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19.10.2009

Qu'ils se démerdent !

sarkozy.jpgJe lis dans La version électronique du J.D.D. que les élus UMP et divers droite ont voté pour la candidature de Jean Sarkozy.

Deux réflexions me viennent à l’esprit

-          D’abord le bon mot du député PS Arnaud Montebourg : « une chèvre pourrait être élue avec l'investiture UMP à Neuilly ». Cela sous entend de la part de ce socialiste qu’ils sont tellement soumis et stupides qu’ils seraient prêts à mettre à la tête de n’importe quel organisme publique, n’importe qui. En l’espèce, nous y sommes.

 

-          Pendant la seconde guerre mondiale, il y avait les Lois anti-juives instaurées par le gouvernement de Vichy. Concrètement à partir du 27 septembre 1940, chaque préfecture établit, à la demande des autorités allemandes, un fichier des juifs en zone occupée. ...

Interrogé par ce qui fait plutôt rire la planète entière et les bananeraies de toutes les tropiques, le Maire de Sceaux Philippe Laurent, - celui-là même qui fustige le gouvernement à longueur d’articles dans son blog - croit s’en sortir par une pirouette un peu vulgaire : Il s étonne que l’on fasse "porter la responsabilité de cette histoire" aux trente conseillers généraux UMP-Nouveau Centre des Hauts-de-Seine: "On a voté pour le candidat de l’UMP que l’on nous a présenté, point barre. Pourquoi ne l’aurait-on pas fait? Maintenant, que l’Etat se démerde avec toute cette histoire…"

Bah oui finalement, il a raison. On lui aurait présenté une chèvre, il aurait sans doute voté pour elle.

Mais je me demande qu’elle ait été sa réaction si on avait arrêté 5000 Juifs comme cela fut le cas le 14 mai 1941. Se serait-il mis hors la Loi ou bien aurait-il claironné :  "on a voté pour une Loi qu’on nous a demandé de valider, maintenant qu’ils se démerdent !"

La question vaut la peine d’être posée, non ?

 

29.09.2009

Laisser courir la dette


argent.jpgNi hausse d'impôt, ni coupe sombre dans les dépenses : privé de toute marge de manœuvre par la crise, le gouvernement a choisi de présenter un budget 2010 en déficit record qui gonflera encore un peu plus une dette déjà préoccupante.

Sous l'effet du reflux de l'activité, du plan de relance et de la chute vertigineuse des recettes fiscales, le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) va plus que doubler cette année pour atteindre 8,2% du PIB.
Un niveau jamais enregistré, même lors de la précédente récession de 1993 (- 6,4%).

En 2010, malgré l'arrêt progressif des mesures de soutien  de l'économie et un retour de la croissance (+ 0,75%), le gouvernement "ne pourra faire mieux que de stabiliser les déficits globaux", a admis le 27 septembre le Premier ministre François Fillon.
Car si le seul déficit de l'Etat doit être ramené de 140 milliards en 2009, 115 en 2010, la crise et la flambée du chômage creuseront encore les comptes sociaux.

Entre hausse des impôts et réduction drastique de la dépense publique - deux domaines dans lesquels la France est en tète des pays industrialisés - le gouvernement a tranché : il laissera filer les déficits, remettant plus tard un choix difficile et forcément impopulaire.

Malgré les recommandations de Bruxelles qui a engagé contre la France une procédure "déficit excessif", Paris a reporté son engagement d'un retour en-dessous de la limite des 3% de déficits fixé par le Pacte de stabilité? européen, précédemment promis pour 2012.

"En 2010, nous ferons voter une loi pluriannuelle qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années", promet François Fillon. En attendant, aucun plan d'économies de grande ampleur n'est au programme l'an prochain.

19.08.2009

Le Sénat dit "oui" au travail dominical

DSCF3303.JPG
Le texte sur le travail du dimanche a été adopté par le Parlement après un vote au Sénat.
Adopté, mais de justesse. À 165 voix contre 159, les sénateurs ont accepté, hier, la loi sur le travail dominical. C'est la plus faible majorité recueillie par un texte au Sénat depuis septembre.

