus tard.

Je sais qu’on nous parle à longueur d’ondes d’un bouleversement technologique immédiat qui se déroulerait sous nos yeux. J’y vois l’épanouissement et la diffusion d’un processus  économique  nouveau, mais très peu de découvertes extraordinaires. Un écran plat,  un four à micro-onde et un téléphone portable ne sont pas suffisant à mes yeux pour y percevoir autre chose qu’un bouleversement sociologique certain.

Nous vivons un temps d'accélération des choses. Nos nouveaux hobbies sont chronophages. Nommes sommes au coeur d'une période que je qualifierais pour ma part de warholienne tant on sent que l'artiste, à travers les extravageances qu'il nous donnait à voir, pointait les vérités d'une époque qui n'était pas vraiment la sienne, mais qui est devenue la nôtre quelques vingt ans plus tard.

N’est-ce pas au fond, le bouleversement le plus étonnant dont nous sommes les contemporains ?

Bonne année à tous.

  

 

22/12/2009

La règle du jeu

regle_jeu.jpgJe reviens une dernière fois sur l’incident d’hier qui est révélateur de plusieurs choses.

La validation d’Alain Dolium sans qu’on ne soit d’ailleurs trop sûr de la véracité des résultats que nous annonce le Siège du MODEM (puisqu’on est en droit de douter de tout) signe l’arrêt de mort d’un projet politique qui se drapait d’exemplarité.

Comme dans un cas d’école, on a bafoué ici les règles élémentaires du jeu démocratique. J’aurais mieux été inspiré si au fond,  je n’étais jamais allé à Villepinte mais profité de ma petite famille plutôt que de participer à ce qui s’est révélé par la suite,  une mascarade de démocratie.

Depuis plusieurs mois on a assisté tristement,  à une fuite des cerveaux. C’est toujours comme ça lorsque les choses deviennent nauséabondes.  Les femmes et les hommes engagés ; toutes celles et ceux qui avaient quelque chose à dire et qui croyaient en un projet politique différent, ont fuit, un par un.

Bien qu’on lui en ait fait beaucoup  le reproche, Quitterie Delmas, fut la première à percevoir quelque chose qui nous a ensuite tous sauté aux yeux. 

J’ai suivi sa décision quelque temps après. D’une certaine manière, nous avons eu raison avant les autres et avons été pionniers dans cette démarche.

C’est vers cette époque qu’est arrivée l’initiative de Christophe ; celle qui a précipité mon départ.

Au fond ce fut le dernier sursaut citoyen d’un homme libre qui lançait une dernière perche à Bayrou et à sa petite bande du 133.  Nous fûmes nombreux à signer au-bas de sa page électronique pour exprimer notre raz le bol et notre sentiment de désapprobation. Il y avait des gens engagés dans de l’associatif, des fonctionnaires, des élus locaux, des présidents de section. Des hommes et des femmes qui s’engagent dans la cité et qui connaissent la valeur des combats. Des gens qui se battent à visage ouvert.

Et j’en viens naturellement à l’initiative malheureuse de cette pitoyable Orange, en me disant au fond qu’il a gâché par sa couardise une belle occasion de montrer que les quelques militants qui restaient, des plus fidèles, n’étaient pas des gogos et que trop, c’était trop.

Son appel,  même si à la relecture, j’en approuve mot pour mot le fond, ne valait évidemment rien puisque notre militant activiste,  avait décidé de rester masqué et de signer de son pseudo de bloggeur. Celui-là même qui m’a menacé de poursuites (j’en ris encore) en ayant réussi préalablement à se procurer  mon numéro de portable grace à un ami commun, pour jouer l’effet de surprise et qui n’arrêtait pas de vociférer dans mon oreillette de portable.Voici que le misérable bonhomme, à l’idée que j’écrive les quatre lettres de son prénom s’est mis en transe. Ses gesticulations m’ont fait rire. Mais au fond je l’ai trouvé bien pathétique et symptomatique de ce qu’est devenu ce MODEM.

Si j’avais encore des doutes sur le diletement militantiste au MODEM, tout ceci est venu a point me conforter sur les termes du petit article que j’avais publié hier dans une certaine hâte. En d’autre temps, pas si lointain, certains auraient eu (comment dirais-je ??) le cran d’aller jusqu’au bout.

Peut-on faire du militantisme, prétendre vouloir combattre un homme politique, un appareil, mener une pétition, sans en accepter les règles élémentaires du jeu démocratique ?

J’invite d’ailleurs les cinéphiles à revoir le chef d’œuvre de Jean Renoir à ce propos ; qui en dit long sur les mœurs et les petites lâchetés d’une époque qui n’a rien à envier à la nôtre.

 Enfin, tout ceci se termine par une belle occasion manquée. Celle de faire céder l’autocratie qu’incarne le couple du 133.

Triste journée en fait.

Et puis comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Christophe annonce sur son blog qu’il prend du recul, qu’il se tait quelques temps, afin de mettre de la distance entre lui et toute cette cacophonie d’humeur et de bile.

 Il a bien raison.

A l’observation, Il n’y a plus dans ce parti que des gens qui se détestent, qui s’étripent et qui avancent le visage masqué.

Masqué comme dans un carnaval.

JPB

 

11/11/2009

La Mémoire de nos pères

photo.jpgIsolé des autres images, un soldat  portant une fine moustache se dresse en uniforme. Il esquisse un pale sourire. Son regard est lointain.

A quoi pense-t-il ? Pris au piège d'une mort certaine, il livre son corps au photographe. Il va partir soldat. Il a déjà revêtu l'uniforme. Il doit rester statique pour éviter que la photo ne soit floue. Le portrait est convenu, officiel ; mais lorsqu'il sera au front, il fera des heureux. Ces proches parents en commanderont plusieurs tirages. Il ne peut s'empêcher de penser que c'est peut-être le dernier, si les boches le descendent.

Avec le temps, son corps s’est enveloppé d’un sarcophage sépia. Comme des millions d’autres, ce jeune homme a laissé pour seul témoignage de sa courte existence, cette carte postale photographiée au dos de laquelle ne figure aucun message. Empreinte dérisoire.

Il me revient en mémoire un de ces cimetières où s’élèvent de monstrueuses croix blanches anonymes, semblables les unes aux autres qui s’étalent à l’infini tout le long d’allées militaires, isolées des autres défunts, comme frappées par une honte sourde.

Je trouve parfaitement obscène d’avoir isolé ces dépouilles du reste des autres morts : on les assassine une seconde fois en leur ôtant toute identité,  en les arrachant à leur corpus familial.

Avec le temps, La photo est devenue pâle, s’est soustraite à la clarté. J’examine une dernière fois ce visage innocent. Il se mélange en une ronde sinistre à ceux de milliers d’autres visages oubliés qui gémissent dans le troublant silence de la mémoire de toutes nos guerres passées et à venir.

01/11/2009

Arthuis, Raffarin… Voilà donc les opposants pour Claude Askolovitch

ca.jpg"A force d’écrire des choses horribles, elles finissent par arriver", marmonnait Michel Simon, amateur de mimosas et auteur de polars dans un film sublime d’avant la guerre, Drôle de drame, signé Carné-Prévert. Nous y sommes toujours, dans un bijou de comique politique. A peine a-t-il vanté les vertus de la terre et de l’identité, Nicolas Sarkozy se fait rattraper par la droite terroir, qui ment rarement quand elle est en colère.

La révolte de Raffarin et de ses Jacques du Sénat est autrement plus sérieuse que l’épisode identitaire; on ne parle pas ici de terre symbolico-médiatique, utilisée dans un coup trop facile pour être sérieux (agiter la muleta tricolore pour pousser la gauche à la faute antipatriotique), mais des vraies villes et vrais villages de la vraie France, qui ont vraiment besoin de la vraie taxe professionnelle pour vivre, et ne se retrouvent pas dans cette réforme, trop vite bouclée, parce que le Président la voulait… Il voulait, le Président, et il n’aura pas, privé soudain de majorité?

