01.12.2009
SIDACTION, 20 ans déjà, 20 ans de trop.
Au delà de la polémique soulevée par Pierre Bergé sur laquelle il revient en marge de la commémoration du patchwork 2009, chaque association qui lutte pour faire reculer la maladie qui vient au secours de malades et de leur famille, est une bénédiction pour la cohésion de toute notre société.
J'ose à peine imaginer une société sans le maillage associatif actuel !
Seules les associations volontaires accomplissent au cœur du tissu urbain ou des terroirs, avec obstination, une tâche indispensable au service de la société.
Ses bénévoles s’acharnent à remédier aux carences de la puissance publique. Aide aux handicapés, protection de l’environnement, organisations de loisirs, expression culturelle, développement du sport, aménagement de crèches, lutte contre l’illettrisme, soutien des exclus, dans les domaines les plus variés, ces associations mobilisent par centaines de milliers, des militants dévoués, désintéressés, sans lequel le panorama social serait encore plus délabré.
Ces militants ont une culture qui se situe aux antipodes des « winners » qui seul ont le droit de cité.
Leur modestie qui les inspire a quelque chose d’incongrue dans notre univers de tapage publicitaire. La discrétion qui les anime en dit long sur la sottise des présentateurs de télévision qui invitent des peoples devant leurs caméras pour parler faussement d’humanitaire.
07:59 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sidaction, patchwork des noms, sidaction 2009, bruno-pascal chevalier, jean-pierre bozzonne, jeanpierre-bozzonne.com, pierre bergé
28.11.2009
Patchwork des noms 2009 - SIDACTION
Pas question d'ériger un monument aux morts. Il s'agit de témoigner. Témoigner pour ceux qui ne sont plus là ; témoigner contre une maladie, témoigner du combat mené sur la planète, témoigner pour le présent et pour l'avenir. Ce sera un lieu de rendez-vous avec ceux qui ne sont plus là, avec ceux qui vivent aujourd'hui et ceux qui viendront demain. Pour se souvenir. Pour pleurer non avec nostalgie mais peut être avec un peu de colère » Pierre Bergé.
Sidaction et le Parc de la Villette désirent, en cette date hautement symbolique de la journée mondiale de lutte contre le sida, redonner à l'oeuvre de Fabrice Hyber son aspect mémoriel et rendre hommage à toutes les victimes de cette épidémie qui a déjà fait plusieurs millions de morts depuis son apparition, le vendredi 28 novembre à 18h 30.
A cette cérémonie sera associé le déploiement du Patchwork des noms afin de faire vivre la mémoire de ceux qui ne sont plus.
22:57 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patchwork des noms, sidaction 2009, bruno-pascal chevalier, jean-pierre bozzonne, jeanpierre-bozzonne.com, pierre bergé
03.11.2009
Mort d'un géant

Cher Claude Levy Strauss,
La dernière partie de votre vie fut semée de doutes. Cette époque dans laquelle votre grand âge vous avait transporté, n’était plus vraiment la vôtre.
Vous aimiez dire que lorsque vous vîtes le jour en 1908, la terre n’était peuplée que d’un petit milliard d’individus.
Vous en êtes même venu à souhaiter la fin du règne des mammifères pour qu’enfin la nature retrouve calme et sérénité ; allant même jusqu’à parier que, comme il y eut un "avant" l’espèce humaine, il y aurait certainement un après.
Celui qui aborderait votre personnage sous cet angle, se tromperait en vous considérant comme un misanthrope.
Car votre parcours intellectuel invalide toute déréliction pour l’homme et vous dépeint, au contraire, comme ce grand humaniste dont la pensée a éclairé toute la philosophie du XXème siècle.
En découvrant que l’homme devait impérativement s’abstenir de toute consanguinité et s’astreindre à pratiquer l’échange s’il voulait survivre, vous avez découvert le premier principe d’un ensemble de lois transversales à tout type de société humaine quelque soit son avancement technologique.
