04.12.2009
Arras, pour quoi, pour qui ?
Que reste-t-il de la dynamique créée par François Bayrou autour de la création du MODEM ?
Des luttes fratricides à l’intérieur d’un même camp où des militants s’invectivent, se déchirent et ne sont que très rarement d’accord.
Créer un club de réflexion politique est encore le meilleur moyen d’amorcer un travail sur le fond et d’éviter l’écueil des insultes.
Je n’irai pas à Arras, mais je me demande vraiment de quoi il sera question. Le virement à gauche (sur le papier) du Mouvement Démocrate ne répondra pas à cette crise interne de gouvernance, palpable dans toutes les fédérations, qu’a laissé s’installer François Bayrou.
Pour le président du Mouvement Démocrate, ses militants sont devenus des gêneurs nécessaires qu’il a de plus en plus de mal à contenir ; lui qui se croit investi par un destin qui devrait le conduire à la rencontre des français.
Je l’imagine sans peine préférer pousser la porte d’un café, serrer la main d’un quidam avec plaisir pourvu qu’il n’ait pas en face de lui un militant MODEM.
Pourtant il faudra encore les convaincre, pour qu’ils investissent clairement Alain Dolium et laissé croire ensuite que ce sont eux qui ont choisi.
L’énigmatique Hérétique, ce gardien du temple qui se cache derrière un pseudonyme, pour préserver son petit confort de fonctionnaire ; celui qui naguère se proposait de quadriller la toile pour apporter au Chef une cartographie numérique des bons et des mauvais éléments de la blogosphère, doute à son tour !
Vraiment le malaise est palpable. Je suis bien triste de cela. Des gens souffrent de part et d’autre parce qu’ils n’étaient pas préparés à cette conjecture.
Portés par le lyrisme des grandes idées humanistes que leur offrait le maître, ils pensaient véritablement être les hérauts d’une nouvelle ère de la politique. Nous devions refaire le monde.
Alliance Centriste traite du principe de réalité. Le parti de Jean Arthuis préfère travailler sur le fond, plutôt que sur la forme. Est-il plus de Centre-droit que le modem ? Certainement.
Mais qu’importe.
Lorsque Victor Schoelcher abolit en 1848 l’esclavage en France et libère par décret 250.000 esclaves noirs ou métis des Antilles de la Réunion et de Saint-Louis du Sénégal ; il se moque de savoir si le parti Radical dont il est issu, est plus à droite sur l’échiquier de l’assemblée nationale constituante que celui du socialiste Louis Blanc.
Il avance vers ce qui lui paraît juste et fondamental. Et l’histoire retient cela.
La politique est faite de visions, de prises en compte du réel, de compromis et d’écoute. Et ce n’est qu’à ce prix, qu’avec patience et détermination on construit l’histoire d’un pays.
10:36 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le congrès d'arras, alain dolium, hérétique, françois bayrou, jean arthuis, alliance centriste, victor schoelcher, jean-pierre.bozzonne, bozzonne.jeanpierre.com, tribune politique
23.09.2009
Les travailleurs dans l'ombre
Il y a des élus municipaux qui font bien leur travail, consciencieusement et avec minutie.
Ils sont aussi discrets. On ne les voit pas trop faire des effets de manches. Ils sont des rouages essentiels de la démocratie locale.
Je pense sincèrement que l’échelon local est le niveau le plus démocratique qu’il soit dans le millefeuille incroyable des maillages administratifs déployés par l’Etat. Je souhaite qu’aucune Loi ne vienne un jour remettre en cause ce système-ci.
Comme dans la description que je vient de réaliser, je voulais rendre un petit hommage à Philippe Tastes qui incarne ces valeurs là.
Nos parcours se sont un peu écartés ces derniers temps, mais je pense souvent à lui.
C’est un garçon fiable, sain, sur lequel on peut compter. Une épaule sur laquelle on s’appuie.
Philippe Laurent a beaucoup de chance de le compter parmi son équipe.