Est-ce vexant d’être bloqué par Raffarin! Là encore, on peut se faire son cinoche, plus chez Prévert mais chez Audiard: le cave se rebiffe, qui n’en était pas un, sacré "Raff", trop vite négligé par un pouvoir qui ne connaissait que la vitesse, et Raffarin était si lent… Il y a de la revanche dans l’air, de la justice immanente, de la logique. Nicolas Sarkozy, devenu président pour faire valdinguer la vieille France, la retrouve face à lui; le Sénat devient haut lieu de la résistance contre ses accélérations. Les uns fustigeront l’alliance de réacs provinciaux et d’une gauche cynique contre un Président qui veut faire bouger les choses, et supprimer une taxe létale pour l’emploi; les autres salueront la vertu des sénateurs, qui seuls savent dire "non" au pouvoir, quand celui-ci s’oublie ou oublie les formes ou les usages.

Pas un hasard si un autre notable, Jean Arthuis, centriste de Mayenne et président de la commission des Finances du Sénat, joue les snipers de la droite, critiquant la promotion d’Henri Proglio, qui présidera EDF tout en conservant Veolia (une décision de Nicolas Sarkozy), dénonçant comme "inefficace et anxiogène" la multiplication des réformes annoncées (le style de Nicolas Sarkozy), et réclamant l’abrogation du bouclier fiscal (un fondamental de Nicolas Sarkozy). Arthuis, Raffarin… Voilà donc les opposants: pas la gauche, pas l’ambitieux Copé! Des grains de sable institutionnels, que nul n’attendait. Ce qui intrigue et fascine, chez Arthuis comme chez Raffarin, c’est le côté impavide de leur révolte, la conviction tranquille qu’ils ne risquent rien sinon de vaincre. Un jour, le bouclier fiscal tombera, assure Arthuis, quand Raffarin prétend remettre la réforme à l’endroit, donc à plus tard, évidemment…

Que tout cela arrive au moment où la justice convoque la fin du chiraquisme n’est qu’un hasard, mais tellement savoureux. On ne parle pas ici du fond de l’affaire mais de politique. Les emplois dits fictifs témoignaient d’un pouvoir chiraquien qui ne dérangeait personne, puisque nourrissant tout le monde… Pour Sarkozy, Chirac était l’anti-modèle, le président qui avait renoncé à changer la France, empêtré dans trop de compromis, trop de systèmes; lui, jurait-il, ne renoncerait jamais, ne s’autoriserait aucun répit, aucun compromis. A l’arrivée, le résultat est le même. Qu’importe la volonté si Raffarin a la clé du changement? Sarkozy est en panne, contraint par des résistances qu’il avait négligées, quand Chirac, sans doute, les anticipait trop.

 Claude Askolovitch, journaliste JDD

Stats Voguehaleine pour octobre 2009

stat102009.jpg

24/10/2009

La politique et la foi

dieu.jpgDans un pays laïc comme la France, il est souvent mal perçu qu’on révèle sa foi tout en militant pour un parti politique ou dans une association.

J’avoue m’être souvent posé la question. Croire en Dieu relève de l’intime et hormis celles et ceux qui me croisent à l’office religieux le dimanche matin, je réalise que peu de gens connaissent finalement mon attachement aux valeurs chrétiennes.

Lorsqu’on aborde le sujet, je ne ressens aucun tabou d’en parler. Mais si personne n’en parle autour de moi, ou si certaines vannes fussent contre la religion, les croyants et le Pape, je ne monte jamais au créneau pour exprimer ma désapprobation ou ma gêne. La plupart du temps, je ressens un grand moment de solitude sans être toutefois choqué.

Je suis habitué. Parce que dans le pays où je vis, ce positionnement anticlérical est monnaie courante ; il traverse la culture populaire. Les gens se méfient beaucoup du catholicisme. Moi-même je me sens plus attaché aux valeurs chrétiennes qu’au dogme proprement dit. Il y a des choses qui me plaisent et d’autres choses que je désapprouve : je l’exprime avec une grande liberté le cas échéant. Je fini par penser que ma vie spirituelle ne regarde que moi.

A force de fréquenter des militants, je perçois chez beaucoup d’entre eux, une  démarche sectaire, voire de rejet de tout ce qui n’est pas ou ne pense pas comme eux. Ce discours normatif est lié au vœu de fidélité au chef pour lequel ils se sont engagés. Ils écoutent sa parole et la relayent et ce double mécanisme corrobore leur démarche. Il y a un aspect messianique/laïc dans le combat politique.

Dès lors on ne peut pas occulter qu'il y ait beaucoup d'analogies avec la foi. En période de guerre et d'occupation, ceci devient manifeste : la patrie, la liberté, le sacrifice se substituent à Dieu.

Beaucoup de gens en politique - je parle de la base de ce qui constitue la chaire électorale du militantisme - sont finalement assez paumés et à la recherche d'une vérité qu'ils croient pouvoir trouver dans leur mouvement. Le phénomène s'accentue avec les partis extrémistes.

Je pense que la politique est la première rivale de la foi religieuse et en même temps son premier combustible.
Alors comment marier les deux ?

Il n'y a qu'en Italie où on ait pu faire cohabiter des idées politiques avec des convictions religieuses parce que le catholicisme est la première institution politique du pays reconnue et partagée par tous. Elle cimente la nation italienne comme la république cimente la nation française. Dès lors le mariage est possible.

Si nous entreprenions de créer un mouvement de ce genre ; nous serions taxés au mieux d'illuminer au pire de sectaire. Parce que nous laisserions passer un double message; où l'un annulerait l'autre.

En revanche, affirmer nos convictions chrétiennes autour de ce qui constitue nos valeurs est une démarche qui donne plus de sens à notre engagement politique.

Par exemple, je suis membre d’une association qui milite pour l'amitié entre les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans (Shalom, Paix, Salam) affirmant que le conflit au Proche-Orient, ne doit pas mettre à mal la fraternité et le "bien vivre ensemble"  entre nos différentes communautés. Les membres de cette association luttent donc pour que la paix et le respect de l'autre demeurent dans nos banlieues.

De la même manière, j’ai rejoins l’ACAT (action des chrétiens pour l'abolition de la torture) qui travaille en partenariat avec Amnesty International. C’est une association œcuménique de défense des droits de l’homme. Nous signons des pétitions pour exiger la libération de prisonniers, d’intellectuels ou de journalistes qui pourrissent dans les geôles de dictatures réelles et meurtrières. La semaine dernière fut consacré à l’abolition de la peine de mort pour les enfants. J’aurais pu m’engager à Amnesty International, mais j’ai préféré personnellement ajouter une dimension chrétienne à ma démarche.

Paradoxalement, si je m’affirme démocrate et croyant, mêlant ainsi  les deux vocables,  je suis en droit de penser que je prends le risque d’orienter ma réflexion politique, ou d’envoyer des messages subliminaux qui  « prêcheraient pour ma paroisse ». Mais je sais qu’il n’en est rien. Mes engagements associatifs montrent clairement que la chose religieuse me préoccupe, mais qu’elle fait partie de moi comme beaucoup d’autres valeurs et que mes actions, mes positions et mes soutiens sont mués, avant tout, par une démarche citoyenne.

Dans un même souci de transparence, il m’est important d’affirmer une foi chrétienne assumée et non taboue tout en évitant de la brandir comme un étendard, en préambule à celui ou celle qui serait tenté de me rejoindre !

Oui j'affirme être chrétien.  Ce qui pourrait me jouer des tours et laisser penser que les juifs ou les musulmans m'en tiendraient rigueur.

Or, en tant que conseiller municipal, je me rends compte que les communautés musulmanes sont plutôt bienveillantes à l'idée de voir un élu local aller à la messe le dimanche parce qu'ils perçoivent quelqu'un proche de leurs préoccupations. Sachant que le Coran est aussi un livre de droit civique et moral qui, contrairement à la bible, se propose de gérer le quotidien de tout musulman dans la Cité.
Avec les juifs, c'est encore plus naturel parce que nous partageons un livre en commun.
Les athées haussent les épaules ou se disent que ces valeurs me regardent pourvu que je prenne soin de ne pas les embarrasser avec cela.