En mettant à jour les structures élémentaires de la parenté et en définissant les trois types d’échanges primitifs : consanguinité, alliance et filiation, vous avez démontré qu’ils étaient à l’origine de tous les fondements de nos sociétés.
Votre travail a permis de comprendre la nature inconsciente des échanges sociaux et économiques en prouvant que l’homme se transformait lui-même lorsqu’il modifiait son environnement.
Ce fut la grande aventure du structuralisme où Louis Althusser se chargea de mettre en évidence les grandes structures économiques, où Jacques Lacan revisita la pensée freudienne sous votre éclairage inédit, où Michel Foucault dénonça l’effacement du sujet dans notre société au profit d’un pouvoir soutenu par une structure.
Du petit prof de philo traversant la forêt amazonienne et vivant avec les peuples indigènes, jusqu’à l’incroyable découverte que les structures sociales n’étaient pas fortuites, mais s’organisaient logiquement dans une mathématisation du réel : votre histoire retrace un demi-siècle de bouleversements de la pensée occidentale et de son rapport au réel.
J’ai quelque part dans ma bibliothèque « tristes tropiques » qui est aussi le livre d’un bon écrivain dans lequel vous dénonciez dès 1955 l’homogénéisation culturelle de nos civilisations; et dont la mondialisation montre à quel point votre vision fut juste.
22:45 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : claude lévi-strauss, anthropologie, sciences sociales, voguehaleine, jeanpierre-bozzonne.com
28.10.2009
Assemblée Générale d'Internet Sans Frontières

L'assemblée générale ordinaire annuelle de l'association Internet Sans Frontières s'est tenue ce mardi 27 octobre 2009, à Paris 16ème.
A l'ordre du jour, la présentation du rapport moral, le plan d'action, et du budget, le renouvellement des adhésions et des membres du conseil d'administration.
Président fondateur : Christophe Ginisty
Secrétaire Générale : Céline Hountomey
Trésorier : Jean-Pierre Bozzonne
membres du Bureau et des Membres fondateurs : Archippe Yepmou, Christophe Calone, Antonin Moulart, Christian Tarro-Tomà, Renault Alquier, Christophe Xicluna, Arnault Coulet, Marylin Florent., et Florence Lhomme
Téléchargez le plan d'action 2010
00:12 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : archippe yepmou, christophe calone, antonin moulart, christian tarro-tomà, renault alquier, christophe xicluna, arnault coulet, marylin florent., et florence lhomme; jean-pierre bozzonne, isf
13.10.2009
Gavé par toute cette histoire
La campagne contre le fils de Nicolas Sarkozy montre à quel point toutes les oppositions cherchent à faire parler d’elles pourvu qu’elles ne parlent et ni ne fassent de la politique.
N’y-a-t-il pas des enjeux et des combats plus importants à mener que d’alimenter ce buzz qui chasse celui de Frédéric Mitterrand et qui sera remplacé, illico par un autre dans une ou deux semaines ?
Je me demande quelle est la vraie victime et quelle est l'intérêt de celles et ceux qui la mette en scène ?
Je ne sais pas ce que vaut ce Jean Sarkozy et n’ai aucune complaisance ni larmoiement pour ce qui lui arrive. Je serais prêt à parier que son père est en train de faire l’exact inverse de ce qu’il devrait faire, s’il souhaitait vraiment que son fils ait une chance de pérenniser une quelconque carrière politique. Je pense qu’une fois sorti de son mandat présidentiel, son fiston se fera lyncher en règle rien que pour l’exemple. Mais c’est une autre histoire.
Enfin, le microcosme politique local et régional fourmille de ce genre de petit arrangement entre amis. D’Hervé Marseille aux époux Balkani, chacun s’arrange dans son fief.
Nous avons de vrais combats politiques à mener autrement plus important que d'entrer dans ces histoires de pistonnages qui ne font pas honneur à la démocratie ni à la France et qui ont tout à voir avec les républiques bananières. Une fois que cela est dit, il faut savoir passer à autre chose.