Outre ses qualités professionnelles et d'élu, Il incarne aussi le bon copain sensible. Celui qu’on peut réveiller à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, toujours prêt à vous venir en aide.
Philippe a beaucoup de qualités, mais il y en a une à mes yeux qui est essentielle et aide à comprendre son fonctionnement : Il aime avant toute chose voir et rendre les gens heureux autour de lui.
Je tenais à lui dire que même si on ce voyait un petit peu moins ces temps-ci, je pensais à lui et l’embrassais affectueusement.
JPB
09:27 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe tastes, sceaux, voguehaleine, jean-pierre bozzonne
18.09.2009
Mes pronostics pour les Régionales 2010 dans le 92
Tiercé gagnant :
1er Antoine DUPIN 2 :
2 : Chantal BRAULT
3 : Pierre CREUZET.
Toi aussi, fais comme moi, continues cette liste ......
découpe les personnages et reçois une magnifique photo de famille encadrée gratuitement avant mars 2010 !
Le MODEM, pour une démocratie participative ! Un Mouvement en action et ré-vo-lu-tio-nai- re.
Plus sérieusement :lLes conflits d'intérêt et les intérêts personnels l'emportent sur l'engagement politique...
JPB
09:21 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales 2010, modem, voguehaleine, blog politique, jean-pierre bozzonne
07.09.2009
La Grande-Motte : Corinne Lepage par K.O.
Je n’étais pas présent à la Grande Motte m
ais ai suivi avec une attention particulière le discours des uns et des autres.
Il est clair que François Bayrou avec les petits pas qui siéent aux ballerines, s’éloigne définitivement de l’esprit du MODEM tel que les contours s’en dessinaient courant 2007.
Son discours hagiographique et sa présence ringarde auront eu une conséquence positive :
remettre de l’ordre chez des militants inquiets et perdus après sa déroute électorale des européennes. La plupart d’entre eux ressortent regonflés à bloc, ayant gobés la parole du Maître. Les quelques clubs et rassemblements dissidents seront bientôt jetés au feu des vanités. Ce genre de stage est fait pour cela.
C’est vrai que François Bayrou est très à l’aise lorsqu’il s’agit de convaincre ses ouailles à la tribune. Il le devient beaucoup moins en face d’un Jean-François Copé ou d’un Daniel Cohn-Bendit.
La conséquence négative est qu’il a enterré définitivement l’idée de faire de la politique autrement.
Le voici l’aile droite auto-déclarée (même s’il y met les manières d’une jeune pucelle) de cette nouvelle alliance dont le seul point commun sera Tout Sauf Sarkozy.
Si on réfléchit un instant comment cela pourrait fonctionner de manière pratique, on s’aperçoit rapidement du grotesque de la machine à gaz.
Le seul vrai discours ayant eu une véritable dimension politique fut, à mon sens, celui de Corinne Lepage.
Elle a très bien supporté l’applaudit-mètre. Corinne Lepage dont les propos n’étaient toujours pas en ligne, ce matin sur le site institutionnel du MODEM.
C’est normal, Corinne Lepage dérange, a de la personnalité et dit ce qu’elle pense.
Mais le couple Bayrou-Sarnez semblent n’être toujours pas disposés à partager le gâteau et continuent en tandem à veiller aux grains.
JPB
14:40 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la grande motte, corinne lepage, modem, jean-pierre bozzonne, voguehaleine
30.07.2009
Un Jambon-beurre pour la 10 !
Le choix des dix nouveaux membres destinés à ouvrir le Bureau Exécutif du MODEM, ne laisse présager rien de bon quant à l’ouverture vers un mieux disant démocratique au sein de ce parti.
Pourtant, les dirigeants eurent-été bien inspiré de profiter de cette occasion pour lancer quelques signes d'ouverture à des militants anxieux de l’avenir politique de leur mouvement qui se questionnent eux-mêmes sur le bien fondé de leur démarche militante.