Au fond, j’ai également conscience que m'affirmer chrétien est plutôt un avantage dans le courant de la famille politique dans laquelle je me suis positionné : c’est comme revendiquer, en filigrane, mon attachement aux valeurs humanistes et de partages.

Ce qui rassure un certain nombre d' électeurs potentiels qui se disent que je suis quelqu'un de modéré et qu'ils éviteront avec moi,  l' écueil  extrémiste (trop à gauche ou trop libéral).

C’est une causerie avec Michel qui m’a donné l’envie d’écrire cet article. Il se reconnaitra. Je l’en suis reconnaissant. Il m’a donné envie d’exprimer les choses clairement et pour ne plus avoir à y revenir.

JPB


22/10/2009

Ma réponse à Philippe Laurent

jpb.JPGCher Philippe,

Je sais le travail qui est le vôtre et celui notamment que vous fournissez au sein des instances que vous présidez. Je sais la somme de réflexions que vous apportez en temps que vice président du syndicat mixte de Paris Métropole au débat sur le "Grand Paris".

Vous admettez sur votre blog un certain mépris de Nicolas Sarkozy pour les propositions que lui soumettent votre association et de son désintérêt manifeste en générale, pour le dialogue et la concertation.

Vous menez bataille contre cette gouvernance aux aspects si singuliers. Pourtant, s’agissant du Grand Paris, vous savez tout comme moi que les décisions qui seront prises in fine, ne pourront faire l’objet d’aucunes critiques puisqu’elles se réaliseront dans un cadre parfaitement démocratique. Et pourtant vous faites entendre votre petite musique différente.

Vous avez sûrement lu l’excellent entretien donné par Jean Nouvel au journal Le Monde qui dénonce la façon dont s’organisent les décisions dans notre région, en observant que le projet de départ du Grand Paris a été vidé de toute sa substance pour en garder qu’un schéma de transport simpliste! 

Nicolas Sarkozy préfère prendre un certain nombre de décisions à la hussarde sans se soucier de la moindre concertation des élus. Cette façon toute particulière de faire de la politique s’observe à tous les niveaux et gageons que les parlementaires des deux assemblées qui sont aussi des élus de terrain accueilleront de façon assez glaciale la suppression de la taxe professionnelle, si elle se fait selon les modalités actuelles …mais c’est une autre histoire.  Mais enfin, j’ai cru comprendre que c’était cela, et rien d’autre que vous dénonciez fort justement.

Quel est votre sentiment sur les deux projets de décrets, visant la fusion de l’EPAD et de l’EPASA et l'extension du périmètre de l’OIN ?  N’avez-vous pas le sentiment qu’en imposant son fils à la tête de l’EPAD, Nicolas Sarkozy s’assure la main mise sur ce quartier d’affaire en verrouillant son extension, en centralisant un peu plus,  sans ce soucier là encore de l’opposition des trois communes directement concernées Courbevoie, Nanterre et Puteaux ?

Vous savez, cher Philippe, que j’ai rejoins assez récemment l’Alliance Centriste autour de  Jean Arthuis. Nous avons besoin dans les Hauts-de-Seine de personnalité qui affichent leur indépendance d’esprit et propose une alternative à la politique actuelle qui est menée. Je parle d’alternative et non pas d’alternance à bon escient.

Je  reçois un courrier électronique de la présidence collégiale du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine dont votre première adjointe fait partie,  qui invite ses militants à venir participer à la séance publique du 23 octobre afin de dénoncer « la courtisanerie des conseillers généraux des Hauts de Seine qui en dépit du bon sens vont élire Jean Sarkozy ». Comme ils ont de l’humour, ils demandent de venir costumés avec perruque.

Bien-sûr que Jean Sarkozy  a été élu démocratiquement au conseil général ; la question n’est pas là et vous le savez. Nous ne sommes pas de dangereux gauchistes qui remettons en question cet aspect là. Nous disons simplement qu’il est temps de dénoncer ce mode de gouvernance autoritaire qui  méprise les compétences premières des collectivités territoriales et dont beaucoup de personnalités de l’UMP apportent aussi leur voix dissonante pour en condamner le principe.

Nous avons besoin de façon impérieuse de nous sentir soutenu et d’avancer dans une certaine cohérence. Comme je connais votre indépendance d’esprit, votre soucis d’écoute, votre goût des autres qui vous met à distance convenable de celui que nous dénonçons, je ne peux m’imaginer un seul instant que vous cautionné tout ceci « off the record ». J’ai du mal à comprendre qu’au lieu de vous taire, vous alliez même jusqu’à vous vanter de voter pour ce jeune homme en concluant que pour le reste vous vous en lavez les mains.

Je suis donc en colère. Et pour paraphraser une postulante malheureuse à la présidence de la République, je pense qu’il y a des colères saines.

C’est la raison de mon papier de « petit blogueur » que je revendique  dont j’ai toutefois pris soin de ne pas reporter sur mon site d’élu municipal ni celui d’Alliance Centriste 92. Parce que le but recherché n’étant pas celui-ci. Et je vous soutiendrai dans votre circonscription s’il fallait vous soutenir.

Philippe Laurent, c’est parce que cette réaction vient de vous et non pas d’un autre qu’elle m’est à ce point douloureuse à entendre et à lire. C'est aussi simple que cela.

Jean-Pierre Bozzonne

 

19/10/2009

Qu'ils se démerdent !

sarkozy.jpgJe lis dans La version électronique du J.D.D. que les élus UMP et divers droite ont voté pour la candidature de Jean Sarkozy.

Deux réflexions me viennent à l’esprit

-          D’abord le bon mot du député PS Arnaud Montebourg : « une chèvre pourrait être élue avec l'investiture UMP à Neuilly ». Cela sous entend de la part de ce socialiste qu’ils sont tellement soumis et stupides qu’ils seraient prêts à mettre à la tête de n’importe quel organisme publique, n’importe qui. En l’espèce, nous y sommes.

 

-          Pendant la seconde guerre mondiale, il y avait les Lois anti-juives instaurées par le gouvernement de Vichy. Concrètement à partir du 27 septembre 1940, chaque préfecture établit, à la demande des autorités allemandes, un fichier des juifs en zone occupée. ...

Interrogé par ce qui fait plutôt rire la planète entière et les bananeraies de toutes les tropiques, le Maire de Sceaux Philippe Laurent, - celui-là même qui fustige le gouvernement à longueur d’articles dans son blog - croit s’en sortir par une pirouette un peu vulgaire : Il s étonne que l’on fasse "porter la responsabilité de cette histoire" aux trente conseillers généraux UMP-Nouveau Centre des Hauts-de-Seine: "On a voté pour le candidat de l’UMP que l’on nous a présenté, point barre. Pourquoi ne l’aurait-on pas fait? Maintenant, que l’Etat se démerde avec toute cette histoire…"

Bah oui finalement, il a raison. On lui aurait présenté une chèvre, il aurait sans doute voté pour elle.

Mais je me demande qu’elle ait été sa réaction si on avait arrêté 5000 Juifs comme cela fut le cas le 14 mai 1941. Se serait-il mis hors la Loi ou bien aurait-il claironné :  "on a voté pour une Loi qu’on nous a demandé de valider, maintenant qu’ils se démerdent !"

La question vaut la peine d’être posée, non ?

 

13/10/2009

Gavé par toute cette histoire

jean sarkozy.jpgLa campagne contre le fils de Nicolas Sarkozy montre à quel point toutes les oppositions cherchent à faire parler d’elles pourvu qu’elles ne parlent et ni ne fassent de la politique.

N’y-a-t-il pas des enjeux et des combats plus importants à mener que d’alimenter ce buzz qui chasse celui de Frédéric Mitterrand et qui sera remplacé, illico par un autre dans une ou deux semaines ?

Je me demande quelle est la vraie victime et quelle est l'intérêt de celles et ceux qui la mette en scène ?

Je ne sais pas ce que vaut ce Jean Sarkozy et n’ai aucune complaisance ni larmoiement pour ce qui lui arrive. Je serais prêt à parier que son père est en train de faire l’exact inverse de ce qu’il devrait faire, s’il souhaitait vraiment que son fils ait une chance de pérenniser une quelconque carrière politique. Je pense qu’une fois sorti de son mandat présidentiel, son fiston se fera lyncher en règle rien que pour l’exemple. Mais c’est une autre histoire.