Pas de surprise pour les élus de gauche : les socialistes et communistes ont tous voté contre et leurs députés ont réitéré leur intention de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. À droite, jusqu'au vote, on doutait. Trois sénateurs UMP ont voté contre, dont André Lardeux (Maine-et-Loire), cinq autres se sont abstenus. Cinq n'ont pas participé au vote, dont Ambroise Dupont (Calvados).


Quatre sénateurs centristes se sont prononcés contre, quatre n'ont pas pris part au vote dont Jean Arthuis (Mayenne) et Joseph Kergueris (Morbihan).

Les sénateurs villiéristes de Vendée, Philippe Darniche et Bruno Retailleau, ont voté contre.

Le texte permet d'ouvrir les commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales, ce qui représente « 497 communes », selon le gouvernement et 5 000 selon l'opposition. Il définit aussi des Puce, Périmètres d'usage de consommation exceptionnel, autour de Paris, Aix-Marseille et Lille où le travail du dimanche est autorisé. Le gouvernement a insisté sur le volontariat, mais les contreparties accordées aux salariés restent toujours floues.

C'est la quatrième mouture du projet de loi. Le texte, introduit en 2008, avait provoqué la fronde de nombreux députés de la majorité craignant une généralisation du travail du dimanche. Débattu mi-décembre, il avait été supprimé de l'ordre du jour en janvier et réintroduit début juillet.

Ouest France.

05.08.2009

Philippe de Villiers, retour au bercail

affichevilliers.jpg

Il l’a dit, il est prêt à rejoindre la majorité présidentielle et faire alliance avec l’UMP dès les prochaines régionales. Voici donc une ouverture à droite toute programmée où  Philippe de Villiers admet par là même, qu’il n’y a pas de place pour une opposition à Nicolas Sarkozy, à la droite de sa droite.

Les 4,5% des européennes l’ont affaibli financièrement et politiquement.  Du coup, il revient au bercail, s’assure une survie politique, offre la Région des pays de la Loire à une UMP toujours en quête d’élargir son électorat de second  tour et vient lui proposer son renfort.

C’est le petit évènement politique de l’été qui n’en est pas véritablement un.  C’est sûrement plus proche du mercato que de la bonne vieille conviction idéologique.

JPB

29.07.2009

Brève de comptoir

Cap21 Corinne.jpg

Corinne Lepage se félicite de la taxe carbone proposée par Michel Rocard.

Taxer l’énergie, une recette aussi vieille que la République !

 

N’avez-vous pas déjà le sentiment qu’on surtaxe l’ essence à la pompe ?

Taxer le carburant, en voilà une idée qu'elle est bonne !

 

Comme c’est Corinne Lepage qui dit que c’est bien, on voit beaucoup de « démocrates » s’en féliciter.

Et les voici le pouce levé sur le réseau social Facebook  contents et admiratifs béats  pour relayer la riche idée que voilà  et se féliciter d'une nouvelle taxe !

 

C'est la manière la plus vieille qui soit en France de faire de la politique !
Gouverner en créant des impôts, n'importe quel crétin sera le faire !
Où se trouve l'originalité politique là-dedans ?


"Une taxe de plus pour les plus pauvres, ceux qui ont des vieilles voitures et doivent faire des déplacements quotidiens de la campagne vers la ville pour se rendre au travail, ceux qui n'ont les moyens ni d'isoler leur maison, ni de changer la chaudière au fioul dont on ne sait plus l'âge !"

 

L’ex-Jupette devrait prendre quelques vacances et mes amis du MODEM avec elle !

 

15.07.2009

Il est passé par ici.

NS et carla.jpgJusqu’il y a deux ans, le 14 juillet était une journée républicaine pauvre en actualité. Une journée où le défilé militaire et l’interview de l’ôte Elyséen ponctuaient l’ennui du milieu de l’été.

C’était un exercice assez périlleux pour le Chef de l’Etat puisque chacune de ses phrases était décortiquée à l’envie, reprise en exergue par le plus obscur des pigistes du plus improbable journal provincial.

Mais depuis deux ans, ce jour-là comme pour le reste de l’année, Nicolas Sarkozy fruste les journalistes vedettes et préfère conserver la maîtrise de sa communication.

C’est beaucoup plus efficace, même si cela s’apparente plus à la monarchie versaillaise qu’à la Vème République. Avec  une communication symbolique qui joue sur le manque, l’absence-présence et les archétypes du pouvoir monarchiques.