JPB
23:02 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy, nicolas sarkozy, epad, jean-pierre bozzonne, voguehaleine
08.10.2009
Exit Bayrou, de Villepin et Mitterand

Cohn-Bendit est devenu la nouvelle Icône à la mode. Un outsider de ceux dont les français raffolent avant de les laisser tomber pour un plus séduisant.
Des personnages politiques comme celui-ci, la cinquième république en fourmille, de Mendès France à Chaban-Delmas; plus près de nous avec Balladur.
Rappelez-vous l’irrésistible ascension dans les sondages de François Bayrou ; l’homme qui devait incarner la troisième voie.
En 2007, l’hypothétique troisième voie qu’il promettait de construire soulevait les foules d’un militantisme nouveau.
Vingt années de crise économique et une révolution technologique aussi soudaine qu’excitante, avaient fini par avoir raison des anciennes valeurs de notre pays et de son modèle social fondé sur une certaine forme d‘égalitarisme.
Entre temps, la social-démocratie avait pris du plomb dans l’aile; avait perdu sa grammaire et son langage. Son histoire et ses luttes n’intéressaient plus grand monde.
Perte de sens, dans une économie dominée par un marché de capitaux volatiles, dématérialisés, où les salariés étaient devenus des variables d’ajustements pour des actionnaires réclamant chaque année une croissance à deux chiffres.
C’est dans ce contexte qu’est apparu le MODEM courant 2007, avec des militants qui ne se remettaient pas d’avoir vécu l’intronisation de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.
Trois livres plus tard, l’homme ne convainc plus personne. C’est sauve qui peut dans son propre parti. Le MODEM vit ses derniers moments d’unité de façade. Les élections régionales lui seront fatales.
Exit François Bayrou.
Frédéric Mitterrand est un bon écrivain. Je l’ai écrit sur ce blog. Mais son mode de vie le rattrape. Il n’est pas question d’analyser l’affaire qui secoue le landernau journalistico-politique sous l’angle de la morale : il s’agit de déontologie.
La France est l’un des premiers pays à livrer bataille contre le tourisme sexuel auquel se livre des presque enfants affamés, dans les pays du Tiers-Monde.
Il n’est pas concevable qu’un Ministre s’y adonne et s’en vante.
Mitterrand ressemble à Gide. Mais Gide n’a jamais été ministre. Ce qui est admissible pour un écrivain, ne l’est pas d’un haut fonctionnaire de la République.
Exit donc Frédéric Mitterrand avant que les pressions de toutes parts et les premières attaques judiciaires - qui ne tarderont à venir - ne l’anéantissent. C’est le meilleur service qu’il se rendra à lui-même.
L’homme ne le mérite pas. J’ai lu son livre. C’est un témoignage honnête qui parle de moral.
Mais nous ne sommes plus dans une époque marquée par un grande ouverture d’esprit.
Si certaines personnalités s’obstinent ici et là à le défendre avec trop de zèle, qu'expliquerons-nous à l’UNICEF lorsque celle-ci nous demandera des comptes ? Où est la cohérence ?
L’amalgame suivra et c’est la communauté homosexuelle toute entière qui risquerait d’en pâtir. Et là, ce ne serait plus admissible.
Exit enfin Dominique de Villepin qui nie devant le général Philippe Rondot avoir "évoqué Nicolas Sarkozy comme titulaire d'un compte Clearstream" le 9 janvier 2004 lors de leur rencontre. "Je veux bien que l'on m'accuse de beaucoup de choses, mais de rivalités, de coups tordus non"
Il a beau être séduisant, chevalier blanc et sourire carnassier, on a du mal à le croire. Ce n’est pas que Sarkozy soit exempt de tout soupçon, mais on est à peu près sûr qu’il n’aura pas tiré le premier cette-fois là. Même s’il se repait des ennuis judiciaires de son ancien condisciple. La politique est faite aussi de cela.
