La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

28.07.2010

Une petite histoire du terrorisme

134832131.jpgOu comment le terrorisme contemporain a bouleversé l’idée que nous avions des conflits traditionnels et des rapports de force entre Etats.

Le phénomène terroriste a été longtemps assez peu étudié ou obscurci volontairement par la propagande des états qui mettaient derrière ce vocable tout usage illégitime de la violence (Kurdes de Turquie, guérillas des Tamouls..).

Et bien qu’il soit illégitime, l’acte à caractère terroriste n’en est pas plus immoral que tout autre type d’action violente : Selon de quel côté on se trouve, un terroriste devient très vite un résistant à la faveur des opinions publiques qui le soutiennent et considèrent ses attaques comme le seul moyen de lutte contre une occupation, un ennemi déclaré ou une autocratie dirigeante.

Le terrorisme est ni de gauche, ni de droite. Il peut être fasciste, d’extrême gauche ou anarchiste, mais toujours de propagande. Pour décrire son but, on peut citer la phrase de Raymond Aron à ce sujet : « On peut qualifier de terrorisme une action dont les effets psychologiques dépassent les effets physiques ». En effet, si on s’en tient à la guerre classique d’un territoire contre un autre, d’une guérilla ou d’une guerre civile, l’acte terroriste est toujours moins meurtrier mais toujours plus spectaculaire.

L’usage moderne du terrorisme est né pendant la période dite de « la Terreur » sous la Révolution Française (1793-1794) : Dès cette époque l’usage du terrorisme c’est d’abord celui de la terreur d’Etat. C’est toujours vrai de nos jours. Dans les trois dernières décennies du vingtième siècle, il fut utilisé par de nombreux états pour enrayer des révoltes fomentées par une partie de la population contre ses dirigeants et qui ne pouvaient pas être circoncîtes par des méthodes classiques : Le gouvernement guatémaltèque dans les années 60, le gouvernement brésilien dans les années 70 avec ses escadrons de la mort pour n’en citer que deux qui ne prêtent à aucune controverse, ont utilisé ce type d’action. Des état peuvent aussi, de façon éclair, avoir recours à des actions terroristes contre un autre état : Les bombardements de Dresde, de Tokyo, d’Hiroshima, de Coventry peuvent être considérés comme des actions terroristes, faisant de nombreuses victimes et ayant pour point commun des opérations destinées à faire perdre le moral à l’adversaire.

Que suggère-t-on en accolant le mot de terrorisme à une action ? Est-ce empreint d’une technique de propagande ou bien est-ce la volonté d’en définir la « démarche scientifique » ? Toute la difficulté est là, du côté où l’on se trouve, du parti que l’on prend.

Vers 1880, le terrorisme fut utilisé par les Narodniks, populistes russes, comme l’unique moyen d’expression contre le Tsar et l’autocratie en place : Puisqu’en l’absence de toute démocratie, il n’existait pas d’autre façon de se faire entendre.

Après la seconde guerre mondiale ont a désigné de terroriste des mouvements de libération qui s’exprimaient au travers de guérillas urbaines et qui pouvaient aussi mener des actions à caractère terroriste afin d’accélérer leurs revendications, marquer leur présence sur le territoire de l’adversaire et montrer qu’ils pouvaient pénétrer dans les villes pour faire de la propagande autour de leur mouvement.

Mais 1968 marque l’année où débute le terrorisme contemporain en deux foyers distincts :

Les tupamaros d’Amérique Latine et les palestiniens au Moyen Orient.

Du côté latino-américain on croit avoir tiré la leçon du Che Guevara l’année précédente en Bolivie : L’idée d’un foyer insurrectionnel n’ayant pas besoin de préparation politique pour passer à l’action et entraîner les masses. Cette idée s’est soldée par un échec partout où elle a été appliquée ; puisque sur la douzaine de guérillas qui avait débutée avec la révolution cubaine (1959-1967), aucune n’a survécue. Ainsi, le brésilien Carlos Marighela et les Tupamaros uruguayens décident de procéder à des guérillas urbaines qui marquent le commencement d’actions à caractère terroriste à l’intérieur des villes. Après quelques coups réussis au cours des deux premières années, leurs actions vont vite entraîner la montée au pouvoir d’une junte militaire qui restera au pouvoir pendant douze ans dans un état qui jusqu’ici était démocratique.