Au leu de cela, on a choisi quelques compétences provinciales dont on est sûr qu’elles éviteront toute vague, tout mouvement protestataire ou de ralliement. Aucune de ses personnalités ne vaille que soit jeté un quelconque opprobre sur elle, mais la volonté évidente du renforcement de la forme Béni-oui-ouiste la plus manifeste, ne fait aucun doute.
Peut-on encore attendre quoi que ce soit de différent d'un parti qui trois ans après sa création ne semble avoir plus grand-chose à dire ?
Peut on encore espérer que le MODEM révolutionne la pensée politique de ce pays, alors qu’on le sent livré au sort de son dirigeant dont plus les semaines passent, plus on à peine à croire qu’il aura un jour, un destin national ?
La montagne accouche donc d’une souris. Avoir tant attendu pour cela. Avoir dans un premier temps fait croire que les nominations ne seraient rendues publique qu’au mois de septembre pour ensuite faire volte-face à la lecture d’un petit communiqué de presse de l’AFP (qui serait très certainement passé inaperçu à l’immense majorité des Français plus enclin à s’occuper de cyclisme que du MODEM !) On se demande pourquoi ce parti vit une relation si schizophrénique avec la presse en particulier et les médias en général ?
C’est donc un rendez-vous manqué, une fois de plus.
Les 8 autres décisions promises lors du Conseil National seront très certainement difficile à mettre en place. Nous verrons bien. Le succès ou l’insuccès de l’Université du MODEM de septembre prévu à la Grande-Motte sera aussi un baromètre intéressant pour vérifier où en est sa dynamique interne.
JPB
07:52 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bureau exécutif du modem, politique en france, voguehaleine, jean-pierre bozzonne
12.07.2009
Carl Schmitt, in extenso et décomplexé
Je tombe sur le site MODEM de Montrouge qui croit intéressant dans cette période estivale de nous conseiller des auteurs à découvrir.
A quel auteur pensent-ils ?
Carl Schmitt, philosophe et juriste allemand et théoricien du droit.
On peut lire sa biographie sur Wikipedia et notamment ceci
Schmitt, qui devient professeur à l'Université de Berlin en 1933 rejoint le parti nazi le 1er mai de la même année. Il est rapidement recruté comme « Preußischer Staatsrat » par Hermann Göring et devient président de l'Union des juristes nationaux-socialistes (« Vereinigung nationalsozialistischer Juristen ») en novembre. Il considère ses théories comme le fondement idéologique de la dictature nazie et une justification de l'État national-socialiste, considérant la philosophie du droit, et notamment le concept d’auctoritas via le Führerprinzip.
Six mois plus tard, en juin 1934, Schmitt devient rédacteur en chef du Deutsche Juristen-Zeitung. En juillet, il justifie les assassinats politiques de la Nuit des Longs Couteaux en parlant de « forme suprême de justice administrative » (« höchste Form administrativer Justiz »). Schmitt se présente comme un « antisémite radical » et dirige la convention des professeurs de droit à Berlin en octobre 1936 au cours de laquelle il demande que la loi allemande soit purgée de toute trace d'« esprit juif » (« jüdischem Geist ») et propose que toutes les publications dans lesquelles interviennent des scientifiques juifs soient marquées d'un signe distinctif.
Néanmoins, en décembre 1936, la publication SS Das Schwarze Korps accuse Schmitt d'être un opportuniste – penseur hégélien et catholique – et déclare son antisémitisme peu sincère en citant certains de ses propos antérieurs dans lesquels il critique les théories raciales nazies. Cela met un terme à la position de Schmitt comme juriste officiel du régime, mais grâce à l'intervention de Hermann Göring il conserve son poste à l'Université de Berlin.
Etonnant non, pour des militants et élus locaux qui se drapent de toutes les vertus.
Je trouve que 24 heures après le verdit de Youssouf Fofana, c'est plus qu'une maladresse. Les bras m’en tombent.
