La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

01/01/2010

mes tous premiers sentiments à ce changement de décennie.

2010.jpgL’année se termine entre cacophonie et précarité. Le siècle fête ses dix ans. Autant dire l’âge bête. Le pire doit  de se trouver devant nous.

Côté cours intérieur, nos modèles économiques occidentaux partagent le triste record de l’envolée de leurs dettes.  L’OCDE prévoit 100% du PIB d’ici 2011. Nous ne sommes donc plus seuls à se lamenter sur l’endettement ; même s’il reste des disparités entre certains pays qui affichent des taux de 130% comme la Grèce. Les Etats empruntent. La dette publique émise dans la zone euro approche les 1000 milliards d’euros.  Ces déficits abyssaux sont consécutifs aux différentes bulles qui ont éclaté sur le marché financier cette première décennie de ce siècle  

Le contre pouvoir social-démocrate peine à survivre. Je pense d’ailleurs, pour l’avoir écrit à maintes reprises, qu’il vit ses derniers moments. Ses valeurs et références ne sont plus solubles dans une société numérique où le mot d’ordre est à la dématérialisation des capitaux et plus récemment des biens de consommations. Je pense cela et continue de me battre pour l’inverse.

Il y a quelque chose qui le remplace petit à petit. Quelque chose qui n’est pas fameux et insuffisant pour les démocrates de tous poils que nous sommes. Il apparaît dans la dichotomie du capitalisme lui-même. Une tendance se dessine entre un capitalisme innovant et un capitalisme spéculatif.

Le capitalisme innovant, s’adapte à l’air du temps, aux problématiques nouvelles d’environnement, plus sensible à la répartition des richesses. C’est un capitalisme sans complexe, numérisé, qu’incarne parfaitement une entreprise comme Google.  En France, on rêverait qu’une passerelle soit jetée entre ses représentants et le monde de l’éducation et de la recherche par exemple. Pour ne pas se contenter d’expérimenter à grand frais, mais de penser et de développer des technologies qui s’avéreraient de suite des modèles économiques rentables.  

Je soupçonne l’Elysée, avec  sa volonté de réformer les universités, de dire aux chercheurs qu’ils sont mauvais, avec l’aménagement du plateau de Saclay, de vouloir forcer nos savants à bouleverser leurs modes de fonctionnements séculaires et avec elles,  les traditions hexagonales

Le second capitalisme est le plus ancien. Le capitalisme de spéculation n'a ni foi ni loi, prospère entre deux crises et supporte la valeur travail que lorsqu’il en est contraint ; comme une seule variable d’ajustement.

L’incarnation de ce capitalisme là est sans aucun doute Doubaï.  L’argent des produits capitalistiques financiers et la bulle immobilière ont montré à quel point ce capitalisme est pourri, dangereux et sans fondation solide pour quelque état démocratique que ce soit ou qui se revendiquerait comme tel.

Doubaï est une invention arrogante, construite sur rien ou presque ; sans histoire, sans culture, sans éthique, qui méprise les droits du travail, l’homme en particulier et s’assoit sur le paraître le plus extravagant.  C’est l’incantation marxiste de l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est un capitalisme sans peuple, sans patrie, sans valeur. C’est quasiment insupportable.  Le modèle économique chinois hésite encore entre ce capitalisme là et le capitalisme innovant.  

Les crises économiques capitalistes ont cela de bon, qu’elles vidangent tous les 20 ans, ce genre de fonctionnement et de dérive. Souhaitons que les problèmes financiers que Doubaï traverse, lui porte un coup fatal.

Mais le plus troublant dans l’histoire de ces vingt dernières années, est le ralentissement dans le progrès technologiques lui-même.  Qui oserait parler encore de progrès aujourd'hui ?

Observons un français, habitant Paris en 1900. Retrouvons-le, 20 ans plus tard, en 1920.

Entre temps, il aura connu, l’aviation, l’automobile, le téléphone, le développement de l’électricité, le cinéma et une foule d’autres inventions mises au service de l’homme et de son confort en quelques années !

Lorsqu’on me vante l’accélération de la technologie actuelle, j’ai tendance à sourire. On améliore des produits qui prennent de moins en moins de place ou qui se digitalisent. Mais quid des grandes découvertes ?

Un observateur entre 1945 et 1969 aura vécu un autre bond  scientifique incroyable.  Entre 1969 et 1973, on ira plusieurs fois sur la Lune et on y roulera même  en auto. Et puis plus rien. Plus rien pendant plus de ... 40 ans ! Soit le temps qui sépare 1920 de 1960 !  

En revoyant le film d’Edouard Molinaro, Hybernatus, je m’amusais de la scène où ce pauvre Paul Fournier, victime d'un naufrage en 1905 puis  ramené à la vie, qui se trouve confronté à la société de la fin des années 60.

Il reçoit un vrai choc en découvrant, malgré lui, un téléviseur. Les images qui défilent  ont de quoi l’effrayer.  Et bien les technologies montrées en exemple dans ce film burlesque sont toujours d’actualité 40 ans plus tard.

Je sais qu’on nous parle à longueur d’ondes d’un bouleversement technologique immédiat qui se déroulerait sous nos yeux. J’y vois l’épanouissement et la diffusion d’un processus  économique  nouveau, mais très peu de découvertes extraordinaires. Un écran plat,  un four à micro-onde et un téléphone portable ne sont pas suffisant à mes yeux pour y percevoir autre chose qu’un bouleversement sociologique certain.

Nous vivons un temps d'accélération des choses. Nos nouveaux hobbies sont chronophages. Nommes sommes au coeur d'une période que je qualifierais pour ma part de warholienne tant on sent que l'artiste, à travers les extravageances qu'il nous donnait à voir, pointait les vérités d'une époque qui n'était pas vraiment la sienne, mais qui est devenue la nôtre quelques vingt ans plus tard.

N’est-ce pas au fond, le bouleversement le plus étonnant dont nous sommes les contemporains ?

Bonne année à tous.

  

 

22/12/2009

La règle du jeu

regle_jeu.jpgJe reviens une dernière fois sur l’incident d’hier qui est révélateur de plusieurs choses.

La validation d’Alain Dolium sans qu’on ne soit d’ailleurs trop sûr de la véracité des résultats que nous annonce le Siège du MODEM (puisqu’on est en droit de douter de tout) signe l’arrêt de mort d’un projet politique qui se drapait d’exemplarité.

Comme dans un cas d’école, on a bafoué ici les règles élémentaires du jeu démocratique. J’aurais mieux été inspiré si au fond,  je n’étais jamais allé à Villepinte mais profité de ma petite famille plutôt que de participer à ce qui s’est révélé par la suite,  une mascarade de démocratie.

Depuis plusieurs mois on a assisté tristement,  à une fuite des cerveaux. C’est toujours comme ça lorsque les choses deviennent nauséabondes.  Les femmes et les hommes engagés ; toutes celles et ceux qui avaient quelque chose à dire et qui croyaient en un projet politique différent, ont fuit, un par un.

Bien qu’on lui en ait fait beaucoup  le reproche, Quitterie Delmas, fut la première à percevoir quelque chose qui nous a ensuite tous sauté aux yeux. 

J’ai suivi sa décision quelque temps après. D’une certaine manière, nous avons eu raison avant les autres et avons été pionniers dans cette démarche.

C’est vers cette époque qu’est arrivée l’initiative de Christophe ; celle qui a précipité mon départ.

Au fond ce fut le dernier sursaut citoyen d’un homme libre qui lançait une dernière perche à Bayrou et à sa petite bande du 133.  Nous fûmes nombreux à signer au-bas de sa page électronique pour exprimer notre raz le bol et notre sentiment de désapprobation. Il y avait des gens engagés dans de l’associatif, des fonctionnaires, des élus locaux, des présidents de section. Des hommes et des femmes qui s’engagent dans la cité et qui connaissent la valeur des combats. Des gens qui se battent à visage ouvert.

Et j’en viens naturellement à l’initiative malheureuse de cette pitoyable Orange, en me disant au fond qu’il a gâché par sa couardise une belle occasion de montrer que les quelques militants qui restaient, des plus fidèles, n’étaient pas des gogos et que trop, c’était trop.

Son appel,  même si à la relecture, j’en approuve mot pour mot le fond, ne valait évidemment rien puisque notre militant activiste,  avait décidé de rester masqué et de signer de son pseudo de bloggeur. Celui-là même qui m’a menacé de poursuites (j’en ris encore) en ayant réussi préalablement à se procurer  mon numéro de portable grace à un ami commun, pour jouer l’effet de surprise et qui n’arrêtait pas de vociférer dans mon oreillette de portable.Voici que le misérable bonhomme, à l’idée que j’écrive les quatre lettres de son prénom s’est mis en transe. Ses gesticulations m’ont fait rire. Mais au fond je l’ai trouvé bien pathétique et symptomatique de ce qu’est devenu ce MODEM.

Si j’avais encore des doutes sur le diletement militantiste au MODEM, tout ceci est venu a point me conforter sur les termes du petit article que j’avais publié hier dans une certaine hâte. En d’autre temps, pas si lointain, certains auraient eu (comment dirais-je ??) le cran d’aller jusqu’au bout.

Peut-on faire du militantisme, prétendre vouloir combattre un homme politique, un appareil, mener une pétition, sans en accepter les règles élémentaires du jeu démocratique ?

J’invite d’ailleurs les cinéphiles à revoir le chef d’œuvre de Jean Renoir à ce propos ; qui en dit long sur les mœurs et les petites lâchetés d’une époque qui n’a rien à envier à la nôtre.

 Enfin, tout ceci se termine par une belle occasion manquée. Celle de faire céder l’autocratie qu’incarne le couple du 133.

Triste journée en fait.

Et puis comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Christophe annonce sur son blog qu’il prend du recul, qu’il se tait quelques temps, afin de mettre de la distance entre lui et toute cette cacophonie d’humeur et de bile.

 Il a bien raison.

A l’observation, Il n’y a plus dans ce parti que des gens qui se détestent, qui s’étripent et qui avancent le visage masqué.

Masqué comme dans un carnaval.

JPB

 

11/11/2009

La Mémoire de nos pères

photo.jpgIsolé des autres images, un soldat  portant une fine moustache se dresse en uniforme. Il esquisse un pale sourire. Son regard est lointain.

A quoi pense-t-il ? Pris au piège d'une mort certaine, il livre son corps au photographe. Il va partir soldat. Il a déjà revêtu l'uniforme. Il doit rester statique pour éviter que la photo ne soit floue. Le portrait est convenu, officiel ; mais lorsqu'il sera au front, il fera des heureux. Ces proches parents en commanderont plusieurs tirages. Il ne peut s'empêcher de penser que c'est peut-être le dernier, si les boches le descendent.

Avec le temps, son corps s’est enveloppé d’un sarcophage sépia. Comme des millions d’autres, ce jeune homme a laissé pour seul témoignage de sa courte existence, cette carte postale photographiée au dos de laquelle ne figure aucun message. Empreinte dérisoire.

