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06.10.2008

Avant, pendant, après

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Jean Marc Parisis a le talent de coucher sur une page ses pensées, ses états d’âme avec une clarté limpide.
Il aime les femmes. Aime en parler. Le fait très bien.
Lorsqu’il parle de ses personnages masculins, c’est toujours un peu à la façon du Bernard Lermite de Martin Veyron : ils leur manquent toujours une option pour qu’ils assurent pleinement.

Dans Avant, pendant, après ; roman paru en 2007, il nous conte le récit amoureux de François, un parolier à succès à la quarantaine juvénile, qui tombe amoureux d’une jeune femme qu‘il rencontre dans une soirée branchée parisienne. La première fois qu’il la voit, il ne la voit pas, il l’aime de dos.
Jusque là, c’était plutôt lui qui larguait les femmes. Avec Gail, François apprend à souffrir et devient romantique.
Jean Marc Parisis  parvient à travers un livre très court, à décrire les différents stade amoureux d’un homme dépassé par ce qui lui arrive : une situation bovaryste inversée, le récit d’une rencontre, ces différentes étapes, du coup de foudre initial au largage annoncé. 
C’est un roman dans lequel je me suis promené avec délice ; un roman peint avec la précision d’un tableau de Courbet transposé au 21ème siècle.

Extrait.
J’aimais son côté garçon contredit par ses seins en forme de pamplemousse. Elle enfilait ses bottes comme la Duchesse de Chevreuse au temps béni de la Fronde.  Je l’aurais bien vu à cheval. Sa virilité exaltait sa féminité. Son harmonie physique triomphait naturellement, sans qu’elle ait besoin d’en rajouter avec les fringues. Un jean, des Converses, un cache-cœur, une veste à fleurs brodées. Elle se préparait sans précaution excessive au regard des gens de la pub.  Elle leur faisait ce cadeau, elle se pointait avec son corps propre et ferme et ses deux yeux d’enfant mal réveillé dans les bureaux. Parfois elle arrivait avec un peu de moi dans le ventre.

Mot de l'éditeur sur "Avant, pendant, après" de Jean-Marc Parisis

« La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Et je savais que lorsqu’elle se retournerait ce serait pire. »

Au balcon d’une soirée, un homme rencontre une jeune femme qui va bouleverser son existence. Il est parolier, il ne connaissait l’amour qu’en chanson. Il va le vivre. Le charme inouï des débuts. Le plaisir comme il ne l’avait jamais connu. Les incertitudes, les inquiétudes. Le monde des autres qui menace, faux amis et vrais amants. La psychologie, les fantasmes et la pornographie. La virilité mal placée. La jalousie. La dépendance et l’humiliation.
Les ravages de l’abandon. Le chagrin absolu. Et la renaissance, qui n’est en aucun cas l’oubli. Car il s’agit bien d’une histoire inoubliable, pour celui qui la vit, comme pour le lecteur.
Jamais on n’avait poussé aussi loin la peinture du rapport amoureux aujourd’hui entre un homme et une femme.


Avant, pendant, après
De Jean-Marc Parisis - Livre de poche -115 pages, 5 €.

16.09.2008

Où on va, Papa ?

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Cher Mathieu, Cher Thomas,

Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lu tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait, ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures….

Maintenant que Mathieu est parti chercher son ballon dans un endroit où on ne pourra plus l’aider à le récupérer, maintenant que Thomas, toujours sur la terre, a la tête de plus en plus dans les nuages, je vais quand même vous offrir un livre. Un livre que j’ai écrit pour vous. Pour qu’on ne vous oublie pas, que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d’invalidité.
Pour écrire des choses que je ne vous ai jamais dites. Peut-être des remords. Je n’ai jamais été un très bon père. Souvent, je ne vous supportais pas, vous étiez difficile à aimer. Il fallait une patience d’ange et je ne suis pas un ange.
Vous dire que je regrette qu’on n’ait pu être heureux ensemble, et peut-être aussi, vous demander pardon de vous avoir loupés.

On n’a pas eu de chance, vous et nous. C’est tombé du Ciel, ça s’appelle une tuile.
J’arrête de me plaindre.

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Il ne s’agit pas a proprement parlé d’un livre mais du carnet intime d’un homme, dont l’humour noir a toujours été le dernier rempart contre une certaine forme de pudeur et contre un chagrin intime longtemps gardé secret qu’il partage aujourd’hui avec ses lecteurs, dans un livre émouvant.

Jean-Louis Fournier est écrivain et réalisateur. Il fut aussi l’ami de Pierre Desproges (il réalisa entre autre la minute nécessaire de monsieur Cyclopède). Ils partageaient ensemble ce même humour noir et satirique. Sans doute est-ce pour se protéger une fois encore, qu’il utilise cet arme dérisoire pour nous parler de ces deux petits mioches cabossés, lourdement handicapés qui vinrent au monde différents, et dont il confesse entre les lignes avoir mis du temps à réaliser combien il les aimait.