JPB
10:53 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem montrouge, carl schmitt, lecture, nazisme, voguehaleine, blog politique, jean pierre bozzonne
09.07.2009
Ma nouvelle vie politique
Il va falloir vous y faire. En toute transparence, j’ai expliqué les raisons qui m'ont amenées à rejoindre l’Alliance Centriste de Jean Arthuis.
Le 18 juillet 2009, un séminaire de travail nous conviera au Sénat où nous préparerons les élections régionales de 2010.
Au programme
• Les réformes des collectivités territoriales en 2014 : quelles orientations ?
• Comment nos concitoyens perçoivent-ils la région et quelles sont leurs attentes ?
• La région : quelles compétences, quel budget, quelle fiscalité ?
Nous serons en mesure de montrer notre capacité à mener des débats de fond, être force de propositions, construire un véritable projet politique qui rassemble la famille Centriste.
Il faudrait arrêter cette hypocrisie qui consiste à laisser croire que Modem ou Alliance Centriste seraient dirigés par des présidents opposés entre eux. Chacun veut peser dans la vie politique de façon différente. Je suis content lorsque des gens montrent des ambitions qu'ils assument et dont ils ont quelques dispositions à pouvoir exercer le cas échéant.
Il n’y a qu’à observer comment le groupe Centriste du Sénat, composer en grande partie de MODEM, de N.C. et d’Alliance Centriste a voté unanimement le projet de la Loi Hadopi II. Je sais, ça fait mal, cela ne fera certainement pas plaisir à quelques uns d’entre vous, mais c’est pourtant la réalité.
Je me battrai toujours pour ma part contre l’enfumage permanent de certains hommes politiques qui pour des raisons électoralistes nous font croire qu’ils sauveront le monde dès qu’ils seront au pouvoir.
Si la presse parle d’une majorité UMP et Centriste, ce n’est pas pour discréditer le Modem de François Bayrou mais pour informer les français qu’une ligne politique cohérente ce dégage du tout jeune groupe Centriste du Sénat.
Jean Arthuis se fiche de l'Elysée et l'annonce clairement en préambule. Il ne rentrera jamais, en tant que Président de son parti, dans un quelconque gouvernement. Lorsque la famille centriste sera réunie à nouveau, Alliance Centriste se dissoudra.
Et pour être très franc avec vous, je pense que François Bayrou n’écarte nullement la possibilité au second tour des régionales d’entrer à nouveau dans le giron centriste et rejoindre l’Alliance en cas d'une débâcle électorale majeure au premier tour. Cela lui donnerait la possibilité de limiter la casse en sortant la tête haute d’une troisième élection qui lui serait fatale, et d’éviter de fusionner avec des listes PS ou écologiques, qui, en homme de centre droit qu’il est resté, lui paraitrait insupportable. C’est aussi ça la realpolitik.
Pardon pour ma brutalité de ton. Mais un peu de vision cartésienne de ce qu’est la politique lorsqu’elle s’éloigne du romantisme militant, ne fait pas de mal de temps à autre.
JPB
16:43 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance centriste, régionales 2010, modem, jean arthuis, jean-pierre bozzonne, voguehaleine, blog politique
04.07.2009
Réunion des Promoteurs à l'Imprévu.
Ce fut un grand moment de démocratie, un souffle comme ceux qui nous avaient fait vibrer pendant ces deux dernières années.
Merci à Christophe Ginisty d’avoir rendu cela possible. Merci à Jean Eric Branaa d’être le poil à gratter de ce mouvement.
L’un vient de se faire sans doute griller du MODEM, tandis qu’on joue à pile ou face le sort du second dont des jurés anonymes sont charger de décider s’il conserve sa place ou s’il est viré du Conseil National.
L’attitude de F.B. pendant les élections européennes m’aura rendu un grand service : Elle m’aura totalement déniaisé en politique.
Jusque là, je pensais comme tout bon militant, que les idées étaient le moteur de toute action politique. Je me nourrissais de discours. J’avais vécu mon encartement au MODEM avec frénésie, en observateur avide, en aventurier des temps modernes, et aussi …en bon suiviste d’un Chef dont la pensée s’était transformée en action politique, puis en énergie.