Il me revient en mémoire un de ces cimetières où s’élèvent de monstrueuses croix blanches anonymes, semblables les unes aux autres qui s’étalent à l’infini tout le long d’allées militaires, isolées des autres défunts, comme frappées par une honte sourde.

Je trouve parfaitement obscène d’avoir isolé ces dépouilles du reste des autres morts : on les assassine une seconde fois en leur ôtant toute identité,  en les arrachant à leur corpus familial.

Avec le temps, La photo est devenue pâle, s’est soustraite à la clarté. J’examine une dernière fois ce visage innocent. Il se mélange en une ronde sinistre à ceux de milliers d’autres visages oubliés qui gémissent dans le troublant silence de la mémoire de toutes nos guerres passées et à venir.

01/11/2009

Arthuis, Raffarin… Voilà donc les opposants pour Claude Askolovitch

ca.jpg"A force d’écrire des choses horribles, elles finissent par arriver", marmonnait Michel Simon, amateur de mimosas et auteur de polars dans un film sublime d’avant la guerre, Drôle de drame, signé Carné-Prévert. Nous y sommes toujours, dans un bijou de comique politique. A peine a-t-il vanté les vertus de la terre et de l’identité, Nicolas Sarkozy se fait rattraper par la droite terroir, qui ment rarement quand elle est en colère.

La révolte de Raffarin et de ses Jacques du Sénat est autrement plus sérieuse que l’épisode identitaire; on ne parle pas ici de terre symbolico-médiatique, utilisée dans un coup trop facile pour être sérieux (agiter la muleta tricolore pour pousser la gauche à la faute antipatriotique), mais des vraies villes et vrais villages de la vraie France, qui ont vraiment besoin de la vraie taxe professionnelle pour vivre, et ne se retrouvent pas dans cette réforme, trop vite bouclée, parce que le Président la voulait… Il voulait, le Président, et il n’aura pas, privé soudain de majorité?

Est-ce vexant d’être bloqué par Raffarin! Là encore, on peut se faire son cinoche, plus chez Prévert mais chez Audiard: le cave se rebiffe, qui n’en était pas un, sacré "Raff", trop vite négligé par un pouvoir qui ne connaissait que la vitesse, et Raffarin était si lent… Il y a de la revanche dans l’air, de la justice immanente, de la logique. Nicolas Sarkozy, devenu président pour faire valdinguer la vieille France, la retrouve face à lui; le Sénat devient haut lieu de la résistance contre ses accélérations. Les uns fustigeront l’alliance de réacs provinciaux et d’une gauche cynique contre un Président qui veut faire bouger les choses, et supprimer une taxe létale pour l’emploi; les autres salueront la vertu des sénateurs, qui seuls savent dire "non" au pouvoir, quand celui-ci s’oublie ou oublie les formes ou les usages.

Pas un hasard si un autre notable, Jean Arthuis, centriste de Mayenne et président de la commission des Finances du Sénat, joue les snipers de la droite, critiquant la promotion d’Henri Proglio, qui présidera EDF tout en conservant Veolia (une décision de Nicolas Sarkozy), dénonçant comme "inefficace et anxiogène" la multiplication des réformes annoncées (le style de Nicolas Sarkozy), et réclamant l’abrogation du bouclier fiscal (un fondamental de Nicolas Sarkozy). Arthuis, Raffarin… Voilà donc les opposants: pas la gauche, pas l’ambitieux Copé! Des grains de sable institutionnels, que nul n’attendait. Ce qui intrigue et fascine, chez Arthuis comme chez Raffarin, c’est le côté impavide de leur révolte, la conviction tranquille qu’ils ne risquent rien sinon de vaincre. Un jour, le bouclier fiscal tombera, assure Arthuis, quand Raffarin prétend remettre la réforme à l’endroit, donc à plus tard, évidemment…

Que tout cela arrive au moment où la justice convoque la fin du chiraquisme n’est qu’un hasard, mais tellement savoureux. On ne parle pas ici du fond de l’affaire mais de politique. Les emplois dits fictifs témoignaient d’un pouvoir chiraquien qui ne dérangeait personne, puisque nourrissant tout le monde… Pour Sarkozy, Chirac était l’anti-modèle, le président qui avait renoncé à changer la France, empêtré dans trop de compromis, trop de systèmes; lui, jurait-il, ne renoncerait jamais, ne s’autoriserait aucun répit, aucun compromis. A l’arrivée, le résultat est le même. Qu’importe la volonté si Raffarin a la clé du changement? Sarkozy est en panne, contraint par des résistances qu’il avait négligées, quand Chirac, sans doute, les anticipait trop.

 Claude Askolovitch, journaliste JDD

Stats Voguehaleine pour octobre 2009

stat102009.jpg

24/10/2009

La politique et la foi

dieu.jpgDans un pays laïc comme la France, il est souvent mal perçu qu’on révèle sa foi tout en militant pour un parti politique ou dans une association.

J’avoue m’être souvent posé la question. Croire en Dieu relève de l’intime et hormis celles et ceux qui me croisent à l’office religieux le dimanche matin, je réalise que peu de gens connaissent finalement mon attachement aux valeurs chrétiennes.

Lorsqu’on aborde le sujet, je ne ressens aucun tabou d’en parler. Mais si personne n’en parle autour de moi, ou si certaines vannes fussent contre la religion, les croyants et le Pape, je ne monte jamais au créneau pour exprimer ma désapprobation ou ma gêne. La plupart du temps, je ressens un grand moment de solitude sans être toutefois choqué.

Je suis habitué. Parce que dans le pays où je vis, ce positionnement anticlérical est monnaie courante ; il traverse la culture populaire. Les gens se méfient beaucoup du catholicisme. Moi-même je me sens plus attaché aux valeurs chrétiennes qu’au dogme proprement dit. Il y a des choses qui me plaisent et d’autres choses que je désapprouve : je l’exprime avec une grande liberté le cas échéant. Je fini par penser que ma vie spirituelle ne regarde que moi.

A force de fréquenter des militants, je perçois chez beaucoup d’entre eux, une  démarche sectaire, voire de rejet de tout ce qui n’est pas ou ne pense pas comme eux. Ce discours normatif est lié au vœu de fidélité au chef pour lequel ils se sont engagés. Ils écoutent sa parole et la relayent et ce double mécanisme corrobore leur démarche. Il y a un aspect messianique/laïc dans le combat politique.

Dès lors on ne peut pas occulter qu'il y ait beaucoup d'analogies avec la foi. En période de guerre et d'occupation, ceci devient manifeste : la patrie, la liberté, le sacrifice se substituent à Dieu.

Beaucoup de gens en politique - je parle de la base de ce qui constitue la chaire électorale du militantisme - sont finalement assez paumés et à la recherche d'une vérité qu'ils croient pouvoir trouver dans leur mouvement. Le phénomène s'accentue avec les partis extrémistes.

Je pense que la politique est la première rivale de la foi religieuse et en même temps son premier combustible.
Alors comment marier les deux ?

Il n'y a qu'en Italie où on ait pu faire cohabiter des idées politiques avec des convictions religieuses parce que le catholicisme est la première institution politique du pays reconnue et partagée par tous. Elle cimente la nation italienne comme la république cimente la nation française. Dès lors le mariage est possible.

Si nous entreprenions de créer un mouvement de ce genre ; nous serions taxés au mieux d'illuminer au pire de sectaire. Parce que nous laisserions passer un double message; où l'un annulerait l'autre.

En revanche, affirmer nos convictions chrétiennes autour de ce qui constitue nos valeurs est une démarche qui donne plus de sens à notre engagement politique.

Par exemple, je suis membre d’une association qui milite pour l'amitié entre les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans (Shalom, Paix, Salam) affirmant que le conflit au Proche-Orient, ne doit pas mettre à mal la fraternité et le "bien vivre ensemble"  entre nos différentes communautés. Les membres de cette association luttent donc pour que la paix et le respect de l'autre demeurent dans nos banlieues.

De la même manière, j’ai rejoins l’ACAT (action des chrétiens pour l'abolition de la torture) qui travaille en partenariat avec Amnesty International. C’est une association œcuménique de défense des droits de l’homme. Nous signons des pétitions pour exiger la libération de prisonniers, d’intellectuels ou de journalistes qui pourrissent dans les geôles de dictatures réelles et meurtrières. La semaine dernière fut consacré à l’abolition de la peine de mort pour les enfants. J’aurais pu m’engager à Amnesty International, mais j’ai préféré personnellement ajouter une dimension chrétienne à ma démarche.

Paradoxalement, si je m’affirme démocrate et croyant, mêlant ainsi  les deux vocables,  je suis en droit de penser que je prends le risque d’orienter ma réflexion politique, ou d’envoyer des messages subliminaux qui  « prêcheraient pour ma paroisse ». Mais je sais qu’il n’en est rien. Mes engagements associatifs montrent clairement que la chose religieuse me préoccupe, mais qu’elle fait partie de moi comme beaucoup d’autres valeurs et que mes actions, mes positions et mes soutiens sont mués, avant tout, par une démarche citoyenne.

Dans un même souci de transparence, il m’est important d’affirmer une foi chrétienne assumée et non taboue tout en évitant de la brandir comme un étendard, en préambule à celui ou celle qui serait tenté de me rejoindre !

Oui j'affirme être chrétien.  Ce qui pourrait me jouer des tours et laisser penser que les juifs ou les musulmans m'en tiendraient rigueur.

Or, en tant que conseiller municipal, je me rends compte que les communautés musulmanes sont plutôt bienveillantes à l'idée de voir un élu local aller à la messe le dimanche parce qu'ils perçoivent quelqu'un proche de leurs préoccupations. Sachant que le Coran est aussi un livre de droit civique et moral qui, contrairement à la bible, se propose de gérer le quotidien de tout musulman dans la Cité.
Avec les juifs, c'est encore plus naturel parce que nous partageons un livre en commun.
Les athées haussent les épaules ou se disent que ces valeurs me regardent pourvu que je prenne soin de ne pas les embarrasser avec cela.

Au fond, j’ai également conscience que m'affirmer chrétien est plutôt un avantage dans le courant de la famille politique dans laquelle je me suis positionné : c’est comme revendiquer, en filigrane, mon attachement aux valeurs humanistes et de partages.

Ce qui rassure un certain nombre d' électeurs potentiels qui se disent que je suis quelqu'un de modéré et qu'ils éviteront avec moi,  l' écueil  extrémiste (trop à gauche ou trop libéral).

C’est une causerie avec Michel qui m’a donné l’envie d’écrire cet article. Il se reconnaitra. Je l’en suis reconnaissant. Il m’a donné envie d’exprimer les choses clairement et pour ne plus avoir à y revenir.

JPB


22/10/2009

Ma réponse à Philippe Laurent

jpb.JPGCher Philippe,

Je sais le travail qui est le vôtre et celui notamment que vous fournissez au sein des instances que vous présidez. Je sais la somme de réflexions que vous apportez en temps que vice président du syndicat mixte de Paris Métropole au débat sur le "Grand Paris".