JPB
22:22 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, de villepin et mitterand, blog politique, voguehaleine, jean-pierre bozzonne
20.07.2009
Le Figaro préfère parler pognon.
Lu dans le Figaro de ce lundi matin que la grippe H1N1 ferait environ 40 000 mille morts en France avant la fin de cet hiver ; pour 20 millions de personnes atteintes, soit presqu'un Français sur trois.
Un dossier spécial qui fait le seconde « une » du quotidien et qui se présente sous un angle volontairement catastrophique. « Pensez à acheter des masques. Envisagez comment vous pourriez développer le télétravail pour éviter des contaminations ». Et de rappeler que la grippe espagnole qui apparu à la fin de la première guerre mondiale fit à elle seule plus de morts que le conflit qui avait duré 4 ans.
Mais le plus surprenant reste encore que le Figaro ait décidé de traiter ce problème de santé, sous l’angle purement économique. Le journal en fait la une de son détachable saumon. Et de décliner l’impact économique qu’une telle pandémie ferait risquer à la sphère financière.
On apprend que les grandes entreprises sont en alerte, que BNP Paribas est sur les dents depuis 2005 et qu’AXA vient d'équiper ses cinquante filiales d'un système de téléconférence beaucoup plus sophistiqué que le précédent pour éviter à ses cadres des déplacements risqués.
La Banque mondiale est en tout cas formelle sur l'enjeu matériel proprement dit : «Dans le cas d'une grippe sérieuse, 70 % des coûts économiques d'ensemble résulteraient de l'absentéisme et des efforts individuels pour éviter l'infection.»
Au lieu de procéder d’un peu de commisération et d’inquiétude sur le sort des personnes âgées et des SDF par exemple, qui resteraient les cibles les plus probables de cette catastrophe annoncée, Le Figaro préfère une fois de plus parler « pognon ».
JPB
22:47 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le figaro, la grippe h1n1, santé, société, économie, voguehaleine, jean-pierre bozzonne
14.07.2009
Orelsan un pseudo rappeur qui prône la violence sur les femmes
Chiffres trouvés sur le site du ministère de la famille :
Les violences conjugales
- En 2007, 166 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint
- 410 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d’un conjoint ou ex-conjoint en 2005 ou 2006
- L’estimation du coût des violences au sein du couple est d’au moins 1 Md d’euros
- Les violences au travail
- 17% des femmes (1 femme sur 6) se plaignent de pressions psychologiques au travail, 8,5% d’agressions verbales.
- 2 % des femmes dénoncent des agressions (attouchements, tentatives de viol et viol) et du harcèlement d’ordre sexuel (avances, attouchements, exhibitionnisme…).
- Les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés
- 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l’être.
- 70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de mariage forcé en IDF et dans six départements à forte population immigrée, Nord, Oise, Seine-Maritime, Eure, Rhône, Bouches-du-Rhône (estimation du GAMS, Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles)
- Les viols, les agressions sexuelles
- 260 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles hors ménage en 2005 ou 2006,
Sous prétexte de largeur d'esprit, peut-on laisser passer au Printemps de Bourges un rappeur qui exprime ce genre de messages ?
12:35 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.06.2009
ensemble pour une santé solidaire vous invite a signer cette pétition
« Chaque année, des dizaines de milliers de médecins rédigent des arrêts de travail.
Ils le font dans des conditions difficiles en raison de la manipulation des chiffres d'arrêts injustifiés opérée par les caisses d'assurance maladie, et de l'utilisation politique qui en est faite.
On fait le silence sur ces dizaines de milliers de médecins, ou si l'on en parle, c'est pour les accuser.
Je déclare que je suis l'un d'eux.
Je déclare avoir arrêté des patients dont l'état de santé rendait le maintien au travail impossible ou dangereux pour leur santé. Je déclare que ma pratique m'expose à être attaqué pour délit statistique si je fais partie des médecins qui prescrivent plus d'arrêts de travail que la moyenne.