J'étais venu avec mes causes à défendre que j'apportais dans mes bagages.
Je disais à qui voulait l’entendre que François Bayrou avait transformé ma vie, avait été à l’origine de mon engagement politique, mêlant mon histoire personnelle tout à coup à la sienne.
Je pensais à Barbara qui s’était tant investie pendant la campagne de François Mitterrand en 1981.
Vous souvenez vous de son arrivée Place des Grands Hommes ?
"Regarde : Sous ce ciel déchiré, tout s'est ensoleillé, c'est indéfinissable. Un homme, une rose à la main, a ouvert le chemin vers un autre demain. "
Quelle belle chanson pour une pantomime orchestrée de toute pièce par le réalisateur Serge Moati et que nous fûmes des millions à regarder ce jour là, les larmes aux yeux. Un homme entrait au Panthéon de son vivant !
Vous me demanderez quelle lien avec F.B. ?
Et bien je ne fus pas passé loin d’être à nouveau la victime d’une mise en scène astucieuse et être retombé dans le même panneau romantique qui fait le lit de tous les dictats.
Nous avons écrit un long et beau poème et nous avons rêvé nous aussi.
Et ce rêve était encore palpable ce soir, dans les yeux des nombreux invités venus au rendez-vous des Promoteurs.
Et puis il y eut la défaite des européennes et juste assez de lucidité à certains d’entre nous pour se poser la seule question qui vaille : de quelle façon F.B. conduit-il ce mouvement ?
Comme si tout à coup, nous avions deviné les deux ou trois images subliminales qui s'étaient glissées parmi les vingt quatre images secondes, vitesse à laquelle se déroulait le film. Ce petit flash avait suffit à semer un doute.
Un doute, pour moi salvateur.
Jusque là, je pensais que les idées étaient le moteur de tout homme politique. A partir de ce moment, je réalisais que le moteur de tout homme politique était le pouvoir.
Le gros mensonge de François Bayrou fut de nous avoir fait croire qu’il ferait de la politique autrement.
Il n’y a rien de révolutionnaire chez François Bayrou, il se conduit en parfait homme de pouvoir.
Ce soir, je suis resté muet, un peu ému et déjà loin.
JPB
les photos de la soirée à l'imprévu sont disponibles ici :
http://www.flickr.com/photos/phileas1964 /sets/
01:05 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les promoteurs, l'imprévu, modem, christophe ginisty, jean eric branaa, jean-pierre bozzonne, voguehaleine
28.06.2009
MUTATIS MUTANDIS
Certains ont cru déceler dans mon précédent article, un besoin de justifier mon départ du MODEM et mon ralliement à Alliance Centriste. J'ai voulu informer avant tout et rester factuel.
Il ne m'a pas semblé manquer de cohérence. Et ceux qui me font l'amitié de me lire, on senti le malaise s'installer et un glissement vers cette rupture. Il me semble que j'avais annoncé assez tôt "la couleur".
Je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis.
Pour le reste :
En 2007, Jean Arthuis n’a ni voulu rejoindre le MODEM, ni le Nouveau Centre d’Hervé Morin, partenaire de l’UMP. Il juge comme catastrophique le morcellement des centristes en plusieurs partis. Une association se crée quelques temps plus tard, « Rassembler les Centristes » dans ce sens. Son objet vise à réunifier la famille centriste
Cette Association rencontre un fort succès, se démultiplie dans toute la France. Mais rapidement, ses statuts limitent ses champs d’actions politiques. Il convenait naturellement que ces associations se retrouvent sous la bannière d’un même corps politique. C’est dans le prolongement de son association qu’est née Alliance centriste.
L'article premier des statuts de ce nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes". Ce qui signifie en clair que ce parti sera dissout le jour où le Centre sera à nouveau réuni sous une même bannière, autour d’un seul Chef.
Il est précisé que le Président ne peut en aucun cas faire parti d’un gouvernement de n’importe quelle sensibilité, à n’importe quel poste.