Vous admettez sur votre blog un certain mépris de Nicolas Sarkozy pour les propositions que lui soumettent votre association et de son désintérêt manifeste en générale, pour le dialogue et la concertation.

Vous menez bataille contre cette gouvernance aux aspects si singuliers. Pourtant, s’agissant du Grand Paris, vous savez tout comme moi que les décisions qui seront prises in fine, ne pourront faire l’objet d’aucunes critiques puisqu’elles se réaliseront dans un cadre parfaitement démocratique. Et pourtant vous faites entendre votre petite musique différente.

Vous avez sûrement lu l’excellent entretien donné par Jean Nouvel au journal Le Monde qui dénonce la façon dont s’organisent les décisions dans notre région, en observant que le projet de départ du Grand Paris a été vidé de toute sa substance pour en garder qu’un schéma de transport simpliste! 

Nicolas Sarkozy préfère prendre un certain nombre de décisions à la hussarde sans se soucier de la moindre concertation des élus. Cette façon toute particulière de faire de la politique s’observe à tous les niveaux et gageons que les parlementaires des deux assemblées qui sont aussi des élus de terrain accueilleront de façon assez glaciale la suppression de la taxe professionnelle, si elle se fait selon les modalités actuelles …mais c’est une autre histoire.  Mais enfin, j’ai cru comprendre que c’était cela, et rien d’autre que vous dénonciez fort justement.

Quel est votre sentiment sur les deux projets de décrets, visant la fusion de l’EPAD et de l’EPASA et l'extension du périmètre de l’OIN ?  N’avez-vous pas le sentiment qu’en imposant son fils à la tête de l’EPAD, Nicolas Sarkozy s’assure la main mise sur ce quartier d’affaire en verrouillant son extension, en centralisant un peu plus,  sans ce soucier là encore de l’opposition des trois communes directement concernées Courbevoie, Nanterre et Puteaux ?

Vous savez, cher Philippe, que j’ai rejoins assez récemment l’Alliance Centriste autour de  Jean Arthuis. Nous avons besoin dans les Hauts-de-Seine de personnalité qui affichent leur indépendance d’esprit et propose une alternative à la politique actuelle qui est menée. Je parle d’alternative et non pas d’alternance à bon escient.

Je  reçois un courrier électronique de la présidence collégiale du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine dont votre première adjointe fait partie,  qui invite ses militants à venir participer à la séance publique du 23 octobre afin de dénoncer « la courtisanerie des conseillers généraux des Hauts de Seine qui en dépit du bon sens vont élire Jean Sarkozy ». Comme ils ont de l’humour, ils demandent de venir costumés avec perruque.

Bien-sûr que Jean Sarkozy  a été élu démocratiquement au conseil général ; la question n’est pas là et vous le savez. Nous ne sommes pas de dangereux gauchistes qui remettons en question cet aspect là. Nous disons simplement qu’il est temps de dénoncer ce mode de gouvernance autoritaire qui  méprise les compétences premières des collectivités territoriales et dont beaucoup de personnalités de l’UMP apportent aussi leur voix dissonante pour en condamner le principe.

Nous avons besoin de façon impérieuse de nous sentir soutenu et d’avancer dans une certaine cohérence. Comme je connais votre indépendance d’esprit, votre soucis d’écoute, votre goût des autres qui vous met à distance convenable de celui que nous dénonçons, je ne peux m’imaginer un seul instant que vous cautionné tout ceci « off the record ». J’ai du mal à comprendre qu’au lieu de vous taire, vous alliez même jusqu’à vous vanter de voter pour ce jeune homme en concluant que pour le reste vous vous en lavez les mains.

Je suis donc en colère. Et pour paraphraser une postulante malheureuse à la présidence de la République, je pense qu’il y a des colères saines.

C’est la raison de mon papier de « petit blogueur » que je revendique  dont j’ai toutefois pris soin de ne pas reporter sur mon site d’élu municipal ni celui d’Alliance Centriste 92. Parce que le but recherché n’étant pas celui-ci. Et je vous soutiendrai dans votre circonscription s’il fallait vous soutenir.

Philippe Laurent, c’est parce que cette réaction vient de vous et non pas d’un autre qu’elle m’est à ce point douloureuse à entendre et à lire. C'est aussi simple que cela.

Jean-Pierre Bozzonne

 

19/10/2009

Qu'ils se démerdent !

sarkozy.jpgJe lis dans La version électronique du J.D.D. que les élus UMP et divers droite ont voté pour la candidature de Jean Sarkozy.

Deux réflexions me viennent à l’esprit

-          D’abord le bon mot du député PS Arnaud Montebourg : « une chèvre pourrait être élue avec l'investiture UMP à Neuilly ». Cela sous entend de la part de ce socialiste qu’ils sont tellement soumis et stupides qu’ils seraient prêts à mettre à la tête de n’importe quel organisme publique, n’importe qui. En l’espèce, nous y sommes.

 

-          Pendant la seconde guerre mondiale, il y avait les Lois anti-juives instaurées par le gouvernement de Vichy. Concrètement à partir du 27 septembre 1940, chaque préfecture établit, à la demande des autorités allemandes, un fichier des juifs en zone occupée. ...

Interrogé par ce qui fait plutôt rire la planète entière et les bananeraies de toutes les tropiques, le Maire de Sceaux Philippe Laurent, - celui-là même qui fustige le gouvernement à longueur d’articles dans son blog - croit s’en sortir par une pirouette un peu vulgaire : Il s étonne que l’on fasse "porter la responsabilité de cette histoire" aux trente conseillers généraux UMP-Nouveau Centre des Hauts-de-Seine: "On a voté pour le candidat de l’UMP que l’on nous a présenté, point barre. Pourquoi ne l’aurait-on pas fait? Maintenant, que l’Etat se démerde avec toute cette histoire…"

Bah oui finalement, il a raison. On lui aurait présenté une chèvre, il aurait sans doute voté pour elle.

Mais je me demande qu’elle ait été sa réaction si on avait arrêté 5000 Juifs comme cela fut le cas le 14 mai 1941. Se serait-il mis hors la Loi ou bien aurait-il claironné :  "on a voté pour une Loi qu’on nous a demandé de valider, maintenant qu’ils se démerdent !"

La question vaut la peine d’être posée, non ?

 

13/10/2009

Gavé par toute cette histoire

jean sarkozy.jpgLa campagne contre le fils de Nicolas Sarkozy montre à quel point toutes les oppositions cherchent à faire parler d’elles pourvu qu’elles ne parlent et ni ne fassent de la politique.

N’y-a-t-il pas des enjeux et des combats plus importants à mener que d’alimenter ce buzz qui chasse celui de Frédéric Mitterrand et qui sera remplacé, illico par un autre dans une ou deux semaines ?

Je me demande quelle est la vraie victime et quelle est l'intérêt de celles et ceux qui la mette en scène ?

Je ne sais pas ce que vaut ce Jean Sarkozy et n’ai aucune complaisance ni larmoiement pour ce qui lui arrive. Je serais prêt à parier que son père est en train de faire l’exact inverse de ce qu’il devrait faire, s’il souhaitait vraiment que son fils ait une chance de pérenniser une quelconque carrière politique. Je pense qu’une fois sorti de son mandat présidentiel, son fiston se fera lyncher en règle rien que pour l’exemple. Mais c’est une autre histoire.

Enfin, le microcosme politique local et régional fourmille de ce genre de petit arrangement entre amis. D’Hervé Marseille aux époux Balkani, chacun s’arrange dans son fief.

Nous avons de vrais combats politiques à mener autrement plus important que d'entrer dans ces histoires de pistonnages qui ne font pas honneur à la démocratie ni à la France et qui ont tout à voir avec les républiques bananières. Une fois que cela est dit, il faut savoir passer à autre chose.

JPB

06/10/2009

VOGUEHALEINE pour la seule envie de blogger.

VOGUEHALEINE va prendre quelques distances avec le militantisme politique.

Monchatenay.com et le  blog de l’Alliance Centriste des Hauts-de-Seine que j’anime ; resteront mes deux outils qui me permettront d’exprimer mon engagement politique.

L’autre côté de ma vie, s’exprimera de nouveau sur Voguehaleine qui reprendra sa fonction première : Me redonner l’envie de blogger, retrouver l’envie d’écrire sur des choses plus intimistes ; sur  tout et n’importe quoi.  Parler de littérature par exemple, de peinture, de danse et de culture en général.

Je voudrais profiter de ce blog pour parler d’art contemporain que les français connaissent mal ; si ce n’est par quelques préjugés tenaces qui se colportent lors des diners en ville.

Aujourd’hui je vous propose un travail réalisé par de jeunes artistes contemporains espagnols  dont le fer de lance médiatique est leur excellent site Multitouch Barcelona.com qui vous invite à découvrir leurs différents travaux.

Ils présentent ici leur dernière réflexion sur les IHM (Interface Hommes Machine) en incorporant l’être humain à l’intérieur d’une interface loufoque qui provoque une rencontre incongrue entre l’humain et la machine ; dans un espace confiné à deux dimensions où les frontières sont poreuses.

C’est une mise en abîme de la technologie. Lorsque la machine humaine devient l’outil et l’objet de son propre fantasme.

J’aime beaucoup. On réfléchit sur un mode poétique affirmé.

23/09/2009

Les travailleurs dans l'ombre

Philippe.jpgIl y a des élus municipaux qui font bien leur travail, consciencieusement et avec minutie.
Ils sont aussi discrets. On ne les voit pas trop faire des effets de manches. Ils sont des rouages essentiels de la démocratie locale.


Je pense sincèrement que l’échelon local est le niveau le plus démocratique qu’il soit dans le millefeuille incroyable des maillages administratifs déployés par l’Etat. Je souhaite qu’aucune Loi ne vienne un jour remettre en cause ce système-ci.


Comme dans la description que je vient de réaliser, je voulais rendre un petit hommage à Philippe Tastes qui incarne ces valeurs là.

Nos parcours se sont un peu écartés ces derniers temps, mais je pense souvent à lui.
C’est un garçon fiable, sain, sur lequel on peut compter. Une épaule sur laquelle on s’appuie.

Philippe Laurent a beaucoup de chance de le compter parmi son équipe.

Outre ses qualités professionnelles et d'élu, Il incarne aussi le bon copain sensible. Celui qu’on peut réveiller à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, toujours prêt à vous venir en aide.


Philippe a beaucoup de qualités, mais il y en a une à mes yeux qui est essentielle et aide à comprendre son fonctionnement : Il aime avant toute chose voir et rendre les gens heureux autour de lui.


Je tenais à lui dire que même si on ce voyait un petit peu moins ces temps-ci, je pensais à lui et l’embrassais affectueusement.

JPB

11/09/2009

Qui m'aime, me suive..

vinci.jpgY a-t-il possibilité à faire de la politique autrement ?

 

Que signifie une telle phrase ?

Si elle vaut d’être posée, il est plus intéressant de commencer à apporter concrètement une réponse. Montrer l’exemple au travers d'idées, de réflexions, et d'approches différentes qui donneraient le sentiment à l’interlocuteur qu’une démarche intellectuelle innovante est proposée comme l’amorce d’une réponse à la question.