9782234061170-G.jpgOù on va, Papa ? est l’une des rares phrases que son fils Thomas réussissait à prononcer. C’est aussi le titre qu’il a choisi pour témoigner pour qu’on ne les oublie pas et qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité.
Mais à aucun moment de ce questionnement intime, Jean Louis Fournier ne flirte avec le pathos.

 

Son écriture est bouleversante.

« Où on va, Papa ? »,  de Jean-Louis Fournier, éd. Stock, 150 p, 15€

14.09.2008

La vie devant soi

Del Amo 1.jpgLa rentrée littéraire se poursuit. Malgré un emploi du temps chargé, je m’oblige à lire un roman par semaine pour pouvoir vous faire partager mes dernières découvertes.
Comme je l’ai expliqué sur un autre post, les livres qui sortent pendant cette période là de l’année étant si nombreux, je m’attache à ne lire pour l’essentiel que des premières œuvres, espérant découvrir un romancier qui fera date.
Jean-Baptiste Del Amo est un jeune auteur qui publie son premier livre chez Gallimard « Une éducation libertine » ou l’histoire d’un jeune provincial montant à Paris vers le milieu du XVIIIème siècle qui devient gigolo un peu malgré lui, à la suite d’une rencontre avec Etienne, un aristocrate solaire dont il tombe amoureux.
La prostitution et le désir homosexuel comme moteur de l’ascension sociale ne sont pas suffisants pour en faire un bon livre. Le thème est usé et a traversé mainte fois la littérature.
Qui ne connaitrait pas le roman  le Parfum pourrait trouver la forme de ce dernier original : Mais voilà, l’écriture si déroutante qui narrait l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille (un autre Jean-Baptiste) a déjà été réalisée. Et ce roman n’est qu’une enveloppe du livre de Patrick Süskind (Même si l’auteur admets en quelques clins d’œil s’être inspiré beaucoup du maître).

D’autre part, il y a beaucoup de gens qui utilisent un style proustien sans comprendre la démarche qui fut celle de Proust : traiter du temps.
C’est  ce que fait le jeune auteur qui s’adonne avec complaisance à un style ampoulé, touffu, épuisant pour celui qui veut suivre la trame de l’histoire et se prend plus d’une fois les pieds dans le tapis.

Jugez plutôt : « Une neige lymphatique tombait drue sur la ville, s’engluait dans les cheveux et les châles, posait une membrane sur les toits, jonchait les pavés de bourbe » Ici, vous êtes arrivé à la page 233. Des hyperboles de ce genre, vous en avez déjà traversé des centaines. Vous êtes épuisé. Elles n’apportent rien au roman sinon ...l’épaissir. Si on reste bienveillant on pourra dire du style qu’il est comparable à la licence poétique dans la versification. Mais le problème est que le livre déborde de ses hyperboles lourdingues. « Une lumière flavescente éclairait les salons, tombait en cascade du socle précieux des bougies et des lustres (??) se déversait sur les visages, les perruques, brillait sur les gorges moirées de parfums (??) ». Page 73)

Posséder le don de transmettre ses pensées par les moyens qui sont ceux de la littérature est formidable. On devrait dès lors pouvoir échapper à la redondance des maîtres, vouloir sans soustraire pour laisser transparaître un nouveau modèle d’écriture qui nous permettrais de saluer , dès la lecture d’un livre achevé, un nouveau talent. Jean-Baptiste del Amo semble plus attaché à sa prose qu’à l'hisoitre de son roman.

Il n’a que vingt-six ans et toute une vie littéraire devant lui.

« Une éducation libertine« »,  de Jean-Baptiste Del Amo, éd. Gallimard, 431 p, 19€

Le très joli blog de Jean-Baptiste Del AmoIci.

09.09.2008

La meilleure part des Hommes de Tristan Garcia

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Tristan Garcia souhaitait écrire une histoire fictionnelle et évité l’écueil du roman autobiographique qui sert de dévidoir existentiel à toute jeune écrivain qui publie une première œuvre.

Il choisi la décennie 80 en toile de fond qui lui sert de tableau pour dépeindre les acteurs d’une génération frappée de plein fouet par l ‘épidémie du SIDA.

C’est, à ma connaissance, le premier à se lancer dans une fiction hagiographique qui traitent des mœurs et des acteurs de cette époque. Le sujet et le style du livre sont appelés, j’en suis sûr à devenir une oeuvre cinématographique. On imagine qu’un Lionel Delplanque traiterait avec enthousiasme le sujet.

La première impression est celle d’une écriture à la Bret Easton Ellis et laisse penser un instant à l’un de ces romans générationnels qu’on oublie après l’avoir lu.