La charte éthique souligne les valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes que revendique le mouvement tout en mettant l’accent sur le développement durable et l’économie sociale de marché.
En fait, je suis adhérant de l’association de Jean Arthuis depuis quelques jours. Dès lors que le statut associatif tombe et transforme ses adhérents en « encartés politiques », il ne m’apparaissait pas honnête de le taire (ne serait-ce que vis-à-vis de tous mes amis politiques restés au MODEM) : cela aurait été triché.
Si l’Alliance Centriste admette qu’on puisse être encarté au MODEM et membre d’A.C, il me semble que les statuts du Mouvement Démocrate rejettent tout cumul dans ce sens.
Je vais donc envoyer une lettre de démission de mes fonctions de Conseiller départemental et de membre du bureau exécutif du MODEM.
Il n’est pas question maintenant d’avoir une attitude hostile et ironique face au MODEM ainsi que vers les militants que je respecte et qui restent mes amis dans leur grande majorité.
Je ne me suis pas transformé dans la nuit du vendredi au samedi.
Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose qui différencie les deux mouvements. La grande différence réside sûrement sur une éventuelle alliance que le MODEM serait prête à tenter avec des partis de gauche. Ce qui semble être rédhibitoire pour Alliance Démocrate (dont le seul but, je le répète est de rassembler au Centre). Mais cela ne m’apparaît pas être une cause suffisante pour me sentir en désaccord idéologique avec Alliance Centriste.
Je ne veux plus entendre parler de François Bayrou. C’est le rejet de l’incarnation politique d’un homme qui a fait que je quitte ce mouvement et rien d’autre. Si le sens de mon engagement en 2007 vers François Bayrou avait eu encore un sens en 2009, je n’aurais pas fait ce pas de deux.
J’estime que si on ne croit plus en celui qui incarne un parti politique, il faut se retirer. Pour ce qui est du MODEM, l’incarnation est totale. Je suis en désaccord avec cela, donc je pars.
Un militant PS me fait remarquer que chez eux, ils ont des courants qui évitent la multiplication des partis. Il y a les Fabusiens, les Hollandistes et les Strauskahnien. Le Centre n’a pas cette tradition. Pour lui, vu de sa fenêtre, je suis devenu Hollandiste ! Ca m’a beaucoup amusé mais cela n’engage que lui, bien évidemment.
JPB
Artiste : levi van helen
20:09 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, alliance démocrate, jean arthuis, blog politique, voguehaleine, jean-pierre bozzonne
27.06.2009
Je quitte le MODEM et passe au Haut-débit
Deux ans et être revenu au point de départ.
Deux ans et devoir à nouveau plancher sur des problématiques de gouvernance et dénoncer les déficits démocratiques d’un mouvement qui se voulait exemplaire en la matière.
Deux ans et devoir à nouveau reconquérir un électorat qui s’est distillé entre le Centre-gauche et les Ecologistes.
Deux ans depuis que d’élections nationales en élections internes, chacun s’est placé, s’est positionné, a trouvé un petit strapontin, n‘a parlé que de cela, s’est arraché les tripes avec son voisin pour savoir qui prendrait la place de l’autre à la présidence d’un petit département dont tout le monde se fout ! Rejouant dans toute la France le même psychodrame.
Deux ans où personne n’a jamais parlé sérieusement de politique, ayant pour unique consigne de relayer la parole du chef. L’homme « présidentiel ».
Deux ans d’épuisement au bout desquels il nous faut aujourd’hui signer une pétition et adhérer à un collectif pour être entendu.
Petite anecdote : Il y a 3 jours j’appelle Karine, la secrétaire de François Bayrou, pour lui dire que j’aimerais parler au Président, le rencontrer. Qu’il m’accorde au moins 2 minutes d’attention par téléphone. Nous sommes nombreux à penser que le jeu du chat et de la souris a assez duré et qu’il serait bien qu’il s’exprime, qu’il nous reparle enfin.