 

Se poser la question et seulement se la poser est un peu comme se dire que tout va mal sans apporter de solution, sans démontrer comment cela pourrait aller mieux.

 

Pourtant, cette éthique commence pour soi-même : dans sa famille, sur son lieu de travail et dans la citée pour toutes celles et ceux qui ont des mandats d'élus et qui peuvent apporter des propositions innovantes. On est toujours au cœur d’une entreprise politique.

 

Les choses avancent lorsque les mentalités changent. Les mentalités évoluent souvent à la faveur d’innovations technologiques ou de découvertes scientifiques qui bouleversent la société. Les structures mentales s’adaptent et le rapport au monde est transformé.

 

« Y a-t-il une possibilité de faire de la politique autrement ? » Beaucoup de mes amis se questionnent à ce sujet comme pour s’excuser d’être à un emplacement de l’échiquier politique qui ne les satisfait pas.

A moins que ce constat, sous la plume de certains, résonne comme le préambule à se lancer en politique.

Autrement dit cela équivaudrait à affirmer : « j’arrive, je vais créer un nouveau parti, et vous allez voir ce que vous allez voir».

Et là, on est dans tout autre chose.

 

JPB

02/09/2009

Retour sur un éloge panégyrique de Jean Eric à mon adresse.

AG.jpg

 L’exercice consistant à répondre à ton dernier post où il est question vaguement de moi,  n’est pas chose aisée !

D’abord parce que s’agissant de moi et lisant des choses si  amicales et bienveillantes à mon adresse, cela me demande, si ce n’est un effort particulier, tout  au moins une réponse d’une tournure inhabituelle à ce que j’écris régulièrement.

 

En préambule; je dirais  que tu démontres magistralement que l’amitié existe en politique. On s’est souvent inquiété de l’affection que je te portais à des moments où la simple évocation du nom de Jean Eric Branaa, jetais la suspicion la plus vorace et le malaise vagale sur les âmes les plus sensibles.

On trouvait bien étrange que je puisse porter de l’intérêt à quelqu’un qui incarnait à lui seul, l’empêcheur de tourner en rond.

Quelles ne furent pas mes difficultés et les circonvolutions gestuelles auxquelles je du me soumettre pour expliquer que « oui » je soutenais Antoine Dupin et que « non » je ne voulais pas dire du mal de toi.

 

Le seul qui ne m’ait jamais trop ennuyé avec cela et qui conserva  une pleine confiance en moi, fut Antoine Dupin lui-même : rendons à César ce qui lui appartient.

 

Je me souviens particulièrement de notre première rencontre au Centre Ville du Plessis-Robinson où je moquais ton sourire si particulier et exigeais une quantité de réponses à des questions qui n’avaient finalement que très peu à voir avec l’objet de cette première visite.

 

C’était déjà toi, le cartésien-chef-de-bande, tentant d’approcher l’elliptique lacanien. Nous sortîmes épuisés de ce match nul où nous nous étions séduits mutuellement avec des armes différentes mais avec en commun, l’authentique goût que nous partagions pour les autres.

 

J’étais sûr d’entendre très vite reparler de toi et te promettais un avenir politique assuré.

C’était paradoxalement les postures qui t’apportaient le plus d’ennemis que j’appréciais le mieux chez toi : Cette culture américaine qui  valorise celles et ceux qui ont de l’ambition et le font savoir, au détriment des suivistes-ventres-mous.

 

Oui, tu incarnais l’homme pressé et tu voulais que cela se sache. On jalouse souvent ce qu’on aimerait être soi-même.

 

Par fonctionnement personnel plus que par conviction, je procède à l’inverse. J’économise mes mouvements et il me faut une connaissance parfaite du terrain avant de faire le premier pas. Mais je peux affirmer qu’une fois que j’ai choisi d’avancer sur un sol, j’en connais parfaitement le relief et possède quelques coups d’avance sur mes adversaires qui m’aident à éviter les obstacles.

 

Et ceci nous amène au fond du débat : Mon départ. Que tu mets sur le compte dont je ne sais quel humeur; comme si finalement, une certaine forme d’affectivité aveugle avait guidée ma décision.

 

Tu l’as rappelé dans le détail, je pense avoir été exemplaire dans l’action militante. Si je fais la synthèse de ces quelques années passées au MODEM, je crois qu’une certaine forme de fidélité a guidée ma démarche.

Je n’ai pas trop aimé le passage des élections départementales. Surtout à cause de ce qui s’est passé par la suite.

Au fond c’est à ce moment là que j’ai commencé à me demander de quelle nature si particulière était faite toutes celles et ceux qui m’entouraient et à quel carburant ils fonctionnaient tous?

 

La créature bayrouïste née quelque part entre Seignosse et Villepinte est singulière. Elle est redresseuse de tord, souvent donneuse de leçons, pense détenir je ne sais quelle vérité, pérore continuellement sur les uns et les autres. Tu me diras que tout ceci est inscrit dans la nature humaine et n’est pas l’apanage de ce mouvement.

Oui. Mais n’oublions pas que se voulant exemplaire et promoteur d’un discours différent, il est attendu au tournant plus qu’un autre.

 

La campagne des européennes a été épuisante et m’a définitivement convaincu que les dirigeants qui conduisaient ce mouvement avaient les mêmes carences que ceux d’en face qu’ils dénonçaient.

S’il survit, le MODEM sera un petit parti d’appoint, un petit parti d’alliances contraintes et forcées pour assurer la rémunération de ses quelques cadres.

Rien de très original n’en sortira de telle sorte que ses militants seront de moins en moins nombreux et qu’il finira sur les rives ou les ressacs des conjectures de soir de premier tour.

 

Mon désintérêt du MODEM s’est définitivement fixé lorsque j’ai réalisé la médiocrité de son dirigeant.

La fameuse phrase de Cohn-Bendit que je considère pour ma part sonnant comme  une prophétie : «Tu ne seras jamais président, tu es trop minable ». Jeté à sa barbe, dans un débat télévisuel qui avait tout de l’objet de foire et très peu de l’échange d’idées.

 

Je ne reprendrais pas à mon compte le second postulat que je trouve aussi redoutable que lâche de la part du « trop-médiatique-pour-être-honnête » candidat écologiste.

Non, François Bayrou n’est pas minable, il est simplement à côté de la plaque. Et ceci depuis le début.

Il a les défauts de ses qualités qui l’empêcheront très certainement, s’ils ne les gomment pas, de parvenir à ses fins présidentielles.

Il est obtus, suspicieux, peu amène à offrir sa confiance aux autres; un poil égocentrique.

Je me souviens d’une anecdote le concernant. Il arrive chez des amis dans le Sud de la France. Il faisait très chaud. Il entrevoit de loin une piscine. Sans se poser la moindre question, il saute et se trouve à deux doigts de se fracasser le crâne deux mètres plus bas : la piscine était vide !

 

Trop d’assurance en soi porte à une certaine cécité si on n’y prend garde.

 

Démocrate je le suis comme la plupart des courants politique républicains en France. L’adjectif démocrate ne doit pas être pris en otage par une minorité. C’est absurde. Outre le parti de Marine Le Pen et de M’Bala M’Bala ; nous avons tous en commun le désir du bien vivre ensemble et pouvons nous affirmer démocrates.

 

L’Alliance Centriste et Jean Arthuis me vont très bien. Je n’y suis pas allé par dépit.

J’ai rejoint l’homme et son mouvement pour transformer l’essai. C’est une continuité logique dans mon parcours politique. Il me semble que là-bas, on va à l’essentiel, tout y est structuré et en ordre de marche. Prêt à servir les idées qu’on défend.

 

Jean Arthuis  a d’abord créé un maillage associatif pour rassembler les centristes de tout bord qui était perdu dans les mécanismes de rejet et les  factions.

Et puis il s’est aperçu que l’outil mis en place était limité et n’arriverait pas à relancer la machine à lui seul. C’est la raison pour laquelle il a créé ce parti.

 

Je n’ai ni honte des gens qui incarnent ce mouvement, à ce jour ; ni honte de la filiation historique qu’ils évoquent.

Des gens très compétents viennent de cette UDF là qui n’est ni déshonorante, ni méprisable.

On leur doit au passage des « trente glorieuses », une certaine prospérité sociale et économique, le respect des syndicats et des avancées sociétales importantes.

Ils réalisaient un score  de 20% à chaque élection. Ils ont toujours eu un goût pour la rigueur économique, sont des européistes convaincus  et sont des socio-démocrates de tout temps qui savent utiliser au mieux l’entreprise libéral.

Ils ont toujours eu à cœur de préserver ce fameux modèle économique français.

Je pourrais facilement trouver quelques icônes qui incarnent parfaitement ce que je viens d’énumérer. Point trop n’en faut. Chacun d’entre nous à en tête, les meilleurs d’entre eux qui ont fait la prospérité de notre pays tout en conservant le modèle de redistribution qui fait la spécificité française.

 

Aujourd’hui j’ai acquis la conviction que beaucoup d’autres du MODEM ou d’ailleurs, vont se joindre à moi, dans ma démarche.

Avoir une longueur d’avance sur les choses et les autres m’est familier.

 

Jean-Eric,  merci pour ce joli article.

A mon tour de te proférer quelques conseils amicaux.

Laissent passer ces régionales et tu y verras plus clair. Concentre-toi sur ta mairie où tu incarnes une opposition pugnace et jubilatoire. Creuse ton sillon sans te soucier du sort des autres. Cultive ton terrain.

Et gardes en tête les statues d’Alberto Giacometti où les hommes marchent inlassablement à la recherche d’un eldorado improbable alors que les femmes sont debout, statiques, les yeux fixés vers l’horizon.

Elles sont à l’évidence les plus fortes. Elles attendent et observent.

Voilà pourquoi les femmes sont si bonnes en politique lorsqu’elles peuvent s’y consacrer pleinement. Elles préfigurent l’avenir d’une autre humanité.

 

Je pense à madame Simone Veil que j’avais cru un peu « affaiblie » lorsqu’elle affirmait sur François Bayrou des choses que je refusais d’entendre.

Là encore, elle avait vu juste et je me ralliais finalement à son opinion première.

 

En ce qui me concerne, rien n’est laissé au hasard dans ma démarche. Et surtout pas je ne sais quelques sentiments d’amertume qui encombreraient ma pauvre tête.

 

Comme je te l’ai dit et comme nous le pensons l’un comme l’autre, j'ai la conviction qu’il ne faut pas avoir honte de ses ambitions. C’est plutôt bon signe que de vouloir entreprendre. 

 

En ce qui me concerne, j’ai décidé d’être actif, dans ma région, dans mon département, ma communauté d’agglomération et ma ville.

Je me mets à la disposition de toutes celles et ceux qui me trouveront des compétences pour faire avancer les choses.