Cette année, nous avons eu droit à  quelques images symboliques qui inscrivent deux ou trois idées fondamentales : le Président est heureux à la tête de l’Etat ; il aimerait bien rester et continue d’assurer la défense de notre pays.

Retour sur quelques moments forts.

Une séquence politique d’abord,  avec le Secrétaire Général de l’Elysée, Claude Géhant qui nous reçoit dans les bureaux privés de son patron et,  qui au détour d’une phrase lâche l’essentiel : oui, il souhaite très vivement que le Président se représente en 2012. Rien n’étant laissé au hasard, voici une déclaration de candidature indirecte, mais très officielle, venu de la bouche du plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy.

Ensuite, séquence glamour. Carla intime. La First Lady est chargée d’adoucir le portrait de son mari. De sa voix rauque et sirupeuse à la fois elle lance : « le bonheur est quelque chose qui apaise ». Nous sommes dans les jardins bucoliques élyséens, plus proche de Gala que de Jour de France.   Il sera essentiellement question de bonheur conjugal.

Celles et ceux qui voulaient approcher le Chef de l’Etat, en auront été aussi pour leur frais. Il n’était visible qu’à la télévision ! Partout et nulle part, omniprésent et absent à la fois. Les invités de la Garden Party l’auront à peine aperçu. Quelques minutes de loin, sur le perron. Le maître des lieux aura boudé la bruyante sauterie , préférant  rejoindre ses invités privés dans le salon VIP.

La journée se termine sur France 2 où Nicolas Sarkozy répond aux questions de Michel Drucker pendant quelques minutes sur le thème de la Défense.

Un éclatement du message présidentiel donc.  Des leviers qui auront fonctionnés à merveille dans la machinerie du théâtre présidentiel. L’épouse et le côté people, le Secrétaire Général de l’Elysée qui accueille dans la maison France,  le Chef des Armées, Michel Drucker et l’inoxydable Johnny  auront ponctué, chacun à leur manière, cette petite journée écrasée de chaleur et bien aride.

JPB

08.07.2009

Nicolas About, un véritable homme politique

 

Nicolas About.jpgNicolas About, sénateur des Yvelines, membre du Mouvement Démocrate (MoDem), a été élu mardi 7 juillet président du groupe parlementaire Union centriste au Sénat, en remplacement de Michel Mercier. Nicolas About a été élu au premier tour par 16 voix contre 11 voix à Jean-Léonce Dupont, sénateur du Calvados (NC).

Je suis ravi de sa  nomination et aimerais lui rendre hommage. Son score est sans appel et marque à la perfection, l’esprit de rassemblement qu’il incarne et qui n’aurait jamais du cesser de nous animer.

Imaginer qu’un groupe centriste au Sénat ait pu se former, sans qu’aucunes querelles de courants ne viennent le diviser.  

Il serait bon que chacun d’entre nous médite cela à sa juste valeur.

Le groupe centriste pourra faire valoir des contre-propositions pertinentes dans un hémyclique où aucune majorité absolue ne se dégage. 

Nicolas About est aussi  Président de la commission des affaires sociales et  Membre de la Mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale.

Nicolas est un homme exemplaire en politique. Il travaille dans l’ombre et met en lumière par son travail, des sujets importants et sensibles.

Son dernier rapport concerne les dispositifs d'assistance aux joueurs dans le cadre des jeux de hasard. Il s’est penché avec ferveur dans un travail profond d’analyse sur l’addiction dans les jeux de hasard.

Nicolas About aime son travail de Sénateur et n’a pour ambition politique que de rassembler. Il n’est à la recherche d’aucun portefeuille ministériel.

Il m’a reçu, à ma demande, très gentiment dans son bureau de sénateur le mardi 30 juin 2009.

Je me posais des questions sur le Mouvement Démocrate, sur ma place au sein de ce mouvement et sur la personnalité de François Bayrou. J’avais besoin d’une vraie pointure pour m’aider à réfléchir sur des décisions que je souhaitais prendre.