Nous savons que notre démarche ne lui a pas fait spécialement plaisir, même si cette dernière se voulait constructive et ne remettait pas en cause les fondamentaux auxquels nous croyions.
Et s’il est mécontent, qu’il le dise !
Nous avions été jusqu’ici de bons petits soldats, mais nous avons le sentiment que la déroute électorale a quelque chose à voir avec la façon dont les décisions sont prises au 133 rue de l’Université.
Je donne mon numéro de portable à Karine, pour qu’il me rappelle….
J’attends toujours.
Qu’est ce que je fiche dans l’histoire personnel d’un homme qui a des comptes à régler avec ses anciens amis dont il fustige les méthodes ?
Le doute m’assaille lorsqu’il ne prend même plus la peine de s’expliquer avec quelqu’un qui, quelques mois plus tôt, avait passé avec quelques autres, des nuits entières à lui bâtir sa communication électronique ? Gracieusement ! Quel mépris !
Deux ans depuis qu’il a mis en place ce parti.
Car il sait plus qu’un autre, qu’aucun homme politique dans ce pays, aussi doué soit-il, ne peut prétendre à la magistrature suprême sans une force politique derrière lui.
Mais à l’évidence, le truc l’emmerde, même s’il sait qu’il lui faudra se résigner à passer par cette étape.
Tout ceci va contre sa nature de solitaire.
Il l’a compris à l’instant même où il a réunit son congrès à Villepinte.
Tous ces militants brandissant leurs amendements, qui pinaillaient chaque fin de phrase, sur chaque point virgule oublié ! Il devait certainement penser à François Mitterrand à ce moment-là. A Epinay en 1971. L’homme avait créé le PS ; la machine de guerre qui l’amènerait au pouvoir dix ans plus tard. Dix ans qu’il avait attendu ! Et comme aux Guignols, « putain, dix ans c’est long ! »
Le soir de sa gamelle électorale, au 133 rue de l’Université, il ne serrera aucune poignée de mains, n’aura aucun mot de compassion pour les militants venus le soutenir.
Il rechigne même depuis à offrir des autographes de son fameux bouquin écrit contre Sarkozy avec lequel il s’était rependu sur tous les plateaux télés, pendant toute la campagne électorale européenne.
Quel titre déjà ? Ah oui, Abus de pouvoir, ça me revient !
Bien sûr, il avait sans doute raison lorsqu'il affirmait que les rédactions des JT ne voulaient que lui sur leurs plateaux. Le reste du MODEM n’était pas assez vendeur pour TF1 et le Service Public.
D’ailleurs n’était-il pas le premier à se plaindre qu’il était seul aux commandes ? « Maintenant, j’ai quelques élus derrière moi » avait-il confié après les élections. Comme si cela n’avait pas été toujours le cas !
Mais qu’est ce qui l’empêchait de dire :
« Eh, vous savez les gars, vous qui êtes derrière votre poste, là ! Il y a des tas de cafés démocrates qui ont lieu un peu partout dans toute la France en ce moment où on parle politique et d’Europe en particulier ! Allez sur notre site ! Je suis certain que vous trouverez un lieu de rencontre près de chez vous ! C’est formidable ce qu’il s’y passe. Soyez curieux ! Ils sont animés par des gens formidables qui sont de véritables démocrates et des européens convaincus !
Le MOuvement DEMocrate ne tourne pas autour de ma seule personne vous savez!!
Le MODEM est un collectif d’auteurs. Les Commissions sont des espaces démocratiques géniaux, soyez curieux, informez-vous, venez-nous rejoindre ! »
Qui l’empêchait de tenir un tel discours ?
Bon bref, je ne vais pas me répandre davantage et je n’écris pas non plus pour me justifier.
Deux ans déjà ! Pas une minute de plus.
J’ai envie de faire de la politique pour faire passer quelques idées auxquelles je suis viscéralement attaché. Notamment, celles qui concernent les discriminations et les minorités visibles. Je veux faire de la politique sans plus attendre. De la politique dans ma commune, dans ma circonscription et dans ma région.