Mais ces actions auront fait des émules : Elles seront imitées en Allemagne avec la Bande à Baader, en Italie avec les Brigades rouges, en France avec Action Directe, au Canada avec le FLQ, en Belgique avec Les Cellules Communistes combattantes de Belgique et aux Etats-Unis avec The Weather Underground Organisation.

Tous ces groupes de types idéologiques différents, partent du même principe que les Tupamaros : L’Etat n’est pas démocratique et pour que les masses en prennent conscience et les rejoignent, ces groupes décident de passer par l’action armée. La répression qui en suivra, montrera par sa violence à quel point l’état est fasciste et devra déclencher des manifestations et des soulèvements populaires de soutien qui les aideront, in fine, à renverser le régime en place. A leur tour, ces organisations essuieront une série d’échecs partout où ils se seront implantés et l’ensemble de ces mouvements finira par se dissoudre une dizaine d’années plus tard. Leur création aura eu pour conséquence un renforcement de lois répressives dans des pays à caractère démocratique.

L’autre branche est porteuse d’un avenir infiniment plus fertile : Parce que les actions de commando lancées depuis la guerre Israélo-arabe de 1967, appelée « Guerre des 6 jours » n’ont pas eu l’écho et ni le succès attendu, George Habash, le dirigeant du Front de libération de la Palestine (FLP) entame en juillet 1968 une action à caractère terroriste en détournant un avion de la compagnie israélienne El Al. Ce détournement créera la publicité recherchée au sein du monde occidentale qui va découvrir que le noyau du conflit israélo-arabe est avant tout un conflit de nature israélo-palestinien. La série d’attentats qui suivra, aura les effets diplomatiques recherchés puisqu’elle marquera un tournant fondamental de la diplomatie française vis-à-vis d’Israël et, par voie de conséquence, marquera le début de sérieuses divergences entre Paris et Washington sur la façon d’aborder le conflit israélo-arabe.

Dans le cas des latino-américains comme dans le cas des palestiniens, l’utilisation des actions à caractère terroriste est le substitut de guérillas que, ni les uns ni les autres, n’ont la capacité de mener. Cela sera le cas de tous les mouvements depuis lors.

Si la guérilla était l’arme du faible, le terrorisme est l’arme du plus faible encore : Les états démocratiques sont si puissants qu’il n’est plus possible de les attaquer frontalement, c’est la raison pour laquelle, s’y substituent les actions terroristes.

Ce « terrorisme publicitaire » va se poursuivre par de multiples détournements d’avions qui vont se banaliser et dont l’Occident finira par s’accommoder. Dès lors, il conviendra aux groupes terroristes de marquer plus fortement les esprits avec en 1972 une prise d’otages d’athlètes israéliens au village olympique de Munich.

Les membres du FLP exigent du Premier Ministre de l’époque, madame Golda Meir de relâcher 200 prisonniers politiques palestiniens contre la libération des otages. L’option violente débouchera sur un choc meurtrier qui se soldera par la mort des membres du commando et des athlètes.

D’une façon générale, l’action sera ressentie du côté occidental comme négative et contre-productive même si du côté des arabes elle sera vécue, notamment par les palestiniens, comme porteuse d’héroïsme.

Vers le milieu des années 70 un certain nombre d’états dont la Libye, l’Irak et la Syrie vont utiliser certains groupes palestiniens dans le cadre d’un terrorisme de coercition diplomatique en direction des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France. Puis, à partir de 1979, une fois la révolution islamiste installée, l’Iran utilisera à son tour le terrorisme.

A cette époque, le terrorisme se généralise. De nombreux groupes éclosent, certains disparaissent et dès 1980 convergent vers l’Afghanistan.