 

Je ne veux pas de gens qui discutent sur comment faire de la politique autrement. Je veux des gens qui soient capable de montrer comment sur un problème pratique, une politique différente peut-être menée. Quelles leçons tirer du passé, sur tel ou tel problème et essayer avec le principe de réalité qui doit conditionner toute notre réflexion, de rendre perfectible un aspect concret de la vie sociale ou économique de nos concitoyens. Et si d’un tour de table émerge ne serait-ce qu’une idée, et bien nous pourrons dire que nous sommes parvenus à faire avancer les choses.

 

Pour cela il faut des convictions politiques. Il faut une adéquation entre ses convictions politiques et les moyens de les réaliser.

Amicalement,

 

 

JPB

 

Je réponds à l'article du 1er septembre 2009, paru sur le blog de Jean-Eric Branaa.

 http://branaa.free.fr/?p=309

 

27/08/2009

Exigez plus que la lumière....

lumière.jpgMon grand frère de cœur balance sur son blog ce que je savais déjà depuis quelques semaines mais que je m’interdisais d’écrire, n’appartement plus au MODEM et ne voulant pas m’ingérer dans des histoires qui ne sont plus les miennes.

 

Bon alors allons-y pour un ticket Huchon-Sarnez !!

 

Vous voyez les amis, vous tous qui m’avez tant reproché de claquer la porte et de dire avec franchise pourquoi et avec qui j’allais aller, en toute clarté, en toute lumière....

 

Et bien, cet après-midi, après les révélations de Christophe ;  je me sens personnellement plus propre qu'eux et un tout  petit moins cocu que vous.

 

Courage, parce qu’il va falloir en trouver.

 

JPB

22/08/2009

Je n'aime pas les Ecolos.

mes potes.jpgJ’étais plein de bonne volonté, je voulais écrire un article sur l’université des Ecologistes (on ne dit plus les Verts) réunis à Nîmes.

Comme le mouvement écologique à le vent en poupe, je m’étais dit qu’il était assez normal de traquer la petite phrase, s’amuser des possibles rapprochements et rabibochages politiques, moquer le visage faussement bonhomme de José Bové et replacer l’anecdote du McDonald's de Millau qu’il avait attaqué, en 1999. Et puis, Il y aurait certainement matière à parler aussi du MODEM.

Je me suis acharné sur la feuille électronique, j'ai multiplié les phrases creuses, "sujet verbe, compléments". En vain, je n’y suis pas arrivé.

A la vérité, le mouvement écologique m’ennuie profondément.

Ce ramassis  d’anciens gauchistes, de soixante-huitards sur le retour, de bourgeois sexagénaires  pas si bohèmes que cela et d’adolescents (très) attardés me fatiguent. Je me suis toujours demandé à quoi servait ce parti dans l’échiquier politique ? Et malgré que ma planète soit en danger et que ma conscience écologique personnelle soit profonde, Dominique Voynet, Dany Cohn-Bendit et José Bové ne me font pas rêver. Et pour tout dire, j’apprécie vraiment de très loin Noël Mamère.

Du reste, les parisiens ont entrevu le dogmatisme de ce parti, l’idéologie poussée à son paroxysme, administrant la capitale à coup de couloirs de bus absurdes.

Sont-ils de droite, de gauche, au centre ? Je n’en sais rien et je m’en fou.

Quant à Nicolas Hulot qui invite toutes celles et ceux qui veulent le rejoindre à fermer les robinets et à éteindre les lumières ; maîtrise tous les rouages de la communication.  Ce qui à mon avis, l’éloigne beaucoup d’un prosélytisme qu’il voudrait incarner. Cet homme de conviction à l’intelligence vive, possède un réseau de people solide auquel il n’a pas peur de faire appel  lorsque cela lui est nécessaire.

Je me souviens qu’à l’occasion de la sortie de son livre, Pacte pour l’écologie, il tînt un meeting au Press Club de France. J’y étais allé autant par désespoir que par ironie. Il y avait  toutes les paillettes du showbiz. On pouvait, entre deux petits-fours, bousculer Florent Pagny, Matthieu Kassovitz, Pascal Obispo, Julien Clerc, Luc Besson, bref que des gens pour la plupart convaincus par le sort de la planète.

Stéphane Colineau, Chef de la rédaction France de 20 minutes avait écrit  dans son blog « on ne peut s’empêcher de sourire devant tant de paillettes au mètre carré sur un sujet pareil. Et on ne peut s’empêcher aussi de se poser cette terrible question, qu’hélas je me suis posé trop tard, ratant au passage le fameux scoop : dans quel genre de véhicules ces people vont-ils quitter l’endroit ? En vélos électriques, en rames de métro ?

Ca m'étonnerait fort. Je suis à peu près sûr qu'il y avait de superbes photos à faire de vedettes qui venaient de plaider la cause écolo remontant dans leurs puissantes voitures. Le plus gros apologiste de France du « roulez-vite dans des bagnoles puissantes -  J’ai nommé Luc Besson, producteur de la série des « Taxis » - n'était-il pas dans la salle? Je me demande bien ce qu'il avait dans la tête quand Hulot a attaqué durement "les constructeurs automobiles qui continuent de fabriquer des voitures toujours plus puissantes".

Voilà. Les Ecologistes vont réitérer les paillettes sur le terrain politique et il y a fort à parier que le casting des régionales sera très, très  people.

JPB

 

29/07/2009

Brève de comptoir

Cap21 Corinne.jpg

Corinne Lepage se félicite de la taxe carbone proposée par Michel Rocard.

Taxer l’énergie, une recette aussi vieille que la République !

 

N’avez-vous pas déjà le sentiment qu’on surtaxe l’ essence à la pompe ?

Taxer le carburant, en voilà une idée qu'elle est bonne !

 

Comme c’est Corinne Lepage qui dit que c’est bien, on voit beaucoup de « démocrates » s’en féliciter.

Et les voici le pouce levé sur le réseau social Facebook  contents et admiratifs béats  pour relayer la riche idée que voilà  et se féliciter d'une nouvelle taxe !

 

C'est la manière la plus vieille qui soit en France de faire de la politique !
Gouverner en créant des impôts, n'importe quel crétin sera le faire !
Où se trouve l'originalité politique là-dedans ?


"Une taxe de plus pour les plus pauvres, ceux qui ont des vieilles voitures et doivent faire des déplacements quotidiens de la campagne vers la ville pour se rendre au travail, ceux qui n'ont les moyens ni d'isoler leur maison, ni de changer la chaudière au fioul dont on ne sait plus l'âge !"

 

L’ex-Jupette devrait prendre quelques vacances et mes amis du MODEM avec elle !

 

19/07/2009

Fin de week-end.

DSCF3338.JPGJuste un petit poste pour dire que l’été est là.

Du soleil et de l’air plus fais étaient hier au rendez-vous, à Paris. Le séminaire de travail que nous avons suivi au Sénat, salle Clémenceau a été studieux et s’est passé dans un esprit serein.

Le groupe centriste se reconstitue peu à peu. Souhaitons que les troupes soient en ordre de marche en mars 2010. Tout le monde y gagnera en efficacité.

Nous avons deux vices Présidents et consolidons notre représentation camérale.

Muguette Dini a pris la tête de la commission des affaires sociales en remplacement de Nicolas About. Elle est la première femme présidente d’une commission permanente au Sénat depuis le début de la Ve République. Une nomination qui salue l’action menée par la sénatrice centriste du Rhône en faveur de la parité en politique.

Pour ce qui concerne Alliance Centriste, tous mes propos concernant l’épisode des régionales seront postés sur mon blog d’élu local. Pour ceux que cela intéresse, j’ai mis en ligne un compte rendu du séminaire de travail d'hier.

Je parlerai d’autre chose sur mon blog perso. Promis.

Je ne sais pas où en sont vos réflexions. Je continue à suivre les débats qui animent les militants du Modem.

Ce que j’aimerais simplement vous dire est qu’il y a actuellement plus d’entente, de complicité et de concertation entre les différentes composantes du Centre au Sénat qu’entre Manuel Valls et Martine Aubry.

Quelque soit la façon dont vous ressentiez les choses dans votre salon, sachez prendre du recul sur les gens et les choses.

Michel Mercier a invité tous ses amis sénateurs centristes à diner chez lui pour fêter entre autre sa nomination. Ils ont répondu tous présent, très heureux de se retrouver autour d'un diner, dans un bon esprit.

Il y en avait qui allaient voter la loi Hadopi II, tandis que d’autres se positionnaient contre, mais c’étaient des convictions personnelles qui animaient leur vote.

Ne  vous faites pas trop de mal dans des cures idéologiques sans fin, car la réalité est beaucoup plus simple et bien plus pragmatique.

Jean Arthuis a diné avec François Bayrou en décembre et ils se sont revus à Versailles l’autre semaine où ils ont pris un peu de temps pour discuter ensemble. Ils ont parlé de l’abandon de la taxe professionnelle  et de la recette fiscale à trouver en substitution des 7 milliards d’euros qui entreront en moins dans les caisses de l’état. L’un était plutôt favorable à une augmentation substantielle de la TVA, tandis que l’autre pas.

François Bayrou croit toujours en ses chances de devenir président de la République, tandis que Jean Arthuis ne veut même pas entendre parler d’un portefeuille ministériel, souhaitant honnêtement rassembler l’ensemble des centristes à nouveau.

Il explique en off que sa plus grande difficulté du moment sont les Nouveaux Centres qui se sont installés dans le discours gouvernemental et le confort de leur nouvelle situation d’élu. Dur de les ramener à une plus grande solidarité de fait.

Au passage, chacun d’entre eux tombent d’accord sur le non cumul des mandats et appellent de leurs vœux, à plus de justice, à une économie sociale et durable .

Vous n’êtes pas forcé de me croire. Mais c’est pourtant la réalité la plus simple qu’il soit.

JPB

16/07/2009

Le Grand Paris, les projets vont bon train.

grand paris 02.jpgLe Président voulait aller vite mais la complexité du projet l’en empêche.

Seule information qui filtre : les membres du Conseil Régional et du Grand Paris pourraient être élus en même temps grâce aux élections régionales, les têtes de liste iraient à la région et les autres,  au Grand Paris.

Nicolas Sarkozy l’a dit et répété, il veut aller vite. Cela me rappelle le Maire de Paris qui voulait qu’à la fin de sa  première mandature, les Parisiens puissent constater que le tramway étaient sur ses rails et que des vélos gratuits étaient à leur disposition.

Un premier texte pourrait donc être présenté en Conseil des Ministres fin juillet, dans lequel sera scellée la carte des intercommunalités en 2011.

Pourtant, la bataille sera difficile et fera grincer des dents. Il faudra régler la fusion des élus départementaux et régionaux, la répartition des compétences entre les collectivités, la suppression de la Taxe professionnelle et la vive polémique qui entoure la réflexion autour de la taxe carbone. Autant de dossiers que le Chef de l’Etat compte bien prendre seul, à l’écart des élus.  

grand paris 01.jpgParis Métropole, cette association d’élus regroupant 92 communes, s’est réunie le 8 juillet dans la quasi-indifférence pour aborder le sujet des transports. On peut se demander qu’elle légitimé à ce syndicat alors que le Conseil d’Administration du STIF et que Nicolas Sarkozy avaient de leur côté, dès le 30 juin, annoncé les grandes lignes du projet ?