Mais on dépasse rapidement ce sentiment pour s’apercevoir que le roman est beaucoup plus subtile qu’il n’y paraît et remarquablement bien construit. Un roman lumineux et cultivé donc, d’une appétence incroyable qui nous fait basculer vingt ans en arrière pour nous fait revivre avec acuité et pertinence l’épopée homos.

Quatre personnages évoluent dans un Occident malade où une histoire contemporaine de la sexualité se joue/ L’arrivée de l’épidémie coïncide avec l’acceptation récente du modèle PD par la société occidentale.

Dominique Rossi, ancien militant gauchiste, fonde dans las années quatre-vingt le premier mouvement d'émancipation de l'homosexualité en France. Willie est un écrivain à scandale et c'est l’amant du premier. Tour à tour, L'un et l'autre s'aiment, se haïssent et se détruisent sous les yeux d'une jeune journaliste (narratrice) qui a la particularité d’avoir comme amant un intellectuel médiatique, qui est passé du maoïsme à la droite « décomplexée » proche du mouvement sioniste. C’est une saga sur fond de maladie et de libre arbitre. Les hommes sont jusqu’au-boutistes dans leurs attitudes et rien ne les fera plier, pas même la mort.

Nous assistons avec eux au spectacle d'une haine radicale et absolue entre deux individus, d'une période décisive dans l'histoire de la sexualité et de la politique en Occident.

Et tout comme notre jeunesse, les voici qui réapparaissent qui d’Act Up à Didier Gustan, de Glucksmann à didier Lestrade, du déclin des intellectuels aux nouvel activisme, cette génération qui fut aussi la nôtre et qui, gavé de structuralisme et d'existentialisme, se rêvaient de nouveaux modèles, des causes idéologiques à défendre à travers un tissu associatif militant et engagé.

Bien sûr, si le roman est à clé, Tristan Garcia prévient que tous ses personnages sont fictifs.

Pour un premier roman, c’est un éblouissement. La mise en superposition de différents styles d’écritures est réussie. Le livre se termine en une apothéose littéraire classique mais combien enthousiasmante.

 

La Meilleure Part des hommes”, de Tristan Garcia, éd. Gallimard, 307 p., 18,50 €.

28.08.2008

Le marché aux Amants


1714805854.jpgLa rentrée littéraire 2008 a lieu à l’automne et s’annonce, comme chaque année , toujours aussi dense et variable sur la qualité des propositions de lectures qui nous sont faites.

676 romans chercheront leur lectorat. Et il n’est pas certain que les meilleurs soient ceux dont on parlera le plus.

Christine Angot s’est affichée toute l’année 2007 avec un ex rappeur devenu célèbre pour ses frasques sur les plateaux télé et dont la soudaine reconversion au Sarkozysme a laissé bon nombre assez dubitatifs. Christine Angot en a fait un roman : La recette est aussi vieille que la littérature romanesque. Ou comment rentabiliser une histoire de cul qui aura durée une saison. On imagine la pseudo-écrivain prendre des notes sur un carnet en moleskine noir pendant  que son gros rappeur lascif dort, piégé dans un sommeil paradoxal sur un grand lit défait.

Ensuite il faut trouver un titre accrocheur pour vendre cette chronique nulle à chier qu’on parcours en ayant l’impression étrange de feuilleter un numéro spécial de VOICI consacré à nos deux peoples. Une suite de lieux communs.... sans les images.

Le Marché des Amants. Pourquoi ? On en sait rien et n'attendez pas de trouver la réponse à la lecture de ce livre.

Mais à la décharge de Christine, il faut bien reconnaître qu'il ne restait plus grand chose en magasin : les Amants du Pont Neuf étaient déjà pris, Les Amants criminels aussi, tout comme les amants réguliers, Les vieux amants, les amants de Louis Malle et les amants de Paris chanté par la grande Piaf.

 

Bon l'histoire maintenant.

Christine a un amant, Bruno dont elle s'avoue follement éprise. Elle le suit partout où il l’embarque. Il est sa came, plus mortelle que l’héroïne afghane, plus dangereux que la blanche colombienne, il est sa solution à son doux problème. Bon là, j’exagère un peu. Bien que pour la dernière offre, il soit possible que ce fut vrai et que son douloureux problème soit ...le fric (j’y reviendrai un peu plus loin).

Donc Bruno l’emmène partout dans Paris, à l’arrière de son scooter. Bruno la traîne dans des bistrots du 18ème un peu pourris («Une fois sortis du 18ème, ils se sentaient libérés, et parlaient comme s’ils revenaient d’un voyage dans les rues de Calcutta, sans se rendre compte qu’ils vivaient à quelques stations de métro de là.»