Enfin, le microcosme politique local et régional fourmille de ce genre de petit arrangement entre amis. D’Hervé Marseille aux époux Balkani, chacun s’arrange dans son fief.

Nous avons de vrais combats politiques à mener autrement plus important que d'entrer dans ces histoires de pistonnages qui ne font pas honneur à la démocratie ni à la France et qui ont tout à voir avec les républiques bananières. Une fois que cela est dit, il faut savoir passer à autre chose.

JPB

06/10/2009

VOGUEHALEINE pour la seule envie de blogger.

VOGUEHALEINE va prendre quelques distances avec le militantisme politique.

Monchatenay.com et le  blog de l’Alliance Centriste des Hauts-de-Seine que j’anime ; resteront mes deux outils qui me permettront d’exprimer mon engagement politique.

L’autre côté de ma vie, s’exprimera de nouveau sur Voguehaleine qui reprendra sa fonction première : Me redonner l’envie de blogger, retrouver l’envie d’écrire sur des choses plus intimistes ; sur  tout et n’importe quoi.  Parler de littérature par exemple, de peinture, de danse et de culture en général.

Je voudrais profiter de ce blog pour parler d’art contemporain que les français connaissent mal ; si ce n’est par quelques préjugés tenaces qui se colportent lors des diners en ville.

Aujourd’hui je vous propose un travail réalisé par de jeunes artistes contemporains espagnols  dont le fer de lance médiatique est leur excellent site Multitouch Barcelona.com qui vous invite à découvrir leurs différents travaux.

Ils présentent ici leur dernière réflexion sur les IHM (Interface Hommes Machine) en incorporant l’être humain à l’intérieur d’une interface loufoque qui provoque une rencontre incongrue entre l’humain et la machine ; dans un espace confiné à deux dimensions où les frontières sont poreuses.

C’est une mise en abîme de la technologie. Lorsque la machine humaine devient l’outil et l’objet de son propre fantasme.

J’aime beaucoup. On réfléchit sur un mode poétique affirmé.

23/09/2009

Les travailleurs dans l'ombre

Philippe.jpgIl y a des élus municipaux qui font bien leur travail, consciencieusement et avec minutie.
Ils sont aussi discrets. On ne les voit pas trop faire des effets de manches. Ils sont des rouages essentiels de la démocratie locale.


Je pense sincèrement que l’échelon local est le niveau le plus démocratique qu’il soit dans le millefeuille incroyable des maillages administratifs déployés par l’Etat. Je souhaite qu’aucune Loi ne vienne un jour remettre en cause ce système-ci.


Comme dans la description que je vient de réaliser, je voulais rendre un petit hommage à Philippe Tastes qui incarne ces valeurs là.

Nos parcours se sont un peu écartés ces derniers temps, mais je pense souvent à lui.
C’est un garçon fiable, sain, sur lequel on peut compter. Une épaule sur laquelle on s’appuie.

Philippe Laurent a beaucoup de chance de le compter parmi son équipe.

Outre ses qualités professionnelles et d'élu, Il incarne aussi le bon copain sensible. Celui qu’on peut réveiller à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, toujours prêt à vous venir en aide.


Philippe a beaucoup de qualités, mais il y en a une à mes yeux qui est essentielle et aide à comprendre son fonctionnement : Il aime avant toute chose voir et rendre les gens heureux autour de lui.


Je tenais à lui dire que même si on ce voyait un petit peu moins ces temps-ci, je pensais à lui et l’embrassais affectueusement.

JPB

11/09/2009

Qui m'aime, me suive..

vinci.jpgY a-t-il possibilité à faire de la politique autrement ?

 

Que signifie une telle phrase ?

Si elle vaut d’être posée, il est plus intéressant de commencer à apporter concrètement une réponse. Montrer l’exemple au travers d'idées, de réflexions, et d'approches différentes qui donneraient le sentiment à l’interlocuteur qu’une démarche intellectuelle innovante est proposée comme l’amorce d’une réponse à la question.

 

Se poser la question et seulement se la poser est un peu comme se dire que tout va mal sans apporter de solution, sans démontrer comment cela pourrait aller mieux.

 

Pourtant, cette éthique commence pour soi-même : dans sa famille, sur son lieu de travail et dans la citée pour toutes celles et ceux qui ont des mandats d'élus et qui peuvent apporter des propositions innovantes. On est toujours au cœur d’une entreprise politique.

 

Les choses avancent lorsque les mentalités changent. Les mentalités évoluent souvent à la faveur d’innovations technologiques ou de découvertes scientifiques qui bouleversent la société. Les structures mentales s’adaptent et le rapport au monde est transformé.

 

« Y a-t-il une possibilité de faire de la politique autrement ? » Beaucoup de mes amis se questionnent à ce sujet comme pour s’excuser d’être à un emplacement de l’échiquier politique qui ne les satisfait pas.

A moins que ce constat, sous la plume de certains, résonne comme le préambule à se lancer en politique.

Autrement dit cela équivaudrait à affirmer : « j’arrive, je vais créer un nouveau parti, et vous allez voir ce que vous allez voir».

Et là, on est dans tout autre chose.

 

JPB

02/09/2009

Retour sur un éloge panégyrique de Jean Eric à mon adresse.

AG.jpg

 L’exercice consistant à répondre à ton dernier post où il est question vaguement de moi,  n’est pas chose aisée !

D’abord parce que s’agissant de moi et lisant des choses si  amicales et bienveillantes à mon adresse, cela me demande, si ce n’est un effort particulier, tout  au moins une réponse d’une tournure inhabituelle à ce que j’écris régulièrement.

 

En préambule; je dirais  que tu démontres magistralement que l’amitié existe en politique. On s’est souvent inquiété de l’affection que je te portais à des moments où la simple évocation du nom de Jean Eric Branaa, jetais la suspicion la plus vorace et le malaise vagale sur les âmes les plus sensibles.

On trouvait bien étrange que je puisse porter de l’intérêt à quelqu’un qui incarnait à lui seul, l’empêcheur de tourner en rond.

Quelles ne furent pas mes difficultés et les circonvolutions gestuelles auxquelles je du me soumettre pour expliquer que « oui » je soutenais Antoine Dupin et que « non » je ne voulais pas dire du mal de toi.

 

Le seul qui ne m’ait jamais trop ennuyé avec cela et qui conserva  une pleine confiance en moi, fut Antoine Dupin lui-même : rendons à César ce qui lui appartient.

 

Je me souviens particulièrement de notre première rencontre au Centre Ville du Plessis-Robinson où je moquais ton sourire si particulier et exigeais une quantité de réponses à des questions qui n’avaient finalement que très peu à voir avec l’objet de cette première visite.

 

C’était déjà toi, le cartésien-chef-de-bande, tentant d’approcher l’elliptique lacanien. Nous sortîmes épuisés de ce match nul où nous nous étions séduits mutuellement avec des armes différentes mais avec en commun, l’authentique goût que nous partagions pour les autres.

 

J’étais sûr d’entendre très vite reparler de toi et te promettais un avenir politique assuré.

C’était paradoxalement les postures qui t’apportaient le plus d’ennemis que j’appréciais le mieux chez toi : Cette culture américaine qui  valorise celles et ceux qui ont de l’ambition et le font savoir, au détriment des suivistes-ventres-mous.

 

Oui, tu incarnais l’homme pressé et tu voulais que cela se sache. On jalouse souvent ce qu’on aimerait être soi-même.

 

Par fonctionnement personnel plus que par conviction, je procède à l’inverse. J’économise mes mouvements et il me faut une connaissance parfaite du terrain avant de faire le premier pas. Mais je peux affirmer qu’une fois que j’ai choisi d’avancer sur un sol, j’en connais parfaitement le relief et possède quelques coups d’avance sur mes adversaires qui m’aident à éviter les obstacles.