C’est Philippe Dallier, le Sénateur UMP fut l'un des premiers à avoir rendu public début 2008,  un rapport au nom du Sénat, qui proposait de créer un Grand Paris sous forme de collectivités locales de plein exercice qui consacreraient la fusion des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine Saint Denis et du  Val de Marne. Pour constituer à terme, une nouvelle collectivité locale qui aurait pour but de porter des compétences élargies, afin de répartir  la richesse fiscale produite dans ce périmètre. Pour financer les politiques sociales, la politique de la ville, être plus efficace en matière de logements, en matière de transports, en matière de sécurité. L’idée étant  de se doter des outils de décisions politiques pour être plus efficace sur ces grands problèmes.

Les élections régionales porteront aussi sur cet enjeu là. Il faudra donc que tous les démocrates conservent une vigilance accrue et soient sources de propositions afin d’entrer dans un débat dont les choix transformeront la Région et détermineront les compétences politiques des élus pour les trente ans à venir.

 Source Le Figaro.

JPB

14/07/2009

Orelsan un pseudo rappeur qui prône la violence sur les femmes

 

orelsan_246.jpgChiffres trouvés sur le site du ministère de la famille :

-Les violences conjugales

  • En 2007, 166 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint
  • 410 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d’un conjoint ou ex-conjoint en 2005 ou 2006
  • L’estimation du coût des violences au sein du couple est d’au moins 1 Md d’euros

- Les violences au travail

  • 17% des femmes (1 femme sur 6) se plaignent de pressions psychologiques au travail, 8,5% d’agressions verbales.
  • 2 % des femmes dénoncent des agressions (attouchements, tentatives de viol et viol) et du harcèlement d’ordre sexuel (avances, attouchements, exhibitionnisme…).

- Les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés

  • 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l’être.
  • 70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de mariage forcé en IDF et dans six départements à forte population immigrée, Nord, Oise, Seine-Maritime, Eure, Rhône, Bouches-du-Rhône (estimation du GAMS, Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles)

- Les viols, les agressions sexuelles

  • 260 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles hors ménage en 2005 ou 2006,

Sous prétexte de largeur d'esprit, peut-on laisser passer au Printemps de Bourges un rappeur qui exprime ce genre de messages ?

Lire la suite

13/07/2009

Retour sur un article devenu encombrant

interview image2.jpg

09/07/2009

Ma nouvelle vie politique

 

JP sénat groupe centriste.jpgIl va falloir vous y faire. En toute transparence, j’ai expliqué les raisons qui m'ont amenées à rejoindre l’Alliance Centriste de Jean Arthuis.

Le 18 juillet 2009, un séminaire de travail nous conviera au Sénat où nous préparerons les élections régionales de 2010.

Au programme

• Les réformes des collectivités territoriales en 2014 : quelles orientations ?
• Comment nos concitoyens perçoivent-ils la région et quelles sont leurs attentes ?
  La région : quelles compétences, quel budget, quelle fiscalité ?

Nous serons en mesure de montrer notre capacité à mener des débats de fond, être force de propositions, construire un véritable projet politique qui rassemble la famille Centriste.

Il faudrait arrêter cette hypocrisie qui consiste à laisser croire que Modem ou Alliance Centriste seraient dirigés par des présidents opposés entre eux. Chacun veut peser dans la vie politique de façon différente. Je suis content lorsque des gens montrent des ambitions qu'ils assument et dont ils ont quelques dispositions à pouvoir exercer le cas échéant.

 Il n’y a qu’à observer comment le groupe Centriste du Sénat, composer en grande partie de MODEM, de N.C. et d’Alliance Centriste a voté unanimement le projet de la Loi Hadopi II.  Je sais, ça fait mal, cela ne fera certainement pas plaisir à quelques uns d’entre vous, mais c’est pourtant la réalité.

Je me battrai toujours pour ma part contre l’enfumage permanent de certains hommes politiques qui pour des raisons électoralistes nous font croire qu’ils sauveront le monde dès qu’ils seront au pouvoir.

Si la presse parle d’une majorité UMP et Centriste, ce n’est pas pour discréditer le Modem de François Bayrou mais pour informer les français qu’une ligne politique cohérente ce dégage du tout jeune groupe Centriste du Sénat.

Jean Arthuis se fiche de l'Elysée et l'annonce clairement en préambule. Il ne rentrera jamais, en tant que Président de son parti, dans un quelconque gouvernement. Lorsque la famille centriste sera réunie à nouveau, Alliance Centriste se dissoudra.

jp au sénat.jpgEt pour être très franc avec vous, je pense que François Bayrou n’écarte nullement la possibilité au second tour des régionales d’entrer à nouveau dans le giron centriste et rejoindre l’Alliance en cas d'une débâcle électorale majeure au premier tour. Cela lui donnerait la possibilité de limiter la casse en sortant la tête haute d’une troisième élection qui lui serait fatale, et d’éviter de fusionner avec des listes PS ou écologiques, qui, en homme de centre droit qu’il est resté, lui paraitrait insupportable. C’est aussi ça la realpolitik.

Pardon pour ma brutalité de ton. Mais un peu  de vision cartésienne de ce qu’est la politique lorsqu’elle s’éloigne du romantisme militant,  ne fait pas de mal de temps à autre.

JPB

06/07/2009

Jean-Pierre Bozzonne F.A.Q.

interview image.jpg

Certains m'ont fait le reproche de ne me pas être assez expliqué sur les raisons de mon départ du modem.

Voici un entretien réalisé à ma demande pour tenter d'apporter des réponses aux questions qui m'ont été posées, le plus fréquement.

Le mode de l'interview est direct, sans concession. Un exercice dont j'ai pris plaisir à réaliser et que je recommencerai à l'avenir.  

 

 

04/07/2009

statistiques du site Juin 2009

synthese de juin.jpgUn site en constante progression.

28/06/2009

MUTATIS MUTANDIS

Levi-van-Veluw-Seasons-Appearance.jpgCertains ont cru déceler dans mon précédent article, un besoin de justifier  mon départ du MODEM et mon ralliement à Alliance Centriste. J'ai voulu informer avant tout et rester factuel.

Il ne m'a pas semblé manquer de cohérence. Et ceux qui me font l'amitié de me lire, on senti le malaise s'installer et un glissement vers cette rupture. Il me semble que j'avais annoncé assez tôt "la couleur".

Je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis.

Pour le reste :

En 2007, Jean Arthuis n’a ni voulu rejoindre le MODEM, ni le Nouveau Centre d’Hervé Morin, partenaire de l’UMP.  Il juge comme catastrophique le morcellement des centristes en plusieurs partis. Une association se crée quelques temps plus tard,  « Rassembler les Centristes » dans ce sens. Son objet vise à réunifier la famille centriste  

Cette Association rencontre un fort succès, se démultiplie dans toute la France. Mais rapidement, ses statuts limitent ses champs d’actions politiques.  Il convenait naturellement que ces associations se retrouvent sous la bannière d’un même corps politique. C’est dans le prolongement de son association qu’est née Alliance centriste.  

L'article premier des statuts de ce nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes". Ce qui signifie en clair que ce parti sera dissout le jour où le Centre sera à nouveau réuni sous une même bannière, autour d’un seul Chef.

Il est précisé que le Président ne peut en aucun cas faire parti d’un gouvernement de n’importe quelle sensibilité, à n’importe quel poste.  

La charte éthique souligne les valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes que revendique le mouvement tout en mettant l’accent sur le développement durable et l’économie sociale de marché.

En fait, je suis adhérant de l’association de Jean Arthuis depuis quelques jours. Dès lors que le statut associatif tombe et transforme ses adhérents en « encartés politiques », il ne m’apparaissait pas honnête de le taire (ne serait-ce que vis-à-vis de tous mes amis politiques restés au MODEM) : cela aurait été triché.

Si l’Alliance Centriste admette qu’on puisse être encarté au MODEM et membre d’A.C, il me semble que les statuts du Mouvement Démocrate rejettent tout cumul dans ce sens.

 Je vais donc envoyer une lettre de démission de mes fonctions de Conseiller départemental et de membre du bureau exécutif du MODEM.

Il n’est pas question maintenant d’avoir une attitude hostile et ironique face au MODEM  ainsi que vers les militants que je respecte et qui restent mes amis dans leur grande majorité.

Je ne me suis pas transformé dans la nuit du vendredi au samedi.  

Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose qui différencie les deux mouvements.  La grande différence réside sûrement sur une éventuelle alliance que le MODEM serait prête à tenter avec des partis de gauche. Ce qui semble être rédhibitoire pour Alliance Démocrate (dont le seul but, je le répète est de rassembler au Centre).  Mais cela ne m’apparaît pas être une cause suffisante pour me sentir  en désaccord idéologique avec Alliance Centriste.

Je ne veux plus entendre parler de François Bayrou. C’est le rejet de l’incarnation politique d’un homme qui a fait que je quitte ce mouvement et rien d’autre. Si le sens de mon engagement en 2007 vers François Bayrou avait eu encore un sens en 2009, je n’aurais pas fait ce pas de deux.

J’estime que si on ne croit plus en celui qui incarne un parti politique, il faut se retirer.  Pour ce qui est du MODEM, l’incarnation est totale. Je suis en désaccord avec cela, donc je pars.

Un militant PS me fait remarquer que chez eux, ils ont des courants qui évitent la multiplication des partis.  Il y a les Fabusiens, les Hollandistes et les Strauskahnien. Le Centre n’a pas cette tradition. Pour lui, vu de sa fenêtre, je suis devenu Hollandiste ! Ca m’a beaucoup amusé mais cela n’engage que lui, bien évidemment.

 JPB

Artiste : levi van helen

27/06/2009

Je quitte le MODEM et passe au Haut-débit

 

 

roadtrip1.jpg Deux ans et être revenu au point de départ.

 Deux ans et devoir à nouveau plancher sur des problématiques de gouvernance et dénoncer les déficits démocratiques d’un mouvement qui se voulait exemplaire en la matière.

 

Deux ans et devoir à nouveau reconquérir un électorat qui s’est distillé entre le Centre-gauche et les Ecologistes.

 

Deux ans depuis que d’élections nationales en élections internes, chacun s’est placé, s’est positionné, a trouvé un petit strapontin, n‘a parlé que de cela, s’est arraché les tripes avec son voisin pour savoir qui prendrait la place de l’autre à la présidence d’un petit département dont tout le monde se fout ! Rejouant dans toute la France le même psychodrame.

 

Deux ans où personne n’a jamais parlé sérieusement de politique, ayant pour unique consigne de relayer la parole du chef. L’homme « présidentiel ».

 

Deux ans d’épuisement au bout desquels il nous faut aujourd’hui signer une pétition et adhérer à un collectif pour être entendu.