Bruno parle peu. Bruno lui explique qu’il ne touche pas à la coke, Bruno passe son temps dans la piaule à ne rien foutre. Bruno se gave de MP3 et de films vidéo qu'il se repasse en boucle. Bruno est malin, Bruno la teste, lui demande son avis sur ce qu'il regarde et se fiche royalement de sa réponse. On l'imagine avec son petit air narquois, se marrer en douce, entre deux joints. Des Vidéos qu’elle trouve un peu chiantes et des musiques qu'il l'oblige à écouter ; de musiciens ragea dont il lui force, l'enfoiré à traduire les paroles. Il est comme ça Bruno, toujours un peu ficelle. A trente cinq balais passés, il est toujours resté un grand gamin. La voici donc l’oreille collée à l’enceinte de la chaîne hi-fi tentant sans grand succès de lui faire plaisir.

Je rassure les fans de l’écrivain, il n’y a aucune violence dans ce bouquin, juste beaucoup d'ennuis. C’est simplement que Christine pige très mal l’anglais. Alors, évidemment il faut qu’elle se concentre, qu’elle écoute plusieurs fois la même phrase, qu’elle se la repasse en boucle, pour un résultat le plus souvent médiocre : En désespoir de cause, elle n’y parvient jamais.

Ce qui a le don d’agacer notre rappeur un peu sanguin (si, si ça lui arrive). Bruno ne comprend pas qu’une intellectuelle de son rang ne maîtrisât pas mieux la langue de Shakespeare.

Bon bref si comme moi vous avez acheté ce livre, vous tenez  entre vos mains du lourd, du très lourd. A tel point qu'il vous en tombe vite des mains : Vous vous êtes fait

AR NA QUER.

 

Mais quelque chose reste palpable, si je puis m'exprimer ainsi :) Christine est comme tout le monde, elle a besoin de bouffer : alors elle gratte ses feuillets comme une besogneuse, s'invente du romanesque et de l'extravagance là où il n'y a rien,  pour atteindre l'épaisseur assez consistante qui lui permettra de refourguer le manuscrit à sa maison d’édition, LE SEUIL.

C’est la vie. C'est comme ça. Ca lui évite de prendre le métro ou le R.E.R. Ca lui donne la possibilité de se lever assez tard le matin.

A sa place, vous feriez la même chose.  Alors, quand le moment de produire arrive, elle donne un peu de sa personne,  la pauvrette.

 

Entre le flirt et la rupture, quelques mois se seront écoulés, et les amants ne seront plus ensemble.

 

Vers la fin, Bruno se fait tirer son scooter ...par des flics après une petite garde à vue où il se retrouvera enfermer quelques heures dans un état assez minable. Ca se passe une nuit où un peu bourré, il se viande au cul d'un taxi dans lequel se trouve Christine. Le chauffeur l'a furax, manque d'humour et porte plainte.

Christine avait préféré prendre un taxi plutôt qu'enfourcher le scooter de son Bab Boy. Elle est comme ça, Christine, elle  a les pieds sur terre malgré tout. C'est qu'elle fait attention à elle, la bougresse : Christine est open pour des sensations fortes, mais ne veux pas prendre trop de risques et surtout pas finir écrasée sur un pylône du Pont de l’Alma si vous voyez ce que je veux dire. Tout ça pour écrire six mois après un énième bouquin !

Christine Angot c’est un peu notre Sophie Calle de la littérature, mais elle ne se la jouera jamais  :"princesse-amoureuse-en-fuite-qu'on-retrouve-ensanglantée

-dans-les-bras-vigoureux-d’un-beau-prince-arabe".

Là non. Il y a des limites tout de même à na pas franchir. Ne comptez pas sur elle.

Christine Angot se rêve la nouvelle Marguerite Duras, mais pas une  Marceline Desbordes-Valmore ! (1)

 

Une petite phrase pour la fin, pour vous donner l'envie de vous précipiter chez votre libraire habituel pour acheter le bouquin :

C’est le moment où les choses ne se passent plus très bien entre eux. Bruno qui se rêvait devenir quant à lui,  le nouveau Gainsbourg-Black de la Nouvelle Scène Française après un passage raté chez les rappeurs, lui avoue finalement l’œil humide :

 

«On va se revoir. J’essaierai de t’expliquer comme t’es difficile à vivre. Mais t’es une fille bien comme on dit chez nous.».

 

Du beau, du tragique, de l’original.

 

Vas y tiens, ça me donne envie de le relire, c'est trop d'la balle cette histoire…

 

 

Le marché aux Amants aux éditions du SEUIL.

 

Ps : A Libé, ils ont adoré le livre...si si.

(1) NDRL : J'ai eu envie de rajouter cela. Tout est vrai bien sûr, ...mais pas dans le bouquin ...just for fun.

 
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