 

Et ceci nous amène au fond du débat : Mon départ. Que tu mets sur le compte dont je ne sais quel humeur; comme si finalement, une certaine forme d’affectivité aveugle avait guidée ma décision.

 

Tu l’as rappelé dans le détail, je pense avoir été exemplaire dans l’action militante. Si je fais la synthèse de ces quelques années passées au MODEM, je crois qu’une certaine forme de fidélité a guidée ma démarche.

Je n’ai pas trop aimé le passage des élections départementales. Surtout à cause de ce qui s’est passé par la suite.

Au fond c’est à ce moment là que j’ai commencé à me demander de quelle nature si particulière était faite toutes celles et ceux qui m’entouraient et à quel carburant ils fonctionnaient tous?

 

La créature bayrouïste née quelque part entre Seignosse et Villepinte est singulière. Elle est redresseuse de tord, souvent donneuse de leçons, pense détenir je ne sais quelle vérité, pérore continuellement sur les uns et les autres. Tu me diras que tout ceci est inscrit dans la nature humaine et n’est pas l’apanage de ce mouvement.

Oui. Mais n’oublions pas que se voulant exemplaire et promoteur d’un discours différent, il est attendu au tournant plus qu’un autre.

 

La campagne des européennes a été épuisante et m’a définitivement convaincu que les dirigeants qui conduisaient ce mouvement avaient les mêmes carences que ceux d’en face qu’ils dénonçaient.

S’il survit, le MODEM sera un petit parti d’appoint, un petit parti d’alliances contraintes et forcées pour assurer la rémunération de ses quelques cadres.

Rien de très original n’en sortira de telle sorte que ses militants seront de moins en moins nombreux et qu’il finira sur les rives ou les ressacs des conjectures de soir de premier tour.

 

Mon désintérêt du MODEM s’est définitivement fixé lorsque j’ai réalisé la médiocrité de son dirigeant.

La fameuse phrase de Cohn-Bendit que je considère pour ma part sonnant comme  une prophétie : «Tu ne seras jamais président, tu es trop minable ». Jeté à sa barbe, dans un débat télévisuel qui avait tout de l’objet de foire et très peu de l’échange d’idées.

 

Je ne reprendrais pas à mon compte le second postulat que je trouve aussi redoutable que lâche de la part du « trop-médiatique-pour-être-honnête » candidat écologiste.

Non, François Bayrou n’est pas minable, il est simplement à côté de la plaque. Et ceci depuis le début.

Il a les défauts de ses qualités qui l’empêcheront très certainement, s’ils ne les gomment pas, de parvenir à ses fins présidentielles.

Il est obtus, suspicieux, peu amène à offrir sa confiance aux autres; un poil égocentrique.

Je me souviens d’une anecdote le concernant. Il arrive chez des amis dans le Sud de la France. Il faisait très chaud. Il entrevoit de loin une piscine. Sans se poser la moindre question, il saute et se trouve à deux doigts de se fracasser le crâne deux mètres plus bas : la piscine était vide !

 

Trop d’assurance en soi porte à une certaine cécité si on n’y prend garde.

 

Démocrate je le suis comme la plupart des courants politique républicains en France. L’adjectif démocrate ne doit pas être pris en otage par une minorité. C’est absurde. Outre le parti de Marine Le Pen et de M’Bala M’Bala ; nous avons tous en commun le désir du bien vivre ensemble et pouvons nous affirmer démocrates.

 

L’Alliance Centriste et Jean Arthuis me vont très bien. Je n’y suis pas allé par dépit.

J’ai rejoint l’homme et son mouvement pour transformer l’essai. C’est une continuité logique dans mon parcours politique. Il me semble que là-bas, on va à l’essentiel, tout y est structuré et en ordre de marche. Prêt à servir les idées qu’on défend.

 

Jean Arthuis  a d’abord créé un maillage associatif pour rassembler les centristes de tout bord qui était perdu dans les mécanismes de rejet et les  factions.

Et puis il s’est aperçu que l’outil mis en place était limité et n’arriverait pas à relancer la machine à lui seul. C’est la raison pour laquelle il a créé ce parti.

 

Je n’ai ni honte des gens qui incarnent ce mouvement, à ce jour ; ni honte de la filiation historique qu’ils évoquent.

Des gens très compétents viennent de cette UDF là qui n’est ni déshonorante, ni méprisable.

On leur doit au passage des « trente glorieuses », une certaine prospérité sociale et économique, le respect des syndicats et des avancées sociétales importantes.

Ils réalisaient un score  de 20% à chaque élection. Ils ont toujours eu un goût pour la rigueur économique, sont des européistes convaincus  et sont des socio-démocrates de tout temps qui savent utiliser au mieux l’entreprise libéral.

Ils ont toujours eu à cœur de préserver ce fameux modèle économique français.

Je pourrais facilement trouver quelques icônes qui incarnent parfaitement ce que je viens d’énumérer. Point trop n’en faut. Chacun d’entre nous à en tête, les meilleurs d’entre eux qui ont fait la prospérité de notre pays tout en conservant le modèle de redistribution qui fait la spécificité française.

 

Aujourd’hui j’ai acquis la conviction que beaucoup d’autres du MODEM ou d’ailleurs, vont se joindre à moi, dans ma démarche.

Avoir une longueur d’avance sur les choses et les autres m’est familier.

 

Jean-Eric,  merci pour ce joli article.

A mon tour de te proférer quelques conseils amicaux.

Laissent passer ces régionales et tu y verras plus clair. Concentre-toi sur ta mairie où tu incarnes une opposition pugnace et jubilatoire. Creuse ton sillon sans te soucier du sort des autres. Cultive ton terrain.

Et gardes en tête les statues d’Alberto Giacometti où les hommes marchent inlassablement à la recherche d’un eldorado improbable alors que les femmes sont debout, statiques, les yeux fixés vers l’horizon.

Elles sont à l’évidence les plus fortes. Elles attendent et observent.

Voilà pourquoi les femmes sont si bonnes en politique lorsqu’elles peuvent s’y consacrer pleinement. Elles préfigurent l’avenir d’une autre humanité.

 

Je pense à madame Simone Veil que j’avais cru un peu « affaiblie » lorsqu’elle affirmait sur François Bayrou des choses que je refusais d’entendre.

Là encore, elle avait vu juste et je me ralliais finalement à son opinion première.

 

En ce qui me concerne, rien n’est laissé au hasard dans ma démarche. Et surtout pas je ne sais quelques sentiments d’amertume qui encombreraient ma pauvre tête.

 

Comme je te l’ai dit et comme nous le pensons l’un comme l’autre, j'ai la conviction qu’il ne faut pas avoir honte de ses ambitions. C’est plutôt bon signe que de vouloir entreprendre. 

 

En ce qui me concerne, j’ai décidé d’être actif, dans ma région, dans mon département, ma communauté d’agglomération et ma ville.

Je me mets à la disposition de toutes celles et ceux qui me trouveront des compétences pour faire avancer les choses.

 

Je ne veux pas de gens qui discutent sur comment faire de la politique autrement. Je veux des gens qui soient capable de montrer comment sur un problème pratique, une politique différente peut-être menée. Quelles leçons tirer du passé, sur tel ou tel problème et essayer avec le principe de réalité qui doit conditionner toute notre réflexion, de rendre perfectible un aspect concret de la vie sociale ou économique de nos concitoyens. Et si d’un tour de table émerge ne serait-ce qu’une idée, et bien nous pourrons dire que nous sommes parvenus à faire avancer les choses.

 

Pour cela il faut des convictions politiques. Il faut une adéquation entre ses convictions politiques et les moyens de les réaliser.

Amicalement,

 

 

JPB

 

Je réponds à l'article du 1er septembre 2009, paru sur le blog de Jean-Eric Branaa.

 http://branaa.free.fr/?p=309

 

27/08/2009

Exigez plus que la lumière....

lumière.jpgMon grand frère de cœur balance sur son blog ce que je savais déjà depuis quelques semaines mais que je m’interdisais d’écrire, n’appartement plus au MODEM et ne voulant pas m’ingérer dans des histoires qui ne sont plus les miennes.