Nous, médecins signataires, ne voulons plus que le médecin chargé du contrôle décide seul de la pertinence ou non d'un arrêt de travail sur des critères arbitraires. »
Alors qu’est annoncé un déficit grandissant des comptes sociaux essentiellement lié à la dégradation de la situation économique de la France, la caisse Nationale d’Assurance Maladie annonce que plus de 10% des arrêts de travail seraient injustifiés.
Le Ministre du Budget et la Ministre de la Santé de la Jeunesse et des Sports annoncent de concert un renforcement des contrôles de ces arrêts de travail jugés « abusifs », par les médecins contrôleurs des caisses et par des médecins contrôleurs mandatés par les employeurs.
Pourtant
1. Les indemnités journalières ne pèsent guère lourd dans le déficit global.
2. Les chiffres présentés par l’Assurance Maladie sont faux : ils ne correspondent pas au contrôle de l’ensemble des arrêts de travail sur une période donnée, mais à une présélection sur des arrêts de travail ciblés comme problématiques. Plus grave encore, est comptabilisée comme « injustifiée » avec désaccord notifié du médecin-conseil… la prolongation au-delà du contrôle d’un arrêt de travail justifié… sans que cette prolongation ait été demandée par le médecin prescripteur.
3. Une partie des indemnités journalières versées est la conséquence de défaillances administratives et des délais de traitement des dossiers.
4. Alors que dans les autres domaines de la médecine, il existe des recommandations de bonne pratique, rien de scientifique n’est publié sur la « durée recommandée » d’un arrêt de travail pour une situation donnée.
5. C’est donc uniquement l’avis du médecin contrôleur, sans concertation avec le médecin traitant qui détermine la justification d’un arrêt de travail.
6. Il suffit actuellement d’être dans les 25% des plus grands prescripteurs pour subir le harcèlement de la CPAM, sans aucune considération pour la pratique réelle.
Dans ce contexte de mensonge et de manipulation politique des chiffres, des médecins dénoncent leur condition de « délinquant statistique potentiel » au regard des directives musclées de contrôle auxquelles ils peuvent demain tous être soumis, pour avoir simplement fait leur travail. Ils alertent leurs patients et leurs confrères sur la nouvelle gestion assurantielle de la « Sécurité Sociale » et demandent qu’un audit soit effectué sur les chiffres avancés par la CNAM. Dans ces conditions de manipulation politique des chiffres, ils refusent que le médecin chargé du contrôle décide seul de la pertinence ou non d’un arrêt de travail sur des critères arbitraires.
http://www.petitionduweb.c
11.06.2009
I - Démocratie et citoyenneté
La démocratie est malade. L’argent, le profit sont les maîtres-mots d’une société qui a proclamé la mort des idéologies et ne se rend même pas compte que dépourvue de pensée, elle va à la dérive, au bord du gouffre.
Ce vide conceptuel, nous le touchons du doigt à l’issue de ce scrutin des élections européennes, pour lequel la plupart des citoyens, les plus jeunes et les plus faibles économiquement, n’ont pas pris la peine de s’y exprimer. Une masse critique d’abstentionnistes qui relativisent le goût de la victoire des uns et de la défaite des autres.
On assiste à un énième et dérisoire conseil national du Parti Socialiste, aux émouvantes pleurnicheries des centristes, aux querelles étouffées des Chefs de la droite qui sur un calcul arithmétique mince transforme aux yeux de l’opinion publique, un maintien de leur socle en une lumineuse victoire.
Pendant ce temps, sournoisement, le racisme et l’intolérance prolifèrent. Ils forment un tout indivisible qu’accentue l’aggravation des inégalités.