Nicolas, malgré un emploi du temps surchargé ma consacré une heure. Ce fut une heure d’échange, une heure pendant laquelle, nous sommes  allés à l’essentiel et avons devisé en tout liberté.  Il connaissait l’existence des Promoteurs, savait ce que nos demandes recouvraient, savait qui j’étais.

Je ne trahirai pas les quelques confidences qu’il m’a faite sur les uns et les autres ; mais il y avait à chaque fois assez de retenu et de non-passion pour m’aider à y voir plus clair. Cet homme est un sage.

Voilà ce que devrait être un homme politique. Un homme qui décroche son téléphone, ait le goût de l’autre, prenne de son temps pour l’écoute et le dialogue. Un homme qui s’intéresse à ce qui se passe.

C'est-à-dire l’exact  inverse d’un François Bayrou qui n’a d’intérêt que pour lui seul.

JPB

29.06.2009

Un emprunt d'Etat au doux parfum pompidolien

 

François Fillon a réuni dimanche le gouvernement pour lancer un  débat sur les priorités qui seront financées par l'emprunt national annoncé lundi dernier par le Président Sarkozy.

pompidou.jpgCet emprunt nous rappelle les vieilles ficelles économiques qui tenaient lieu de pratiques courantes en France, sous de Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing. Le Franc était en compétition avec d’autres monnaies en Europe et nombreux économistes français s’accommodaient des mécanismes inflationnistes  récurrents pour en diminuer les effets.

Que cette époque me parait lointaine

Aujourd’hui, l’Euro a remplacé le franc, la banque centrale européenne impose son La,  l’inflation est proche du zéro absolu et le la dette dépasse 7% du Produit Intérieur Brut.  On se demande dans ces conditions si l’emprunt national imaginé par le shadow cabinet de Nicolas Sarkozy  et médiatisé par le Premier Ministre (qui n’aurait pas été consulté sur son bien fondé) pourrait relancer la machine économique ?

A voir comment les choses se mettent en place, nous nous situons surtout dans la communication politique plutôt que dans la volonté de réduire les déficits structurels. Comme nous savons encore que très peu de choses sur cet emprunt, notamment à combien  il s’élèvera, on ne peut qu’émettre quelques réserves de bon sens et s’en remettre au calendrier de Matignon pour en connaître davantage.

Disons pour finir qu’une hausse des taux d’intérêts fortuite (même si ce n’est pas la tasse de thé de J-C Trichet) enraierait définitivement le peu d’oxygène que cet emprunt serait supposer apporter et qu'enfin, Il n’est pas non plus certain que les français répondent à l’élan national demandé et y souscrivent en masse.

JPB

23.06.2009

Frédéric Mitterrand, je suis un fan absolu.

FM.jpgFrédéric Mitterrand est un type brillant,  raffiné et un véritable homme de culture.

C’est aussi un historien de formation. il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Il va devoir malheureusement quitter la Villa Médicis prématurément. Il en était le directeur depuis tout juste un an ;  personnellement, je m’en attriste.

Mais je suis ravi ce soir d’apprendre qu’il accède à la fonction de Ministre de la culture.  J’imagine combien cette nomination doit avoir pour lui une résonnance particulière.

Je trouve pour ma part qu’il n’a pas assez produit, bien qu’à chaque fois qu’il se mit à l’œuvre, il fît mouche et fut salué des critiques.

Frédéric Mitterrand  est un esthète ;  un homme qui n’aime que la perfection.  J’ai toujours mis sur ce compte-là, son peu de production artistique. Mais  son esthétisme est flamboyant et chacun sait qu’il est un conteur extraordinaire.

Si Frédéric Mitterrand est aussi un penseur d’images, un promeneur dans l’intime, j’aime avant tout l’écrivain, l’amoureux des lettres. De Mémoires d’exil, à une saison tunisienne, de la mauvaise vie, à son Festival de Cannes, j’aborde toujours ses livres avec un plaisir inouï, adorateur de son style.

Du reste, c’est toujours avec sa voix si particulière que je me les lis mentalement.

La difficulté des Ministres de la culture en France est sans doute la pérennité du poste : notre mémoire  collective s’entêtait jusqu’ici à n’en retenir que deux : André Malraux et Jack Lang.

Je suis persuadé que si les moyens lui sont donnés, Frédéric Mitterrand s’invitera dans cette liste.