 

Bon alors allons-y pour un ticket Huchon-Sarnez !!

 

Vous voyez les amis, vous tous qui m’avez tant reproché de claquer la porte et de dire avec franchise pourquoi et avec qui j’allais aller, en toute clarté, en toute lumière....

 

Et bien, cet après-midi, après les révélations de Christophe ;  je me sens personnellement plus propre qu'eux et un tout  petit moins cocu que vous.

 

Courage, parce qu’il va falloir en trouver.

 

JPB

22/08/2009

Je n'aime pas les Ecolos.

mes potes.jpgJ’étais plein de bonne volonté, je voulais écrire un article sur l’université des Ecologistes (on ne dit plus les Verts) réunis à Nîmes.

Comme le mouvement écologique à le vent en poupe, je m’étais dit qu’il était assez normal de traquer la petite phrase, s’amuser des possibles rapprochements et rabibochages politiques, moquer le visage faussement bonhomme de José Bové et replacer l’anecdote du McDonald's de Millau qu’il avait attaqué, en 1999. Et puis, Il y aurait certainement matière à parler aussi du MODEM.

Je me suis acharné sur la feuille électronique, j'ai multiplié les phrases creuses, "sujet verbe, compléments". En vain, je n’y suis pas arrivé.

A la vérité, le mouvement écologique m’ennuie profondément.

Ce ramassis  d’anciens gauchistes, de soixante-huitards sur le retour, de bourgeois sexagénaires  pas si bohèmes que cela et d’adolescents (très) attardés me fatiguent. Je me suis toujours demandé à quoi servait ce parti dans l’échiquier politique ? Et malgré que ma planète soit en danger et que ma conscience écologique personnelle soit profonde, Dominique Voynet, Dany Cohn-Bendit et José Bové ne me font pas rêver. Et pour tout dire, j’apprécie vraiment de très loin Noël Mamère.

Du reste, les parisiens ont entrevu le dogmatisme de ce parti, l’idéologie poussée à son paroxysme, administrant la capitale à coup de couloirs de bus absurdes.

Sont-ils de droite, de gauche, au centre ? Je n’en sais rien et je m’en fou.

Quant à Nicolas Hulot qui invite toutes celles et ceux qui veulent le rejoindre à fermer les robinets et à éteindre les lumières ; maîtrise tous les rouages de la communication.  Ce qui à mon avis, l’éloigne beaucoup d’un prosélytisme qu’il voudrait incarner. Cet homme de conviction à l’intelligence vive, possède un réseau de people solide auquel il n’a pas peur de faire appel  lorsque cela lui est nécessaire.

Je me souviens qu’à l’occasion de la sortie de son livre, Pacte pour l’écologie, il tînt un meeting au Press Club de France. J’y étais allé autant par désespoir que par ironie. Il y avait  toutes les paillettes du showbiz. On pouvait, entre deux petits-fours, bousculer Florent Pagny, Matthieu Kassovitz, Pascal Obispo, Julien Clerc, Luc Besson, bref que des gens pour la plupart convaincus par le sort de la planète.

Stéphane Colineau, Chef de la rédaction France de 20 minutes avait écrit  dans son blog « on ne peut s’empêcher de sourire devant tant de paillettes au mètre carré sur un sujet pareil. Et on ne peut s’empêcher aussi de se poser cette terrible question, qu’hélas je me suis posé trop tard, ratant au passage le fameux scoop : dans quel genre de véhicules ces people vont-ils quitter l’endroit ? En vélos électriques, en rames de métro ?

Ca m'étonnerait fort. Je suis à peu près sûr qu'il y avait de superbes photos à faire de vedettes qui venaient de plaider la cause écolo remontant dans leurs puissantes voitures. Le plus gros apologiste de France du « roulez-vite dans des bagnoles puissantes -  J’ai nommé Luc Besson, producteur de la série des « Taxis » - n'était-il pas dans la salle? Je me demande bien ce qu'il avait dans la tête quand Hulot a attaqué durement "les constructeurs automobiles qui continuent de fabriquer des voitures toujours plus puissantes".

Voilà. Les Ecologistes vont réitérer les paillettes sur le terrain politique et il y a fort à parier que le casting des régionales sera très, très  people.

JPB

 

29/07/2009

Brève de comptoir

Cap21 Corinne.jpg

Corinne Lepage se félicite de la taxe carbone proposée par Michel Rocard.

Taxer l’énergie, une recette aussi vieille que la République !

 

N’avez-vous pas déjà le sentiment qu’on surtaxe l’ essence à la pompe ?

Taxer le carburant, en voilà une idée qu'elle est bonne !

 

Comme c’est Corinne Lepage qui dit que c’est bien, on voit beaucoup de « démocrates » s’en féliciter.

Et les voici le pouce levé sur le réseau social Facebook  contents et admiratifs béats  pour relayer la riche idée que voilà  et se féliciter d'une nouvelle taxe !

 

C'est la manière la plus vieille qui soit en France de faire de la politique !
Gouverner en créant des impôts, n'importe quel crétin sera le faire !
Où se trouve l'originalité politique là-dedans ?


"Une taxe de plus pour les plus pauvres, ceux qui ont des vieilles voitures et doivent faire des déplacements quotidiens de la campagne vers la ville pour se rendre au travail, ceux qui n'ont les moyens ni d'isoler leur maison, ni de changer la chaudière au fioul dont on ne sait plus l'âge !"

 

L’ex-Jupette devrait prendre quelques vacances et mes amis du MODEM avec elle !

 

24/07/2009

Les petites mesquineries d'AGORAVOX

Carlo Revelli.jpgEn cette période estivale, j’ai reçu un mail laconique d’AGORAVOX lundi matin m'écrivant ceci :

Conformément aux conditions de publication d'AGORAVOX, nous nous sommes permis de reprendre un billet issu de votre blog. Le comité de rédaction l'a en effet trouvé très intéressant et l'a publié à l'adresse N'hésitez pas à nous contacter si pour une raison particulière, vous ne souhaitez pas garder en ligne sur notre site cet article.:http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/le-figaro-prefere-parler-pognon-59183

Au tout début, je me rappelle avoir été très enthousiasmé par l’idée de Carlo Revelli de lancer AGORAVOX en 2005. J’aurais parié beaucoup sur cette nouvelle forme de journalisme citoyen. J’y percevais comme un moyen révolutionnaire de s’approprier la parole  par le tout un chacun, en brisant une certaine connivence qui existe entre les journalistes patentés et le pouvoir. Carlo est brillant, charismatique et séducteur.

Je me suis lancé en 2006 dans cette aventure et j’ai commencé à publier quelques articles. Nous étions beaucoup moins nombreux qu’aujourd’hui et j’ai découvertes de belles personnalités attachantes comme Manuel Atreide, Tristan Mendès-France et quelques autres.

Puis des institutionnels se sont invités dans les colonnes magiques. Que ne fut pas ma surprise de voir arriver un jour, Jean-Michel Apathie dont les articles étaient toujours publiés et qui s’offrait un lien avec le  blog de sa station où on retrouvait le même contenu.

Il y avait, je m’en souviens des modérateurs (dont Manuel faisait parti) qui étaient là, essentiellement pour valider ou non le contenu de nos articles.  Demian West, pestait beaucoup contre cet arbitraire qui tenait lieu d’arbitrage à ses articles politiquement incorrects mais de qualité exceptionnelle.

C’est là que j’ai commencé à ne plus prendre aucun plaisir à me torturer  les méninges pour qu’un article passe, dès lors que nous étions soumis à des règles du jeu restées floues. Revelli n’avait jamais expliqué clairement sa politique éditoriale. Mais en avait-il une ?

En revanche, les réflexions  manuscrites des V.I.P.  qui  grossissaient chaque jour le nombre des « rédacteurs », comme l’avocat Philippe Bilger, même lorsque ce dernier écrivait des articles de médiocres qualités, étaient éditées  à coup sûr.

Carlo Revelli avait même évoqué un temps, de rémunérer  ses journalistes citoyens qui remplissaient le contenu de son portail qu’il ne se gênait pas de  monnayer aux  publicitaires. Mais Ceci resta lettre morte comme le reste.