Tout groupement humain se condamne lorsqu’il cesse de croire que « les idées mènent le monde » Mais où sont les idées d’avenir ? Au Nord comme au Sud, les sociétés fondées sur l’injustice, le mépris, l’inégalité, l’exclusion, vivent dans l’attente d’une nouvelle révolution dont nul ne sait quelle forme elle prendra. Cette révolution est en germe dans la tête de toutes celles et ceux qui, lassés de la subir, veulent faire l’histoire. Elle ne peut être mise en œuvre par les plus puissants, car ils sont trop satisfaits d’eux à chaque fois qu’ils consolident leurs avoirs.
Le système de pouvoirs qui nous gouverne est à la fois cohérent et disparate ; polymorphe et tentaculaire. Solitaire dans sa commune volonté de puissance, mais divisé par les rivalités et les compétitions dont il a fait sa loi. Son principal mérite est d’avoir convaincu une majorité de citoyens qu’aucune autre voie n’était possible ; il conviendrait d’accepter le chômage persistant, les crises économiques et financières, les inégalités culturelles, un ostentatoire gaspillage que côtoie la misère du Tiers-Monde, un mode d’élection qui condamne le citoyen à signer un chèque en blanc, un décervelage généralisé qui cultive la médiocrité, les fausses promesses devant la constante destruction des équilibres écologiques.
Tout semble se casser la figure, mais le système, imperturbable, continue d’aborder les problèmes de demain avec des concepts d’hier et des ajustements saupoudrés. Certains paraissent convaincus de leur bonne gouvernance. En fait, ils gèrent au jour le jour sans dessein. Chaque nouvelle crise les prenant à dépourvu.
En accordant trop peu d’attention aux choix économiques, à la chose politique, le grand public a cautionné un « économisme » qui tant sur le plan national, européen, comme à l’échelle planétaire, à subordonner l’être humain à de prétendus impératifs qui le chosifient, le marchandisent, le déshumanisent.
Le citoyen en tant qu'individu cède sa place à un être statistique qu’on enferme savamment dans un rôle étroit de producteur et de consommateur, asservi au progrès matériel, qui est là pour le servir.
Que valent les partis politiques d’opposition qui affirment dénoncer l’air ambiant, reprenant pour eux-mêmes les vieilles constatations réalisées par Pierre Bourdieu ? Leur situation en dedans en dehors, leurs arrangements en famille, leurs disputes de sièges en font de grands théoriciens du changement que la réalité du pouvoir transforme en bonimenteurs.
Seules les associations volontaires incarnent un contre pouvoir effectif. Elles accomplissent au cœur du tissu urbain ou des terroirs, avec obstination, une tâche indispensable au service de la société.
Ses bénévoles s’acharnent à remédier aux carences de la puissance publique. Aide aux handicapés, protection de l’environnement, organisations de loisirs, expression culturelle, développement du sport, aménagement de crèches, lutte contre l’illettrisme, soutien des exclus, dans les domaines les plus variés, ces associations mobilisent par centaines de milliers, des militants dévoués, désintéressés, sans lequel le panorama social serait encore plus délabré.
Ces militants ont une culture qui se situe aux antipodes des « winners » qui seul ont le droit de cité.
Leur modestie qui les inspire a quelque chose d’incongrue dans notre univers de tapage publicitaire. La discrétion qui les anime en dit long sur la sottise des présentateurs de télévision qui invitent des peoples devant leurs caméras pour parler faussement d’humanitaire.
Si précieuse que soit l’action de ces dizaines de milliers d’associations, leurs responsables savent bien qu’ils jouent les pompiers du système.
Mais ces associations sont une contre culture d’où pourra sortir des contre pouvoirs.
Ils démontrent aussi que lorsque les citoyens s’impliquent et s’unissent dans un projet commun, ils parviennent à résoudre plus efficacement les problèmes sociétaux que les pouvoirs publics, faute de budget, faute de cohérence à long terme, faute à la collusion des pouvoirs dans lequel ils s'exercent, ne parviennent jamais à résoudre efficacement.
22:42 Publié dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note