La Loi sur la régionalisation va redéfinir les cartes et les pouvoirs des élus !
Y aura-t-il encore des Conseillers généraux et régionaux dans deux ans ? Ou bien se confondront-ils en Conseillers territoriaux ?
Et les élus dans les conseils municipaux, que deviendront-ils ? Verront-il s leurs attributions transformées ? Deviendront-ils des élus intercommunaux au pouvoir plus élargis ?
Toutes ces questions demandent de la réactivité, qu’on fasse de la politique dès à présent !
Je crois à l’espace démocratique qu’on appelle le Centre qui ne se situe ni à droite et ni à gauche et je ne veux pas attendre 2012 ou, 2017 pour entrer dans l’action politique.
D’ailleurs à ce propos, je dois demander pardon à Simone Veil. J’ai pensé qu’elle devenait gâteuse le jour où elle a affirmé que François Bayrou était obsédé par le pouvoir ! Vous savez l’histoire de l’alcool fort qu’il nous avait sorti ! Madame Veil avait raison et lui était en rémission !
Partir avant de regretter. Partir pour mieux revenir après. Plus fort et organisé. J’ai fait la connaissance de gens remarquables au MODEM. Je n’oublie personne et j‘ai noué des histoires affectives. Heureusement qu’il y a les hommes. Mais je ne me sens pas obligé d’être fidèle à son leader, somme toute assez médiocre et tout aussi bonapartiste qu’un Nicolas Sarkozy.
Tout compte fait, j’ai fait le job, je n’ai rien à me reprocher.
J’observe qu’on organise des tables rondes pour réfléchir à ce qui n’a pas fonctionné durant cette campagne. Un devoir de vacances : PASSEPORT pour le MODEM - Saison 3 !
Un brainstorming pour réfléchir à un scénario qui a foiré et dont tu n'es ni le réalisateur ni même le preneur de son. Imagines le truc : Jamais on n’est allé te chercher pour te dire comment on allait faire et ce que tu en pensais, toi ? Tu ne t’es occupé de rien, on n'est pas venu te chercher.
Et puis une fois la campagne passée, on te demande de réfléchir sur ce qui a cloché ! Et dénoncer le séditieux !
Et puis, j’avais une autre bonne raison de ne pas m’y joindre. Le collectif des Promoteurs était assez précis dans l’avancée de ses propositions et de ses analyses !
Et comme j’en suis l’un des premiers signataires, je ne me voyais pas à nouveau réfléchir, alors que j’avais apposé ma signature au-bas d’une feuille électronique sur laquelle étaient inscrites un certain nombre de propositions claires et concises!
Il faut rester cohérent dans la vie! Faire plancher des militants sur des trucs qui ne serviront qu’à remplir les tiroirs ! Il me semble que chacun d’entre nous à une petite anecdote à ce sujet.
En politique comme ailleurs, je n’aime pas les doubles vies ! Je n’aime pas les mensonges, même par omission.
J’ai fait la connaissance de personnes qui parlent de politique et d’égalité sociale et de meilleure répartition.
Eux aussi veulent remettre l’individu au centre de toute préoccupation politique et économique.
Ils sont très ouverts et veulent rassembler.
Ils ne sont pas drapés de vertus du style « Mains propres et têtes hautes » .
J’ai tendance à les croire, ils ne donnent pas de leçon.
Ils vous passent d’emblée leur numéro de téléphone et leur e-mail.
Il faut que je vous dise (autrement ce serait malhonnête) que depuis quelques heures, je suis l’un de leur membre : l’Alliance Centriste.
Deux ans déjà. Je n’ai pas une minute supplémentaire à perdre, je quitte le MODEM, je passe au Haut-débit.
Je vous dis à bientôt et vous embrasse affectueusement.
JPB
22:01 Publié dans 05 MODEM | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, alliance centriste, centre, blog politique, voguehaleine, jean-pierre bozzonne