Des modérateurs pour nos articles, mais aucun en ce qui concerne les commentaires injurieux d’internautes qui venaient s’abattre sur notre petite dissertation, à peine, cette dernière publiée : des inconnus qui vous laissaient des tonnes d’injures dans un premier temps, avant de s’invectiver entre eux pendant des jours entiers. Ce qui avait pour conséquence de pourrir votre boîte à lettre qui accusait réception de chaque nouveau commentaire laissé.

Enfin, il suffisait d’ouvrir un compte à un néonazi, un raciste ou a n’importe qu’elle organisation  voulant se faire de la publicité, pour se retrouver  au milieu de faux commentaires et de vrais spams, essaimés dans cette belle pagaille éditoriale.

J’ai pensé qu'il sagissait d'erreurs de jeunesse. Mais force est de constater, qu’aujourd’hui encore, les méthodes de Carlo Revelli sont restées identiques.

Mon article vient d’être publié sur son torchon électronique sans mon assentiment de principe (je ne me souviens pas d’avoir signé quoi que ce soit, à  ce sujet).

J’éviterai d’aller voir ce qu’il en est de l’indice de satisfaction qui gratifie ou rejette d’un vote unique le contenu de ma publication. Je vire de ma boîte mails, sans les lire, les commentaires entrants.

Et je conseille à chacun d’aller lire ce qui se passe sur Rue 89 qui a renvoyé  le portail d’AGORAVOX à des années lumières de ce qui se fait de bien, de pertinent et d’intelligent en matière de journalisme citoyen.

 JPB 

  crédit photo : Carlo revelli, hier à Paris. Photo Frédéric Stucin. M.Y.O.P

19/07/2009

Fin de week-end.

DSCF3338.JPGJuste un petit poste pour dire que l’été est là.

Du soleil et de l’air plus fais étaient hier au rendez-vous, à Paris. Le séminaire de travail que nous avons suivi au Sénat, salle Clémenceau a été studieux et s’est passé dans un esprit serein.

Le groupe centriste se reconstitue peu à peu. Souhaitons que les troupes soient en ordre de marche en mars 2010. Tout le monde y gagnera en efficacité.

Nous avons deux vices Présidents et consolidons notre représentation camérale.

Muguette Dini a pris la tête de la commission des affaires sociales en remplacement de Nicolas About. Elle est la première femme présidente d’une commission permanente au Sénat depuis le début de la Ve République. Une nomination qui salue l’action menée par la sénatrice centriste du Rhône en faveur de la parité en politique.

Pour ce qui concerne Alliance Centriste, tous mes propos concernant l’épisode des régionales seront postés sur mon blog d’élu local. Pour ceux que cela intéresse, j’ai mis en ligne un compte rendu du séminaire de travail d'hier.

Je parlerai d’autre chose sur mon blog perso. Promis.

Je ne sais pas où en sont vos réflexions. Je continue à suivre les débats qui animent les militants du Modem.

Ce que j’aimerais simplement vous dire est qu’il y a actuellement plus d’entente, de complicité et de concertation entre les différentes composantes du Centre au Sénat qu’entre Manuel Valls et Martine Aubry.

Quelque soit la façon dont vous ressentiez les choses dans votre salon, sachez prendre du recul sur les gens et les choses.

Michel Mercier a invité tous ses amis sénateurs centristes à diner chez lui pour fêter entre autre sa nomination. Ils ont répondu tous présent, très heureux de se retrouver autour d'un diner, dans un bon esprit.

Il y en avait qui allaient voter la loi Hadopi II, tandis que d’autres se positionnaient contre, mais c’étaient des convictions personnelles qui animaient leur vote.

Ne  vous faites pas trop de mal dans des cures idéologiques sans fin, car la réalité est beaucoup plus simple et bien plus pragmatique.

Jean Arthuis a diné avec François Bayrou en décembre et ils se sont revus à Versailles l’autre semaine où ils ont pris un peu de temps pour discuter ensemble. Ils ont parlé de l’abandon de la taxe professionnelle  et de la recette fiscale à trouver en substitution des 7 milliards d’euros qui entreront en moins dans les caisses de l’état. L’un était plutôt favorable à une augmentation substantielle de la TVA, tandis que l’autre pas.

François Bayrou croit toujours en ses chances de devenir président de la République, tandis que Jean Arthuis ne veut même pas entendre parler d’un portefeuille ministériel, souhaitant honnêtement rassembler l’ensemble des centristes à nouveau.

Il explique en off que sa plus grande difficulté du moment sont les Nouveaux Centres qui se sont installés dans le discours gouvernemental et le confort de leur nouvelle situation d’élu. Dur de les ramener à une plus grande solidarité de fait.

Au passage, chacun d’entre eux tombent d’accord sur le non cumul des mandats et appellent de leurs vœux, à plus de justice, à une économie sociale et durable .

Vous n’êtes pas forcé de me croire. Mais c’est pourtant la réalité la plus simple qu’il soit.

JPB

16/07/2009

Le Grand Paris, les projets vont bon train.

grand paris 02.jpgLe Président voulait aller vite mais la complexité du projet l’en empêche.

Seule information qui filtre : les membres du Conseil Régional et du Grand Paris pourraient être élus en même temps grâce aux élections régionales, les têtes de liste iraient à la région et les autres,  au Grand Paris.

Nicolas Sarkozy l’a dit et répété, il veut aller vite. Cela me rappelle le Maire de Paris qui voulait qu’à la fin de sa  première mandature, les Parisiens puissent constater que le tramway étaient sur ses rails et que des vélos gratuits étaient à leur disposition.

Un premier texte pourrait donc être présenté en Conseil des Ministres fin juillet, dans lequel sera scellée la carte des intercommunalités en 2011.

Pourtant, la bataille sera difficile et fera grincer des dents. Il faudra régler la fusion des élus départementaux et régionaux, la répartition des compétences entre les collectivités, la suppression de la Taxe professionnelle et la vive polémique qui entoure la réflexion autour de la taxe carbone. Autant de dossiers que le Chef de l’Etat compte bien prendre seul, à l’écart des élus.  

grand paris 01.jpgParis Métropole, cette association d’élus regroupant 92 communes, s’est réunie le 8 juillet dans la quasi-indifférence pour aborder le sujet des transports. On peut se demander qu’elle légitimé à ce syndicat alors que le Conseil d’Administration du STIF et que Nicolas Sarkozy avaient de leur côté, dès le 30 juin, annoncé les grandes lignes du projet ?

C’est Philippe Dallier, le Sénateur UMP fut l'un des premiers à avoir rendu public début 2008,  un rapport au nom du Sénat, qui proposait de créer un Grand Paris sous forme de collectivités locales de plein exercice qui consacreraient la fusion des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine Saint Denis et du  Val de Marne. Pour constituer à terme, une nouvelle collectivité locale qui aurait pour but de porter des compétences élargies, afin de répartir  la richesse fiscale produite dans ce périmètre. Pour financer les politiques sociales, la politique de la ville, être plus efficace en matière de logements, en matière de transports, en matière de sécurité. L’idée étant  de se doter des outils de décisions politiques pour être plus efficace sur ces grands problèmes.

Les élections régionales porteront aussi sur cet enjeu là. Il faudra donc que tous les démocrates conservent une vigilance accrue et soient sources de propositions afin d’entrer dans un débat dont les choix transformeront la Région et détermineront les compétences politiques des élus pour les trente ans à venir.

 Source Le Figaro.

JPB

14/07/2009

Orelsan un pseudo rappeur qui prône la violence sur les femmes

 

orelsan_246.jpgChiffres trouvés sur le site du ministère de la famille :

-Les violences conjugales

  • En 2007, 166 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint
  • 410 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d’un conjoint ou ex-conjoint en 2005 ou 2006
  • L’estimation du coût des violences au sein du couple est d’au moins 1 Md d’euros

- Les violences au travail

  • 17% des femmes (1 femme sur 6) se plaignent de pressions psychologiques au travail, 8,5% d’agressions verbales.
  • 2 % des femmes dénoncent des agressions (attouchements, tentatives de viol et viol) et du harcèlement d’ordre sexuel (avances, attouchements, exhibitionnisme…).