 

JPB

14.05.2009

François chez Laurent, très bien accueilli

bayrou.jpgJe le reconnais. Ca m’est très difficile en ce moment de poster quelque chose. Les mots ne sortent pas.

Pourtant l’actualité n’est pas mauvaise fille. Il y a de quoi commenter.

Moi qui suis plutôt réactif à l’actualité et proactif dans ma vie politique, je ne me reconnais pas bien ces temps-ci.

Il y a cette campagne qui me prend beaucoup d’énergie. Et puis le reste. Des choses plus personnelles qu’il me faut gérer.

Dans ces moments-là, j’ai une vision des évènements beaucoup plus sévère qu’à l’habitude. Alors je m’autocensure.

Un exemple. Je m’attendais bien  à ce que le club MODEM Facebook (qui regroupent bon nombre de mes amis et contacts) se gargarisent et félicitent, dès son départ du plateau de chez Ruquier, François Bayrou. Tout le monde se réjouissant de ses réparties et de la force de son aura. Il eut fallu sans doute que ma voix entonne le même air et s’en félicite à son tour.

Et bien je n’avais pas trouvé qu’il fut si bon que cela, François Bayrou.  Ce n’est pas qu’il fut mauvais non plus, loin s’en faut ; mais j’ai eu comme l’impression que mon écran de télévision était déréglé.

Cette émission Barnum avait quelque chose de différent ce soir-là (quand je vous dis que lorsque je ne vais pas, je suis tenté par la critique systématique, vous me croyez maintenant !).

1/ D'abord, Tête-de-cul (c’est ainsi que je nomme Laurent Ruquier depuis des années) avait pris soin d’écarter le pire de ses snippers : le-petit-chose-extrémiste n’était pas là!  Malade, en vacances ou agressé par une bande Rappers rancuniers ? On n’en su pas plus.

2/ Toujours est-il qu’on l’avait remplacé par une vraie journaliste qui n’était pas loin de penser que du bien du président du MODEM à quelques détails près, qu’elle se faisait fort de gommer, en faisant amende honorable, au fur et à mesure que le leader de Mouvement Démocrate la remettait en place par un contre exemple.

3/ Tête de Cul était plutôt amène, lui aussi. On le sait de gauche. Son attitude pouvait encore se comprendre. Mais on le sentait  trop vite enclin à dire tout le bien qu’il pensait de ce livre sans les petits pics habituelles servant à réactiver les deux Cerbères de service. Il en faisait trop ou pas assez pour respecter l’équilibre qu’habituellement, il tenait tant.

4/ Mais la plus étonnante, fut l’attitude d'Eric Nolleau. Absolument méconnaissable. Le Marcassin s’était transformé en exégète pour l’occasion. De fausses questions en d’utiles remarques, il fit  un  véritable plaidoyer du livre de François Bayrou en concédant toutefois que seul le titre l’avait un peu rebuté.  

Je parle de fausses questions car elles venaient comme éclairer encore mieux le lecteur sur ce qu’avait voulu exprimer l’auteur du pamphlet, qui se félicitait quant à lui,  qu’on eut si bien compris sa pensée profonde.

Oui, Nolleau ce soir-là s’évertuait à jouer les passeurs, s’empressant de prendre le contre-pied d’un lecteur malveillant pour apporter une méthodologie qui permettrait de mieux  comprendre ce livre « bien écrit  et très agréable à lire » et aider dans la lecture celles et ceux qui seraient passés « à côté » du message.

Si bien que je me demandais si tout ce petit monde avait, comme moi, sa carte au MODEM ?

Puis François Bayrou a quitté le plateau, impérial, arborant un magnifique sourire aux lèvres, détendu et princier. Puis, tout est revenu dans l’ordre.

J’allais même jusqu’à percevoir un petit trouble, chez la petite Mimi Maty, dont on sait les convictions plutôt à droite et enclines à apprécier les crétineries de l’ôte Élyséen.

Je coupais l’image et ne tarda pas à me coucher avec la certitude que France Télévision avait voulu ce soir-là, se payer la tête du Président de la République et peser sur la campagne européenne, comme le fit TF1 dans les campagnes présidentielles et législatives. 

Il était là le message subliminal, et pas ailleurs.

JPB

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