 

Petite anecdote : Il y a 3 jours j’appelle Karine, la secrétaire de François Bayrou, pour lui dire que j’aimerais parler au Président, le rencontrer. Qu’il m’accorde au moins 2 minutes d’attention par téléphone. Nous sommes nombreux à penser que le jeu du chat et de la souris a assez duré et qu’il serait bien qu’il s’exprime, qu’il nous reparle enfin.

Nous savons que notre démarche ne lui a pas fait spécialement plaisir, même si cette dernière se voulait constructive et ne remettait pas en cause les fondamentaux auxquels nous croyions.
Et s’il est mécontent, qu’il le dise !

 

Nous avions été jusqu’ici de bons petits soldats, mais nous avons le sentiment que la déroute électorale a quelque chose à voir avec la façon dont les décisions sont prises au 133 rue de l’Université.

Je donne mon numéro de portable à Karine, pour qu’il me rappelle….

J’attends toujours.

 

Qu’est ce que je fiche dans l’histoire personnel d’un homme qui a des comptes à régler avec ses anciens amis dont il fustige les méthodes ?

Le doute m’assaille lorsqu’il ne prend même plus la peine de s’expliquer avec quelqu’un qui, quelques mois plus tôt, avait passé avec quelques autres, des nuits entières à lui bâtir sa communication électronique ? Gracieusement ! Quel mépris !

Deux ans depuis qu’il a mis en place ce parti.

Car il sait plus qu’un autre, qu’aucun homme politique dans ce pays, aussi doué soit-il, ne peut prétendre à la magistrature suprême sans une force politique derrière lui.

 

Mais à l’évidence, le truc l’emmerde, même s’il sait qu’il lui faudra se résigner à passer par cette étape.

Tout ceci va contre sa nature de solitaire.

 

Il l’a compris à l’instant même où il a réunit son congrès à Villepinte.

 

Tous ces militants brandissant leurs amendements, qui pinaillaient chaque fin de phrase, sur chaque point virgule oublié ! Il devait certainement penser à François Mitterrand à ce moment-là. A Epinay en 1971. L’homme avait créé le PS ; la machine de guerre qui l’amènerait au pouvoir dix ans plus tard. Dix ans qu’il avait attendu ! Et comme aux Guignols, « putain, dix ans c’est long ! »

 

Le soir de sa gamelle électorale, au 133 rue de l’Université, il ne serrera aucune poignée de mains, n’aura aucun mot de compassion pour les militants venus le soutenir.

 

Il rechigne même depuis à offrir des autographes de son fameux bouquin écrit contre Sarkozy avec lequel il s’était rependu sur tous les plateaux télés, pendant toute la campagne électorale européenne.

Quel titre déjà ? Ah oui, Abus de pouvoir, ça me revient !



Bien sûr, il avait sans doute raison lorsqu'il affirmait que les rédactions des JT ne voulaient que lui sur leurs plateaux. Le reste du MODEM n’était pas assez vendeur pour TF1 et le Service Public.

D’ailleurs n’était-il pas le premier à se plaindre qu’il était seul aux commandes ? « Maintenant, j’ai quelques élus derrière moi » avait-il confié après les élections. Comme si cela n’avait pas été toujours le cas !

 

Mais qu’est ce qui l’empêchait de dire :

« Eh, vous savez les gars, vous qui êtes derrière votre poste, là ! Il y a des tas de cafés démocrates qui ont lieu un peu partout dans toute la France en ce moment où on parle politique et d’Europe en particulier ! Allez sur notre site ! Je suis certain que vous trouverez un lieu de rencontre près de chez vous ! C’est formidable ce qu’il s’y passe. Soyez curieux ! Ils sont animés par des gens formidables qui sont de véritables démocrates et des européens convaincus !

Le MOuvement DEMocrate ne tourne pas autour de ma seule personne vous savez!!
Le MODEM est un collectif d’auteurs. Les Commissions sont des espaces démocratiques géniaux, soyez curieux, informez-vous, venez-nous rejoindre ! »

Qui l’empêchait de tenir un tel discours ?

 

Bon bref, je ne vais pas me répandre davantage et je n’écris pas non plus pour me justifier.

Deux ans déjà ! Pas une minute de plus.

J’ai envie de faire de la politique pour faire passer quelques idées auxquelles je suis viscéralement attaché. Notamment, celles qui concernent les discriminations et les minorités visibles. Je veux faire de la politique sans plus attendre. De la politique dans ma commune, dans ma circonscription et dans ma région.

La Loi sur la régionalisation va redéfinir les cartes et les pouvoirs des élus !

Y aura-t-il encore des Conseillers généraux et régionaux dans deux ans ? Ou bien se confondront-ils en Conseillers territoriaux ?

Et les élus dans les conseils municipaux, que deviendront-ils ? Verront-il s leurs attributions transformées ? Deviendront-ils des élus intercommunaux au pouvoir plus élargis ?

Toutes ces questions demandent de la réactivité, qu’on fasse de la politique dès à présent !

 

Je crois à l’espace démocratique qu’on appelle le Centre qui ne se situe ni à droite et ni à gauche et je ne veux pas attendre 2012 ou, 2017 pour entrer dans l’action politique.

D’ailleurs à ce propos, je dois demander pardon à Simone Veil. J’ai pensé qu’elle devenait gâteuse le jour où elle a affirmé que François Bayrou était obsédé par le pouvoir ! Vous savez l’histoire de l’alcool fort qu’il nous avait sorti ! Madame Veil avait raison et lui était en rémission !

Partir avant de regretter. Partir pour mieux revenir après. Plus fort et organisé. J’ai fait la connaissance de gens remarquables au MODEM. Je n’oublie personne et j‘ai noué des histoires affectives. Heureusement qu’il y a les hommes. Mais je ne me sens pas obligé d’être fidèle à son leader, somme toute assez médiocre et tout aussi bonapartiste qu’un Nicolas Sarkozy.

 

Tout compte fait, j’ai fait le job, je n’ai rien à me reprocher.

J’observe qu’on organise des tables rondes pour réfléchir à ce qui n’a pas fonctionné durant cette campagne. Un devoir de vacances : PASSEPORT pour le MODEM - Saison 3 !

Un brainstorming pour réfléchir à un scénario qui a foiré et dont tu n'es ni le réalisateur ni même le preneur de son. Imagines le truc : Jamais on n’est allé te chercher pour te dire comment on allait faire et ce que tu en pensais, toi ? Tu ne t’es occupé de rien, on n'est pas venu te chercher.

 

Et puis une fois la campagne passée, on te demande de réfléchir sur ce qui a cloché ! Et dénoncer le séditieux !

Et puis, j’avais une autre bonne raison de ne pas m’y joindre. Le collectif des Promoteurs était assez précis dans l’avancée de ses propositions et de ses analyses !

Et comme j’en suis l’un des premiers signataires, je ne me voyais pas à nouveau réfléchir, alors que j’avais apposé ma signature au-bas d’une feuille électronique sur laquelle étaient inscrites un certain nombre de propositions claires et concises!

 

Il faut rester cohérent dans la vie! Faire plancher des militants sur des trucs qui ne serviront qu’à remplir les tiroirs ! Il me semble que chacun d’entre nous à une petite anecdote à ce sujet.

En politique comme ailleurs, je n’aime pas les doubles vies ! Je n’aime pas les mensonges, même par omission.

J’ai fait la connaissance de personnes qui parlent de politique et d’égalité sociale et de meilleure répartition.

Eux aussi veulent remettre l’individu au centre de toute préoccupation politique et économique.

Ils sont très ouverts et veulent rassembler.

Ils ne sont pas drapés de vertus du style « Mains propres et têtes hautes » .

J’ai tendance à les croire, ils ne donnent pas de leçon.

Ils vous passent d’emblée leur numéro de téléphone et leur e-mail.

Il faut que je vous dise (autrement ce serait malhonnête) que depuis quelques heures, je suis l’un de leur membre : l’Alliance Centriste.

Deux ans déjà. Je n’ai pas une minute supplémentaire à perdre, je quitte le MODEM, je passe au Haut-débit.

Je vous dis à bientôt et vous embrasse affectueusement.

JPB

 

 

 

25/06/2009

Marie Virapatirin, une femme d’exception

IMGP3789.JPGBeaucoup de choses ont été dites dans cette campagne européenne et beaucoup de travail sur le terrain a été accompli.

Pour ce qui concerne le seul département des Hauts-de-Seine (qui est la deuxième fédération  du mouvement par sa taille), je partage l’amertume de beaucoup de militants et de cadres qui n’ont pas vu leur labeur se concrétiser dans les urnes.  

Alors bien-sûr, je réclame  pour ma part, dans un manifeste, plus de transparence dans la gouvernance du mouvement et émets le vœu qu’un véritable organigramme voit le jour afin que chacun trouve sa place, apporte sa contribution personnelle et puisse développer des initiatives collégiales dans la pluralité la plus achevée.

Mais cette campagne difficile, peu relayée médiatiquement fut aussi une occasion formidable d’aller à la rencontre des autres et de se connaître davantage.

J’ai fait pour ma part, la connaissance de Fadila Mehal qui est une véritable intellectuelle du mouvement et de Jean-Louis Fontaine avec lequel j’ai noué des relations particulières. Rien que pour cela, cela valait le coup de s’engager et je ne regrette pas d’être descendu dans l’arène.

Mais Il y a une personne en particulier à qui j’aimerais rendre un hommage appuyé. Parce qu’elle a fait un travail remarquable pendant toute cette campagne. Un travail immense. Et que c’est aussi et surtout pendant les batailles qu’on juge le mieux la valeur de ses généraux.

Il s’agit de Marie Virapatirin.

Je connaissais déjà Marie. Depuis 2007 nous avions eu de nombreuses occasions de nous croiser  à des réunions de toutes sortes et participer aux mêmes combats. A Cap Esterel, nous avions trouvé plus de temps, pour mieux nous connaître.

Marie Virapatirin  est une femme à la personnalité forte qui intimide aux premiers abords, surtout les hommes (aller savoir pourquoi ?) une personne franche. Une femme qui cache aussi beaucoup de sensibilité sous sa cuirasse de battante.

Pendant cette campagne, elle m’est apparue sous une autre dimension. Marie est une véritable femme politique, une femme brillante, cultivée, parlant rarement pour ne rien dire, ne ramenant rien à elle qui s’est mise à la disposition de toutes et tous en animant n’importe quel débat avec une profonde rigueur et de conscience professionnelle.

J’ai découvert une intellectuelle, une passeuse d’idées, une pédagogue formidable très proche de la démarche d’une autre grande femme du mouvement qu’est  Fadila Mehal. 

Marie Virapatirin, gagne à être connue, gagne à être entendue, sera un élément précieux pour celles et ceux qui travailleront avec elle.

Alors c’est vrai, Marie Virapatirin n’a pas de blog personnel ; elle n’est pas une adepte des forums sociaux et se met peu en avant sur la blogosphère.  Elle reste un peu dans l’ombre du landerneau du Netien..