Depuis que les troupes soviétiques se sont rendues maître du pays par une intervention aérienne hors du pacte de Varsovie, cet endroit géographique est devenu le haut lieu de lutte contre le géant soviétique et un terrain de rencontre de tous les terrorismes islamisants.

Sur le plan politique, les américains, pour des raisons militaires et historiques (ils n’ont jamais oublié que les Soviétiques aidèrent à leur enlisement militaire sur le sol VietNamien) souhaitent l’échec des soviétiques dans ce nouveau conflit et sont prêts à y mettre les moyens nécessaires.

A cette époque, trois états vont jouer un rôle essentiel dans la montée de l’islamisme :

- Les Etats-Unis qui choisissent d’aider de façon quasi exclusive, à travers le réseau Maktab al-Khidamat dirigé par un certain Oussama ben Muhammad ben Awad qui représente la tendance la plus dure : Cette décision aura une conséquence dramatique dix ans plus tard. Elle se mesurera de façon inattendue, par un effet de boumerang, au début des années 90 et éclatera de façon plus visible avec la série d’attentats du 11 septembre 2001.

- L’Arabie Saoudite et le Wahhabisme qui vont contribuer à la montée de l’islamisme de façon importante qui du Nigeria jusqu’au sud des Philippines n’auront de cesse de financer et d’organiser logistiquement des islamistes radicaux avec pour point d’orgue l’Afghanistan.

- Le troisième état qui va tirer avantage de sa situation géographique est Le Pakistan. Il va multiplier des Medressa en Afghanistan de telle sorte de transformer ce pays en un état ami et d’acquérir ainsi une profondeur stratégique pour rééquilibrer sa faiblesse militaire vis-à-vis de l’Inde (Cf conflit du Kashmir qui perdure depuis 1947, avec la création du Pakistan et de sa partition).

Bien qu’on les nomme Moujahids Afghans, l’ensemble de ces guerriers sont issus de différents pays de la région du Proche et du Moyen-Orient et sont recrutés jusqu’au au fin fond du Maghreb, mais tous ont en commun, « l’idéologie terroriste ». En se rendant en Afghanistan, ils reçoivent une formation intellectuelle, c’est-à-dire religieuse, par des Moujahids pakistanais dans des Medressa, puis une formation militaire à l’intérieur des camps Afghans.

Entre 1988 et 1989, les soviétiques se retirent de l’Afghanistan et laissent derrière eux un pays exsangue qui ne tardera pas à plonger dans la guerre civile. Une partie des islamistes étrangers décide de retourner dans leurs pays d’origine avec un savoir-faire « terroriste ». La plupart d’entre eux vont multiplier des foyers islamistes insurrectionnels dans ces régions et préparer un Djihad majeur qui provoquera un nombre important de victimes dans un mélange de terrorisme, de guérillas et de guerre civile : Les islamistes algériens seront à deux doigts de renverser le régime par une multiplication d’attentats tout plus violents les uns que les autres qui terroriseront leur pays pendant plus d’une décennie.

Une internationale islamiste va naître et participer directement ou indirectement aux conflits en Bosnie, en Tchétchénie au Kashmir et ailleurs.

Les Moujahids Afghans restés sur place, vont effectuer un travail en profondeur sur les masses, n’hésitant pas à pallier aux carences sociales de leurs dirigeants par le biais de Mollahs locaux qui apportent nourriture et culture coranique au peuple, ne se privant pas, au passage de réinterpréter à leur guise la moindre sourate dans le sens d’une radicalisation visant à justifier tout acte de violence contre les impies : Ils seront imités par d’autres Mollahs dans tous les endroits où une communauté musulmane importante existe.

Pour ceux qui dans les pays où ils vivaient avant la guerre, maîtrisent la langue et possèdent des connaissances universitaires, ils tisseront des liens pour mettre en place des cellules actives organisant des actes terroristes sur place.