- Les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés

  • 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l’être.
  • 70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de mariage forcé en IDF et dans six départements à forte population immigrée, Nord, Oise, Seine-Maritime, Eure, Rhône, Bouches-du-Rhône (estimation du GAMS, Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles)

- Les viols, les agressions sexuelles

  • 260 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles hors ménage en 2005 ou 2006,

Sous prétexte de largeur d'esprit, peut-on laisser passer au Printemps de Bourges un rappeur qui exprime ce genre de messages ?

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13/07/2009

Retour sur un article devenu encombrant

interview image2.jpg

09/07/2009

Ma nouvelle vie politique

 

JP sénat groupe centriste.jpgIl va falloir vous y faire. En toute transparence, j’ai expliqué les raisons qui m'ont amenées à rejoindre l’Alliance Centriste de Jean Arthuis.

Le 18 juillet 2009, un séminaire de travail nous conviera au Sénat où nous préparerons les élections régionales de 2010.

Au programme

• Les réformes des collectivités territoriales en 2014 : quelles orientations ?
• Comment nos concitoyens perçoivent-ils la région et quelles sont leurs attentes ?
  La région : quelles compétences, quel budget, quelle fiscalité ?

Nous serons en mesure de montrer notre capacité à mener des débats de fond, être force de propositions, construire un véritable projet politique qui rassemble la famille Centriste.

Il faudrait arrêter cette hypocrisie qui consiste à laisser croire que Modem ou Alliance Centriste seraient dirigés par des présidents opposés entre eux. Chacun veut peser dans la vie politique de façon différente. Je suis content lorsque des gens montrent des ambitions qu'ils assument et dont ils ont quelques dispositions à pouvoir exercer le cas échéant.

 Il n’y a qu’à observer comment le groupe Centriste du Sénat, composer en grande partie de MODEM, de N.C. et d’Alliance Centriste a voté unanimement le projet de la Loi Hadopi II.  Je sais, ça fait mal, cela ne fera certainement pas plaisir à quelques uns d’entre vous, mais c’est pourtant la réalité.

Je me battrai toujours pour ma part contre l’enfumage permanent de certains hommes politiques qui pour des raisons électoralistes nous font croire qu’ils sauveront le monde dès qu’ils seront au pouvoir.

Si la presse parle d’une majorité UMP et Centriste, ce n’est pas pour discréditer le Modem de François Bayrou mais pour informer les français qu’une ligne politique cohérente ce dégage du tout jeune groupe Centriste du Sénat.

Jean Arthuis se fiche de l'Elysée et l'annonce clairement en préambule. Il ne rentrera jamais, en tant que Président de son parti, dans un quelconque gouvernement. Lorsque la famille centriste sera réunie à nouveau, Alliance Centriste se dissoudra.

jp au sénat.jpgEt pour être très franc avec vous, je pense que François Bayrou n’écarte nullement la possibilité au second tour des régionales d’entrer à nouveau dans le giron centriste et rejoindre l’Alliance en cas d'une débâcle électorale majeure au premier tour. Cela lui donnerait la possibilité de limiter la casse en sortant la tête haute d’une troisième élection qui lui serait fatale, et d’éviter de fusionner avec des listes PS ou écologiques, qui, en homme de centre droit qu’il est resté, lui paraitrait insupportable. C’est aussi ça la realpolitik.

Pardon pour ma brutalité de ton. Mais un peu  de vision cartésienne de ce qu’est la politique lorsqu’elle s’éloigne du romantisme militant,  ne fait pas de mal de temps à autre.

JPB

06/07/2009

Jean-Pierre Bozzonne F.A.Q.

interview image.jpg

Certains m'ont fait le reproche de ne me pas être assez expliqué sur les raisons de mon départ du modem.

Voici un entretien réalisé à ma demande pour tenter d'apporter des réponses aux questions qui m'ont été posées, le plus fréquement.

Le mode de l'interview est direct, sans concession. Un exercice dont j'ai pris plaisir à réaliser et que je recommencerai à l'avenir.  

 

 

04/07/2009

statistiques du site Juin 2009

synthese de juin.jpgUn site en constante progression.

28/06/2009

MUTATIS MUTANDIS

Levi-van-Veluw-Seasons-Appearance.jpgCertains ont cru déceler dans mon précédent article, un besoin de justifier  mon départ du MODEM et mon ralliement à Alliance Centriste. J'ai voulu informer avant tout et rester factuel.

Il ne m'a pas semblé manquer de cohérence. Et ceux qui me font l'amitié de me lire, on senti le malaise s'installer et un glissement vers cette rupture. Il me semble que j'avais annoncé assez tôt "la couleur".

Je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis.

Pour le reste :

En 2007, Jean Arthuis n’a ni voulu rejoindre le MODEM, ni le Nouveau Centre d’Hervé Morin, partenaire de l’UMP.  Il juge comme catastrophique le morcellement des centristes en plusieurs partis. Une association se crée quelques temps plus tard,  « Rassembler les Centristes » dans ce sens. Son objet vise à réunifier la famille centriste  

Cette Association rencontre un fort succès, se démultiplie dans toute la France. Mais rapidement, ses statuts limitent ses champs d’actions politiques.  Il convenait naturellement que ces associations se retrouvent sous la bannière d’un même corps politique. C’est dans le prolongement de son association qu’est née Alliance centriste.  

L'article premier des statuts de ce nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes". Ce qui signifie en clair que ce parti sera dissout le jour où le Centre sera à nouveau réuni sous une même bannière, autour d’un seul Chef.

Il est précisé que le Président ne peut en aucun cas faire parti d’un gouvernement de n’importe quelle sensibilité, à n’importe quel poste.  

La charte éthique souligne les valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes que revendique le mouvement tout en mettant l’accent sur le développement durable et l’économie sociale de marché.

En fait, je suis adhérant de l’association de Jean Arthuis depuis quelques jours. Dès lors que le statut associatif tombe et transforme ses adhérents en « encartés politiques », il ne m’apparaissait pas honnête de le taire (ne serait-ce que vis-à-vis de tous mes amis politiques restés au MODEM) : cela aurait été triché.

Si l’Alliance Centriste admette qu’on puisse être encarté au MODEM et membre d’A.C, il me semble que les statuts du Mouvement Démocrate rejettent tout cumul dans ce sens.

 Je vais donc envoyer une lettre de démission de mes fonctions de Conseiller départemental et de membre du bureau exécutif du MODEM.

Il n’est pas question maintenant d’avoir une attitude hostile et ironique face au MODEM  ainsi que vers les militants que je respecte et qui restent mes amis dans leur grande majorité.

Je ne me suis pas transformé dans la nuit du vendredi au samedi.  

Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose qui différencie les deux mouvements.  La grande différence réside sûrement sur une éventuelle alliance que le MODEM serait prête à tenter avec des partis de gauche. Ce qui semble être rédhibitoire pour Alliance Démocrate (dont le seul but, je le répète est de rassembler au Centre).  Mais cela ne m’apparaît pas être une cause suffisante pour me sentir  en désaccord idéologique avec Alliance Centriste.

Je ne veux plus entendre parler de François Bayrou. C’est le rejet de l’incarnation politique d’un homme qui a fait que je quitte ce mouvement et rien d’autre. Si le sens de mon engagement en 2007 vers François Bayrou avait eu encore un sens en 2009, je n’aurais pas fait ce pas de deux.

J’estime que si on ne croit plus en celui qui incarne un parti politique, il faut se retirer.  Pour ce qui est du MODEM, l’incarnation est totale. Je suis en désaccord avec cela, donc je pars.

Un militant PS me fait remarquer que chez eux, ils ont des courants qui évitent la multiplication des partis.  Il y a les Fabusiens, les Hollandistes et les Strauskahnien. Le Centre n’a pas cette tradition. Pour lui, vu de sa fenêtre, je suis devenu Hollandiste ! Ca m’a beaucoup amusé mais cela n’engage que lui, bien évidemment.

 JPB

Artiste : levi van helen

 
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