Je ne sais pas si de temps en temps on lit nos blogs au premier étage de la rue de l’Université ? si on trouve de l’intérêt à lire ce que de simples militants écrivent ou bien des petits cadres qui, comme moi, ont un mandat local et qui s’expriment sans tabou. Mais si des réformes devaient être engagées, si nous devions être écoutés sur les propositions que nous émettons actuellement, et si, à l’issue de tout ceci, des réflexions étaient menées pour choisir des femmes et des hommes nouveaux pour incarner la pluralité et la diversité de notre mouvement, alors il m’apparaîtrait comme une évidence que le nom de  Marie Virapatirin  soit évoqué et trouve sa place dans ce qui pourrait être le  conseil exécutif de ce mouvement.

Car ce serait un gâchis monstrueux que de se passer de son savoir faire, de ne pas saisir cette chance là et de la laisser à la place où elle se trouve. Même si par ailleurs, elle réalise dans ses fonctions d’élue locale de la ville de Bagneux, un travail formidable et constructif.

 JPB

 Marie Virapatirin – 92 Conseil international en politiques publiques Conseillère municipale de Bagneux Conseillère communauté d’agglomération Sud-de-Seine Vice-présidente du Mouvement Démocrate

 

 

 

 

23/06/2009

Frédéric Mitterrand, je suis un fan absolu.

FM.jpgFrédéric Mitterrand est un type brillant,  raffiné et un véritable homme de culture.

C’est aussi un historien de formation. il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Il va devoir malheureusement quitter la Villa Médicis prématurément. Il en était le directeur depuis tout juste un an ;  personnellement, je m’en attriste.

Mais je suis ravi ce soir d’apprendre qu’il accède à la fonction de Ministre de la culture.  J’imagine combien cette nomination doit avoir pour lui une résonnance particulière.

Je trouve pour ma part qu’il n’a pas assez produit, bien qu’à chaque fois qu’il se mit à l’œuvre, il fît mouche et fut salué des critiques.

Frédéric Mitterrand  est un esthète ;  un homme qui n’aime que la perfection.  J’ai toujours mis sur ce compte-là, son peu de production artistique. Mais  son esthétisme est flamboyant et chacun sait qu’il est un conteur extraordinaire.

Si Frédéric Mitterrand est aussi un penseur d’images, un promeneur dans l’intime, j’aime avant tout l’écrivain, l’amoureux des lettres. De Mémoires d’exil, à une saison tunisienne, de la mauvaise vie, à son Festival de Cannes, j’aborde toujours ses livres avec un plaisir inouï, adorateur de son style.

Du reste, c’est toujours avec sa voix si particulière que je me les lis mentalement.

La difficulté des Ministres de la culture en France est sans doute la pérennité du poste : notre mémoire  collective s’entêtait jusqu’ici à n’en retenir que deux : André Malraux et Jack Lang.

Je suis persuadé que si les moyens lui sont donnés, Frédéric Mitterrand s’invitera dans cette liste.

 

JPB

19/06/2009

24 heures chrono

24_heures_chrono.jpg24 heures après l’initiative lancée par les Promoteurs, force est de constater que rien ne bouge, ni personne au 133 rue de l’Université. Les I-phones que mes camarades démocrates caressaient compulsivement pendant des heures, ne sonnent pas.

On se retranche, on s’observe, on attend. L’attentisme, voilà la nouvelle idéologie du MODEM dont une partie du nom signifie pourtant mouvement. Quel paradoxe !

Jean-François Khan, en homme libre et indépendant a exprimé sur le magazine dont il est le fondateur, ce qu’il pensait de la campagne et en a tiré les conséquences en toute amitié. Y-a-t-il eu quelqu’un pour lui reprocher sa parole libre ?

Il a plusieurs façons de faire de la politique. François Bayrou s’est approché de nous avec un langage qui lui était propre. Petit à petit j’ai fait mienne sa grammaire, sa rhétorique et sa dialectique. C’était plus naturel pour moi que d’entendre Nicolas Sarkozy désacraliser la syntaxe, faire des fautes de français, ne pas maitriser les négations et manger ses phrases.

C’est aussi cela faire de la politique. Le pouvoir des mots, le sens de la parole donnée. Tout est langage avait écrit Françoise Dolto dans un livre resté célèbre.

Faire de la politique, c’est s’adresser à l’autre, son voisin, son proche, celui qui n’est pas tout à fait d’accord avec soi. Echanger en toute franchise et en toute liberté. Débattre.

Héritiers de la démocratie chrétienne, du radicalisme, de la pensée libérale ou même de la gauche, nous nous sommes retrouvés dans cette parole et dans la liberté que nous promettait ce mouvement.

Quel doux sentiment pour toutes celles et ceux qui comme moi s’étaient retrouvés un peu en marge des partis traditionnels, qui avions vécu le malaise et la difficulté de ne  plus faire parti d’une aventure collective. 

Mais il faut avoir une personnalité forte si on veut s’imposer au centre. Ne pas se contenter d’être un orateur habile, ne pas s’attendre à ce que l’autre ait la même opinion que la vôtre, ou bien qu’il s’y rallie par connivence ou facilité. 

Pendant la campagne des élections européennes, tandis que nous  défendions l’idée de l’Europe, François Bayrou a  été perçu des français, comme quelqu’un en guerre contre le Chef de l’Etat, comme quelqu’un voulant absolument en découdre. Son obsession présidentialiste a déterminé son comportement.

Or, la famille centriste n’a pas de tradition bonapartiste. Elle ne doit pas être obsédée par la conquête de la magistrature suprême.

Nous sommes des militants, des femmes et des hommes, des élus et des parlementaires qui partageons le débat d’idées, l’art de vivre ensemble, permettant à chacun d’entre nous de trouver l’espérance et de s’épanouir dans ses engagements professionnels, civiques ou associatifs.

Nous voulons faire vivre des valeurs sociales et européennes,  dans le partage, dans l’écoute et l’échange.  C’est aussi cela notre combat. 

Celui qui s’affirme centriste, démocrate,  a une attitude qui consiste à admettre qu’il ne possède pas tout seul la vérité, qu’il croit au dialogue pour pouvoir trouver avec l’autre,  le chemin.

 C’est essentiellement cela  qui anime la démarche des Promoteurs. Les promoteurs d’idées.

JPB

http://www.flickr.com/photos/phileas1964/sets/

 

16/06/2009

III Démocratie et multiculturalisme.

voile.jpg

On peut se demander si la démocratie ne présuppose pas la laïcité ? Dans un grand nombre de régions, on utilise aujourd’hui la religion à des fins politiques comme jamais auparavant. Je ne dénie pas un instant le droit à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais je m’oppose à la déformation qu’on infligée à ce droit, nombreux dirigeants politiques et fondamentalistes.

Si mettre en doute le rôle de la religion dans l’Etat conduit immanquablement à la laïcité, cela pourrait inciter à une autre approche de la démocratie, en particulier dans les sociétés où plusieurs religions coexistent.

La démocratie exige qu’l y ait à la fois une représentativité et des décisions politiques reposant sur l’opinion de la majorité.

Mais qu’est ce qui compose une majorité ? S’il s’agit seulement d’une affaire de chiffres, du nombre de votes exprimés aux élections, c’est la porte ouverte aux fraudes électorales où à l’obtention du suffrage populaire par des idéologies qui semblent défendre des causes précises, mais qui ne cherchent en réalité qu’à contrôler d’amples secteurs de la population. Je pense ici à cette forme de populisme réactionnaire fondé sur la race ou la religion, qui a provoqué à maintes reprises des tensions et des violences en plusieurs points de la planète et qui montre le bout de son nez jusqu’à chez nous.

Dans l’intérêt de la démocratie, il serait bon de trouver le moyen d’empêcher ces mouvements d’imposer leur définition du pouvoir majoritaire, surtout qu’il y a exploitation politique des communautés religieuses dans le cadre d’un programme supranational occulte.

L’Etat-nation moderne se heurte aussi au problème de la place qu’il doit accorder aux minorités culturelles qui ont une conscience de plus en plus aigüe de ce qu’il est impossible de les exclure de la majorité démocratique.

La meilleure façon de comprendre la corrélation entre culture et démocratie, c’est d’examiner la façon dont ces individus ou ces groupes choisissent leur identité et perçoivent les différences entre eux-mêmes et les autres.

A l’identité unique et stérile, pourrait succéder une identité multidimensionnelle englobant des aspects sociaux et culturels complexes. Il serait également plus difficile d’exercer une mainmise politique sur une démocratie multidimensionnelle.

 

15/06/2009

II- Internet et les individus autonomes

DSCF2864.JPGLes individus autonomes sont les derniers avatars de la nouvelle médiasphère  qu’incarne Internet. Ils sont les héros subversifs qui combattent un modèle démocratique ancien, usé, en panne d’idéologie et nourri au consensus mou et au politiquement correct.

La démocratie représentative aboutie souvent à un pouvoir coupé du simple citoyen par une distance infranchissable.

Pourtant, désaccord et protestation forment l’articulation obligatoire des systèmes démocratiques. Dans les sociétés démocratiques, quand on enseigne aux enfants quels sont leurs droits et leurs devoirs, on attire rarement leur attention sur le droit de ne pas être d’accord. On place très haut le conformisme et on désapprouve, ou on ignore la dissension.

C’est le sujet docile, soumis, et non pas l’individu autonome, que l’on considère alors comme le citoyen idéal.

Mais tout système peut être perverti ou rendu inopérant dès lors qu’il devient impossible de contester ceux qui en ont le contrôle. Les institutions, qui devraient être garantes de son bon fonctionnement, finissent souvent par se rendre complices des abus qu’elles sont censées prévenir.

Le cinéma, la télévision et la publicité montrent les représentants du peuple, ou supposés tels, en personne, mais ceux-ci s’adressent à un auditoire qui ne peuvent même pas voir. Pour parvenir à une représentativité authentique, il faudrait prévoir un mécanisme de consultation des électeurs, qui devrait aussi garder le droit de révoquer, s’ils le souhaitent leurs représentants. Ces droits en apparence négatifs pourraient se révéler un contrepoids indispensable à la tendance des représentants à manipuler le pouvoir.

Avant qu’il ne devienne à son tour le lieu de toutes les manipulations, l’Internet est un medium subversif qui s’est construit dans un underground de créativités interactives qui échappent jusqu’à présent à tout contrôle efficace et qui incarne un espace de liberté total.

C’est aussi la raison pour laquelle les pays totalitaires ont été les premiers à vouloir museler Internet. 

Ce nouveau type d’échange plaide pour un individu devenu autonome et anonyme, perdu dans la ramification tentaculaire de millions de réseaux connectés entre eux.

Les individus autonomes n’ont pas l’intention de détruire la société, mais aspirent à la transformer de manière créative.  Ils n’appartiennent pas forcément aux sphères dirigeantes, mais ils les critiquent et, si nécessaire, protestent contre certaines mesures prisent par celle-ci.  Aussi longtemps qu’on admettra que gouverner la société et que l’autorité morale va de pair avec l’autorité politique et sociale, ces personnes-là auront un rôle à tenir dans le jeu démocratique.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu