14.08.2009
Mon point de vue sur le débat de l’orientation des finances publiques 2010

La France traverse la crise financière la plus grave depuis 1945 avec plus ou moins de bonheur si on compare notre situation à celle de nos voisins immédiats.
Nous devons continuer les efforts qui ont été entrepris et préparer notre pays à dépasser totalement et durablement cette crise. Nous devrions en profiter pour accélérer toute initiative allant vers l’économie numérique, vers les entreprises des hautes technologies, petites ou grandes qui apporteraient une véritable plus-value à moyen terme et une vision en matière d’innovation.
Mais la crise économique n’est pas la seule responsable de la situation dégradée de nos comptes publics. Les gouvernements successifs ont fait montre de beaucoup de légèreté en matière de dépenses publiques ; la gauche comme la droite. Seuls les centristes, lorsqu’ils étaient au pouvoir avaient une véritable culture de la stabilité financière.
Les recettes fiscales vont connaître une forte baisse cette année encore, du fait du ralentissement général de l’activité. La décision d’abandonner la taxe professionnelle, même si cette idée est bonne dans l’absolu, devrait être gelée le temps nécessaire pour recouvrir à plus de lisibilité dans l’évolution de nos marges de manœuvre.
Si on en croit la Cours des Comptes, la situation des comptes de l’Etat approcherait les 140 milliards d’euros de déficit, soit plus de 7% du PIB pour une dette globale estimée à 1330 milliards d’euros. C’est vrai qu’avec des montants si vertigineux, on est en droit de se demander si des solutions structurelles pourront être trouvées rapidement pour inverser cette situation ?
Les comptes sociaux affichent quant à eux un déficit de 30 milliards d’euros. C’est beaucoup, même si comparé à la dette de l’Etat, ils restent dans des valeurs et des proportions plus modestes.
Nicolas Sarkozy a eu l’idée de ce grand emprunt dont tout le monde parle sans savoir à combien il se chiffrera et à quel taux de rémunération il s’établira. L’idée d’un grand emprunt est d’autant plus étonnante que l’Etat emprunte tous les jours. Et c’est bien l’une des raisons qui explique son fort déficit.
Il s’agit donc plus d’une opération politique que financière. Si l’Etat emprunte de façon médiatique cette fois, qu’il en fasse meilleur usage et qu’il utilise cet argent pour l’injecter dans les entreprises novatrices.
Mais il me semble inquiétant que les prises de décision touchant l’économie se jouent de plus en plus sur le versant médiatique. Prenons la baisse de la tva sur la restauration : voici une décision électoraliste qui ne débouchera sur aucune amélioration sensible de la profession, ni sur une meilleure rémunération des nombreux salariés qui en dépendent. Un enfumage qui ne règle rien, mais qui nous coûte encore un peu davantage.
La seule décision qui serait innovante serait de s’attaquer aux niches fiscales. A un moment où beaucoup réclament plus de transparence et de débats dans les décisions politiques qui sont prises et sont pour le non cumul des mandats.
Il me semble qu’il y aurait comme un air de cousinage avec cette grande réforme, si elle devait être entreprise sérieusement.
JPB
10:50 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : orientation budgétaire 2010, économie, voguehaleine, blog politique, jean-pierre bozzonne, alliance centriste
17.05.2009
Prière de crever en silence
Vendredi 15 mai 2009, à partir de 18 h, les Enfants de Don Quichotte ont installé un campement de citoyens solidaires sous le pont de Solferino (ainsi que dans plusieurs villes françaises), afin de mettre le gouvernement devant ses responsabilités face à la crise du logement !
Le commissaire avait informé que le campement serait toléré au moins pour 3 jours : quelques SDF, bénévoles et citoyens se sont installés dans les tentes.
Les forces de l'ordre sont venues déloger les résidents du campement de force vers 22h30, par surprise !
Les Enfants de Don Quichotte ont tenté de résister pacifiquement mais trop peu nombreux et effrayés par leur violence, le campement n'a tenu qu'une vingtaine de minutes face aux forces de l'ordre, laissant derrière une trentaine de personnes à la rue qui comptaient sur les tentes et qui ont perdu toutes leur affaires lors de l'évacuation ! La presse a été empêchée de filmer l'évacuation et donc de faire son travail !
Nous sommes tous des citoyens qui ne peuvent continuer à regarder la misère devant nous sans agir et qui exigent que l'état tienne ses promesses : donner aux plus démunis ce a quoi tout le monde a droit : des conditions de vie descente !!!
20:30 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, don quichotte, politique sociale, blog politique, voguehaleine
29.04.2009
La Loi de Roselyne Bachelot va faire des vagues
La lecture du projet de Loi de madame Bachelot, ne laisse aucun doute sur la volonté d’effectuer des coupes sombres dans le domaine de la santé au motif que cette dernière serait trop onéreuse pour le contribuable. Les deux-tiers des établissements hospitaliers étant en déficit, il conviendrait de retrouver « l’équilibre » en transformant leur mode de gestion. L’idée étant d’appliquer un mode de production emprunté à l’entreprise privée.
Une pétition de 25 chefs de services hospitaliers, tous reconnus comme de grands patrons, a été publié cette semaine par le nouvel observateur.
Au milieu de ce projet de Loi, une disposition particulière est en train de mettre le feu aux poudres, à l’instar des enseignants chercheurs pour des raisons identiques.
Cette disposition porte sur le renforcement des pouvoirs et de l’autorité du directeur de l’hôpital, qui se voit confier « la pleine responsabilité de l’établissement de santé ». Il pourra venir du privé, être nommé en conseil des Ministres, il aura tous les pouvoirs, y compris dans le domaine médical. Il aura les pouvoirs d’orientation et de nomination. Le gouvernement voulant confier à des gestionnaires, des choix qui touchent à la santé, comme il a voulu mettre entre les mains des seuls présidents d’université, le destin de la recherche et de l’enseignement supérieur. C’est le même modèle managérial que l’exécutif veut mettre en place en multipliant les postes de PDG dans toutes les grandes administrations publiques : la santé, l’université, la recherche, etc..
Les hôpitaux doivent être beaucoup mieux gérés, c’est une évidence, mais l’idée qui consiste à soumettre les choix de santé, les grandes orientations thérapeutiques, avec de nombreux actes dont on sait qu’ils n’ont aucune responsabilité, à la volonté d’un gestionnaire fut-il de grand talent, est une idée blessante pour les populations de médecins, de chirurgiens et d’infirmières concernées.
Les enseignants chercheurs sont parvenus à stopper cette disposition au niveau de l’université, il va se passer la même chose dans les hôpitaux.
La santé publique, comme la recherche ne peuvent pas se gérer comme la fabrication des boîtes de petits poids sauf à provoquer la fronde générale de toute une profession.
11:20 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roselyne bachelot, loi
19.03.2009
Pourquoi je fais grève, sur le mode explicatif.

Au début des années 80, la prise du pouvoir par le tout économique mondialisé m’écœurerait déjà.
Viviane Forrester avait publié « L’Horreur économique », un livre critiqué à sa sortie mais tellement en avance sur son époque, que cette brillante intellectuelle y décrit la société qui est la nôtre aujourd’hui.
Les chroniqueurs du moment émettaient l’idée saugrenue que le pouvoir politique était devenu « out ». qu'il ne répondait plus à la complexité de son époque. Le seul pouvoir économique devait instituer les règles.
Les règles étaient simples : C'était celles dictées par un marché de capitaux apatrides. Les décisions prises dans les ministères devaient être calquées sur l’agenda économique et non plus politique.
De plus, les années quatre-vingts avaient marqué un tournant culturel décisif. Elles avaient mis au pouvoir des femmes et des hommes qui pensaient que la recherche du profit devait passer avant l’intérêt général.
François Bayrou explique très bien ceci. Le Thatcherisme et le Reaganisme portent des thèses néolibérales dures, à l’encontre de plus d’équité entre les citoyens. La classe moyenne fut visée. Ce fut la fin d'une certaine idée de progrès. La rupture avec ce qu’on a appelé les trentes glorieuses.
Les principes du libéralisme tel que cette école de pensée le conçoit, prennent toute ses dimensions dans la mondialisation des échanges et la circulation quasi instantanée des capitaux.
Si les effets positifs de l’économie de marché en termes de création de richesses sont avérés, ils vont être, dans le même temps, générateurs de graves distorsions, faute de régulations suffisantes. Inégalités croissantes, consommation aveugle des ressources naturelles, délocalisations brutales, primauté abusive du capital sur le travail sont quelques-unes des expressions les plus visibles de ces dérives.
Il apparaît donc nécessaire de trouver une voie permettant de mieux concilier les impératifs du développement économique et le souci des êtres humains auquel il est destiné. Telle est précisément l’ambition de la social-économie.
J’aime la culture d’entreprise. Mais je déteste les dérives de cette économie de marché.
L’invention de produits financiers comme les sub-primes profitent à quelques uns contre le bien-être de l’ensemble. A court-terme, c’est toute une société qui sera victime de ses dérives. Une société à laquelle, pendant plus de trente ans, de plans sociaux en dérégulations du droit du travail, le personnel politique aura demandé des sacrifices continuels pour plus de prospérité des entreprises.
Je me rends compte que la valeur travail s’efface au profit de la valeur capital et de la spéculation. En 2000, j’ai l’intuition avec la bulle internet que l’économie réelle peut s’effondrer à tout moment ; que le rendement à deux chiffres et la spéculation sont mortifères et ne reposent sur rien.
Nicolas Sarkozy est issu de cette culture là.
Le bilan après plus de vingt-ans passés à promouvoir ces thèses néolibérales et conservatrices est que loin d’avoir réconcilié les citoyens avec l’économie, on a fait l’exact inverse.
Le rejet de la culture d’entreprise est quasiment global et le sentiment le mieux partagé des Français en cette fin de première décennie du XXIème siècle.
Aujourd'hui, je me suis mis en grève.
C'est la première fois que je m'associe à un mouvement social et que je suis mon syndicat.
Je suis cadre administratif, un peu privilégié. Mais il me semble utile de dire que cela suffit.
Il faut repenser l'idéal politique et remettre l'homme au cœur du débat.
JPB
07:10 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève du 19 mars, politique social, économie, libéral, vohuehaleine, blog politique
11.03.2009
Le bal des faux-culs
Sous prétexte de réorganisation du raffinage en France, TOTAL annonce la suppression de 600 emplois : 306 dans la pétrochimie, 249 dans le raffinage. Les sites de Gonfreville, l'usine de Carling en Moselle, le Pôle de Recherche de Monlac ou encore le siège de la société sont concernés.
On se souvient que quelques jours plutôt, le groupe annonçait avoir accumulé des bénéfices records.
Du coup, tout le monde se sent obligé de monter au créneau. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a trouvé "scandaleux" l’attitude de Total, jugeant que le groupe pétrolier devrait avoir "un comportement exemplaire" en période de crise. "Cela me reste en travers de la gorge", a-t-il lancé.
Tout ceci est très étrange. Des plans sociaux, il y en a eu déjà des centaines que gouvernements de droite comme de gauche adoubaient en leur temps !
Le groupe tentaculaire Total n’est pas plus français qu’européen. Il réalise sa production où le marché est le plus juteux. Il répond à une logique de profits.
Ces entreprises apatrides qui se sont développées ces trente dernières années n’ont pas d’états d’âme et encore moins de sensibilité sociale. Tout le monde semble réaliser cette vieille lune.
La crise financière est passée par là. Du coup, la communication est désastreuse. Et beaucoup se sentiront obligés de faire du vent, dire que c’est choquant ...comme si le fait était exceptionnel.
Cela ressemble à s'y méprendre au bal des faux-culs.
JPB
06:47 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : total, rectructuration, politique sociale, voguehaleine, blog politique
18.02.2009
On s'explique dehors...on décide ensuite....
Lorsque la crise financière mondiale apparaît en septembre 2008, aucun sommet social avec les partenaires sociaux n’est envisagé par l’Elysée, pour porter la réflexion sur le champs social d’une crise économique qui s’avère être l’une des plus grave depuis des décennies. On considère au Château inutile de modifier le budget 2009 alors qu’aucun conseiller, ministre ou député n’est dupe de la supercherie en laissant croire à la viabilité d’un tel budget ! Et c’est comme un seul homme que les députés de la majorité voteront à l’unanimité celui-ci.
Si une réunion avec les partenaires sociaux a finalement lieu c’est qu’il y aura eu entre temps le pouvoir et la pression de la rue qui, dans un angle mort, aura pris de court le Chef de l’Etat qui en minimisant ou niant la crise qui secoue les Départements d’Outre-mer, montre qu’il n’a rien vu venir.
A trop vouloir tout gérer et tout décider, on fini par devenir moins efficace.
Ce qui donnerait raison à Besancenot dont l’adage est de porter dans la rue tous les conflits, toutes les frustrations sociétales et économiques du moment.
Car en France, tant que la rue ne s’est pas faite entendre, le dialogue n’est jamais amorcé.
Après la manifestation du 29 janvier et 28 jours de grève général à la Guadeloupe, l’Etat commence à prendre en compte cette grogne légitime.
Cet archaïsme dans les relations politiques et sociales entre le pouvoir et ses citoyens ne date pas d’hier et ne montre aucune amélioration visible dans le champs de la modernité sociale tant appelé de ses vœux par le Chef de l’Etat.
En laminant tous les corps sociaux intermédiaires le pouvoir répète, toutes couleurs politiques confondues, les mêmes erreurs tout au long de la 5ème République.
Tout ce qui est indépendants ou autonomes étant vécu comme une menace par l’exécutif, ce ne sont pas les réformes engagées depuis 2007 qui y changeront quoi que ce soit, ni le rôle des parlementaires, ni des syndicats divisés et amoindris.
Voilà pourquoi la France est la seule grande démocratie industrielle à ramener toute crise intérieure dans la rue qui devient le seul acteur central du débat politique et l'endroit ou se réalisent les dénouements de tout conflit engagé.
Reconnaissons ici comme ailleurs le gâchis et la perte de temps que tout ceci occasionne.
JPB
12:10 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sommet social, sarkozy, manifestations, dom, voguehaleine, blog politique
05.02.2009
Communiqué de Presse : Le projet de loi Bachelot nuit gravement à la santé. Il faut le supprimer.
13:26 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : loi bachelot, communiqué de presse, ensemble pour une santé solidaire, voguehaleine, chevalier bruno pascal, eric taillandier
Le projet de loi Bachelot nuit gravement à la santé. Il faut le supprimer.
13:20 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : loi bachelot, communiqué de presse, ensemble pour une santé solidaire, voguehaleine, chevalier bruno pascal, eric taillandier
02.02.2009
Planning Familial en danger
Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation à la sexualité, pour toutes et tous en diminuant de 42 % (dans la Loi de finance 2009) de le montant affecté au Conseil Conjugal et Familial, l'Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d'information, d'éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité, de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en
oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73- 639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir
Luttons ensemble pour les défendre !
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.
www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth
14:31 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : planning familial en danger, social, blog politique, voguehaleine
25.01.2009
Ensemble pour une santé solidaire
11:26 Publié dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voguehaleine, politique sociale, hopital, santé publique