La fin de la guerre en Afghanistan marque aussi la fin de l’expérience gorbatchévienne qui débouche sur un chaos économique, social et identitaire qui durera plus de dix ans et qui entraînera l’effondrement du système communiste soviétique et européen. Cette nouvelle redistribution géopolitique aura pour conséquence la modification de l’architecture du monde : Ce dont ne vont prendre conscience la plupart des dirigeants politique qu’à la faveur de la crise provoquée par la guerre en Irak. Soudain, l’Amérique devient la seule puissance : le nouvel ordre mondial évoqué par George Bush père, au lendemain de la guerre du golfe s’instaure définitivement.

La super puissance américaine, profitant de l’effacement de l’URSS, entame sa première guerre du golfe.

La période Clinton marque une période d’euphorie économique et boursière où les Etats-Unis vont s’enivrer dans la prospérité et délaisser le dossier Afghans.

Parallèlement, les américains vont traverser une période de faiblesse politique dont le point d’orgue sera l’affaire Levinsky.

Les états qui appartenaient au traité de Varsovie, entrent dans l’OTAN et les états Baltes cognent à la porte de l’Europe. Le monde change, se modifie et un même temps ils se passent des évènements dont les américains ne mesurent pas l’ampleur : C’est le cas du premier attentat contre le WTC en 1993 qui fera 17 morts et qui devait, à l’origine, par une série d’explosions organisée autour de camions piégés, ébranler l’une des deux tours.

En 1995 en Arabie Saoudite, une dizaine d’américains seront victimes d’attentats, mais Riyad ne permettra pas à la CIA d’enquêter. Ce n’est qu’en 1998, lorsque les ambassades américaines de Dar Es-Salaam et de Nairobi seront frappées à leur tour, provoquant la mort de 225 victimes dont 12 américains que la CIA aura entre ses mains un faisceau de présenptions assez important pour admettre qu’il ont été perpétré par un réseau d’islamistes organisés, qui ont désigné les Etats-Unis comme ennemi déclaré.

18 mois plus tard, ce sera l’attentat contre le USS Call au large d’Aden, au Yémen qui fera 17 victimes et puis de façon encore plus inattendue, le 11 septembre 2001 qui provoquera une onde de choc considérable.

La réponse des Etats-Unis sera la guerre. Cette décision sera prise exactement le lendemain du 11 septembre 2001. Malgré que le régime irakien ne soit pas coupable de la série d’attentats qui vient de secouer le pays, Paul Wolfowitch va désigner l’Irak comme responsable des attentats et la cible principale. Un mensonge d’état va naître, entretenu par une population traumatisée par l’horreur à laquelle elle est confrontée sur ses écrans de télés qui ne cessent de lui rediffuser en boucle.

Les militaires américains, souhaitent cette guerre aérienne, rapide et peu coûteuse en hommes : La sensibilité de l’opinion publique est restée très marquée par la guerre du Viêt-Nam où l’armée américaine avait perdu 58 000 hommes. Ce sera pour les Faucons du Pentagone et la famille Bush en particulier, une divine surprise pour faire avancer leurs propres intérêts et profiter, à la faveur du choc créer par la série d’attentats, pour avancer une stratégie offensive (l’Amérique étant désormais la seule puissance hégémonique), tirer le maximum de parti de ce désordre et envahir l’Irak pour maîtriser la manne pétrolière de ce pays.

Après avoir fait une campagne diplomatique très large menée tout au d’abord au Pakistan où les Etats-Unis menace de déstabiliser le régime en place, si ce dernier n’est pas solidaire, et essuyé un veto de l’ONU dont les américains passeront outre, l’assaut direct aura très vite lieu. Stratégiquement, les talibans ne comprennent pas que s’ils veulent perdurer sur le plan militaire contre les américains, il ne faut pas accepter de combat frontal mais essayer au maximum de se diluer et d’attendre l’occupation au sol. La seule opération au sol qui sera tentée par les américains le 18 octobre 2001 avec des commandos spéciaux largués pour s’emparer du Mollah Omar se soldera par un échec et des pertes relativement importantes. Ce qui montre la vulnérabilité de l’adversaire sur une guerre de terrain (ce que rend compte tous les jours, la situation en Irak, une fois encore).

Le grand espoir d’Al-Qaida était que les bombardements américains déclenchent des soulèvements de populations, des manifestations de soutien dans des pays comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte ou le Pakistan, et déstabilisent les régimes en place.

A part le Pakistan ou une organisation non négligeable d’islamistes reste très structurée, partout ailleurs, les polices locales finissent par démanteler les principaux réseaux. Malgré des manifestations importantes, spontanées, plus émotives que violentes, le soulèvement des populations n’a jusqu’à présent pas eu lieu, manquant de la structure nécessaire pour engager une véritable contre-offensive sur les autorités armées et la police en place.

Le terrorisme islamiste semble n’être constitué que de noyaux réduits. Il n’est pas porté par de grands mouvements de masse. Le seul endroit où les islamistes sont parvenus à s’emparer du pouvoir, reste à ce jour la Turquie. C’est un phénomène islamiste modéré qui s’inscrit dans une démarche démocratique.

Depuis le début de cette seconde guerre irakienne, la contre-attaque américaine est justifiée par le Pentagone comme devant empêcher la prolifération des armes de destruction massives et par un effet d’exemple, répandre la démocratie partout dans le Moyen-Orient.

L’argument est fallacieux et fonctionnera tant que l’opinion publique et la classe politique resteront traumatisées par la peur : Le temps nécessaire d’installer un régime ami en Irak, de se positionner à l’épicentre du Proche-Orient, de peser sur la Syrie afin de faire cesser toute aide au Hamas, aux Hezbollah et aux djihads et contraindre les iraniens à ne pas mettre en place une force militaire nucléaire : C’est comme cela que la contre insurrection américaine a été pensée et c’est ce qui se déroule sous nos yeux. Des manœuvres diplomatiques s’intensifient chaque jour sur la question iranienne. C’est bien évidemment le signe que les américains sont prêts à utiliser la force aérienne pour bombarder Téhéran.

Mais en Irak à l’heure où les nationalismes tentent de se répartir le territoire à coup de surenchères terroristes, les libérateurs d’hier sont devenus des occupants à part entière. L’évangélisation démocratique et la découverte d’armes de destruction massives ont fait long feu.

Les attentats suicides qui caractérise le terrorisme actuel ne sont pas nouveaux dans l’histoire : Il repose sur l’exemple Tamoul qui date d’une trentaine d’années et qui reste d’un point de vue technique, le plus efficace. Ils étaient généralement bien mieux préparés que les kamikazes palestiniens, disposant d’une infrastructure qui étudiait méticuleusement le terrain et le moment d’agir, avec une maîtrise logistique remarquable (50% des attentats étaient réalisés par des jeunes femmes) : Le Kamikaze n’était jamais seul, mais porté jusqu’au bout par un groupe.

A partir de 2002, en échange d’une large autonomie, les Tamouls ont choisi la négociation avec l’Etat Sri lankais et ont abandonné les attentats suicides.

Le terrorisme de type islamiste occupe aujourd’hui l’espace de la violence. C’est une forme de guerre. Il n’est pas plus illégitime que la guérilla et aucun jugement moral ne doit être porté sur lui de façon univoque (ou alors il faut porter un jugement moral sur la guerre et ses conséquences).

Les activités de la CIA occupent aujourd’hui la place du terrorisme d’Etat. Même si elles sont qualifiées de contre terroristes, elles sont menées avec des méthodes semblables.

Comme à chaque fois, on observe des restrictions de libertés indiscutables (bien au-delà de Guantanamo). Mais indiscutablement, une partie de la population américaine préfère toujours que sa sécurité passe au premier plan quitte à réduire son espace de liberté individuel.

 

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://voguehaleine.20minutes-blogs.fr/trackback/305131

Commentaires

Chapeau. Je suis très impressionné par cette synthèse digne d'un article d'encyclopédie !

Écrit par : l'hérétique | 29.07.2010

c'est l'USS Cole, pas Call.

Sinon, tres interessant.

Écrit par : Le Parisien Liberal | 29.07.2010

Écrire un commentaire

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu