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26.02.2010

Veuillez laisser l'endroit aussi propre qu vous l'avez trouvé en arrivant.

wesco_poubelle_kickboy_orange.jpgOn peut penser ce qu’on veut du MODEM et de la dérive autocratique de son leader qui proposait une nouvelle façon de faire de la politique.

Il ne se passe pas une seule journée sans que la presse relaie la démission d’une personnalité régionale ou de toute une section comme c’est le cas du bureau de Neuilly, relayé ce matin dans le Parisien.

C’est affligeant, même si, en ce qui me concerne je n’en suis pas surpris outre mesure

 

Et puis il y a toutes celles et ceux qui continuent à y croire. Qui se sont engagés dans une campagne difficile au résultat incertain. Je connais beaucoup d’entre eux. Des photos circulent sur lesquelles, bravant les intempéries, on les voit tractant avec la foi du charbonnier, dans l’indifférence des passants.

De la chair électorale diront certains. Des hommes et des femmes qui sont respectables en tout point assurément.

 

Je trouve pour ma part, absolument lamentable les attaques abjectes dont ils sont les cibles.

 

La politique de caniveau n’a jamais été ma philosophie.  Aucun débat de fond n’en ressort. Les attaques ad hominem sont condamnables, surtout lorsqu’elles émanent de personnes qui se planquent derrière des pseudos et qui n’ont pas le cran de signer leur torchon.

Cette campagne prend une tournure détestable. Je le déplore pour ma part.

Au MODEM , elle est à la dimension des espoirs déçus que Bayrou à fait naître et dont il n’a pas été capable de transformer sur le terrain des idées.

 

Allons tournons vite cette page et passons à autre chose.

25.02.2010

Photos de Bouge toi et écris quelque chose JP

rideau de fumée.jpgJe n’ai pas envie de commenter l’actu en ce moment tant ce que j’entends et ce que je vois ici est là me dégoute.


La campagne des Régionales est infecte. Tous les coups bas semblent permis. La politique intéresse moins les gens que les petites phrases assassines et les procès d’intention semés ici où là pour démolir, casser, souiller, dénigrer l’autre. Je n’en dirais donc pas plus.


Pendant ce temps, le chômage avance et on continue de mentir aux salariés de TOTAL en leur promettant que leur emploi sera protégé d’ici à cinq ans.
J’émets le pari que l’économie du pétrole ; celle qui a été à l’origine de l’évolution technologique du vingtième siècle vit ces dernières années. Que d’une manière ou d’une autre, il faudra trouver de nouveaux modèles économiques rapidement si on ne veut pas sombrer dans le chaos en phagocytant la planète toute entière.
Prétendre sauver les emplois à TOTAL, c’est comme affirmer à la fin des années 70 qu’on sauverait la sidérurgie ! IL en a rien été.


La société industrielle a cédé la place à une société de l’information. Prochaine étape, la société de l’économie durable. Avec ou sans les écologistes.

15.02.2010

Enfants soldats, élements clés. II

enfant soldat.jpg

Il y a des engagements qui me tiennent plus à cœur que d’autres. C’est le cas de la lutte contre les enfants soldats.

Toutefois je n’ai pas pu me rendre à la réunion du 12 février qui a eu lieu sur ce thème.  J’ai reçu un mail de Christine Déchamp qui lutte contre ce fléau. Je me fais l’écho en reproduisant le document PDF et un extrait de son courrier.

 Monsieur,

ECI a organisé une conférence de presse le vendredi 12 février dernier pour la journée internationale de l’enfant soldat. De nombreux intervenants se sont succédé à la tribune pour faire un état des lieux de la situation et Lucien Badjoko, ancien enfant soldat est venu apporter son témoignage.

ECI est ONG dont le but est de dénoncer l’utilisation d’enfants en arme et de participer à des projets de réinsertion sur le long terme.

Vous trouverez ci-joint les documents relatifs à cette manifestation (Dossier de presse, présentation d’ECI).

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Christine Déchamp

ECI-DDR

Senior Advocacy & Communication Officer

 

 

facsimilé.jpg

13.02.2010

Identité Nationale, le jour d'après.

identité nationale.jpgJe me suis refusé à écrire et à prendre position sur le thème de l’identité nationale qui s’est déroulé ces derniers-mois en France, à l’instigation du gouvernement et d' Eric Besson tant que ce débat n’était pas clos.

Je voulais voir quelles formes ce débat prendrait au sein de la société civile, quelles directions lui donneraient celles et ceux qui ne manqueraient pas d’intervenir et quelles en seraient les conclusions. J’avoue ne pas avoir été déçu.

Ce débat n’a rien produit si ce n’est qu’il a servi à certains de mes compatriotes de défouloir aux remugles vichystes pour paraphraser l’ancien ministre belge, Guy Verhofstadt. A l’instar d’un Zemmour qui répandait sur les plateaux télés ses mêmes angoisses freudiennes, ses mêmes peurs et thèses qui font son fond de commerce depuis qu’il traine dans le paysage audiovisuel français.  

Quelques mesurettes ont accouchées de tout ceci, annoncées de la bouche même du Premier Ministre,  dont on sentait la hâte de refermer le dossier tout en essayant de sauver la face.

Maintenant que ce débat est clos provisoirement et qu’il ne s’agit plus d’en faire la publicité, voici mon humble point de vue.

D’abord chacun des observateurs aura bien compris qu’il s’est déroulé dans un contexte pré-électoral. C’est sur fond d’élections régionales qu’on est venu soulever ce débat. Le score attendu de l’UMP qui ne s’annonce pas fameux viendra sanctionner cette malice de communicants qui aura essayé de diriger l’attention des français sur un point qui reste très à la périphérie de ses préoccupations si on en croit différents sondages tout en essayant de draguer les voix d’un Front National qui est en train de se refaire une santé.

 Il est à apparu qu’il n’y avait pas de consensus au sein de la majorité présidentielle qui s’est sentie prise au piège. Lorsqu’on est un élu de droite et qu’on administre avec les difficultés habituelles, une ville qui connait des tensions sociales et des problèmes de cohabitations entre les différentes minorités, on est en droit de vivre la chose comme une peau de banne jetée dans les conseils municipaux et reprises par les oppositions de tous poils.

Ce débat est une provocation à l’endroit des jeunes issus de l’immigration qu’on assimile, tout du moins dans ces débats, à des voyous et autant d’intégristes religieux.  Il n’y avait qu’à entendre la colère qui s’exprimait de certains micros-trottoirs pour comprendre le malaise ambiant. Car tout le monde sait très bien que problème n’est pas tant l’Islam que le chômage et le manque de formation de cette jeunesse qui est le plus souvent interdit d’entretien dans les entreprises qui recrutent tellement les préjugés sont lourd à leur égard.

Faut-il pour autant faire l’économie de se poser certaines questions ? Non, bien entendu. Voici, bien avant la mode de ces quelques derniers mois quelques articles dans lesquels je soulevais, à ma façon, à un ensemble de questions qui méritent d’être posées dans le calme et la sérénité, loin de toute agitation politicienne.

I Démocratie et citoyenneté

II Démocratie et multiculturalisme

III Europe et discriminations

30.01.2010

Bagatelle pour une exécution en règle.

 

freche.1259334502.jpgEst-ce que la gauche républicaine représente Georges Frêche ?
Martine Aubry a-t-elle eu raison ou tord de monter une liste bis pour empêcher Georges Frêche d’être réélu ?

C’est évidemment une énorme hypocrisie de la part du PS. Cette accusation d’antisémitisme est ridicule. « Interrogé sur le non-soutien de Laurent Fabius à mon endroit, j'ai répondu par une expression populaire utilisée par tous les Français depuis des siècles». Explique Georges Frêche.

Cette position «exprime le manque de confiance que j'ai à son égard depuis le Congrès de Rennes de 1990 et pas autre chose», ajoute l'intéressé.

Georges Freche est un provocateur compulsif et pavlovien. Avec lui, les réunions du Conseil Général du Languedoc-Roussillon sont un peu comme la fête à Neu-neu.

La vérité est ailleurs : il a derrière lui quatre mandatures de député. Il est Conseiller Régional depuis 2004 et Maire de Montpellier depuis 1977. Il a 71 ans. Ce sont les raisons principales qui lui font penser que tout lui est permis. Et tous ses dérapages s’expliquent par cela.

C’est un potentat régional qui manie le mépris la violence et la haine. Il s’en prend à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. C’est la vulgarité incarnée.


Profitons de cette énième provocation pour s’en débarrasser définitivement. Ce qui permettra au PS de lui décerner un prix pour l'ensemble de sa carrière !

 

16.01.2010

Bayrou tourne le dos à l'Alliance Centriste dans le Maine et Loire.

bayrou.jpgBayrou refuse de s’allier avec Jean Arthuis dans le Maine et Loire. Bayrou est un crétin patenté. Une sorte de Besancenot de la démocratie Chrétienne. Celles et ceux qui se piquent d’un peu de politique chercheront en vain la logique d’un tel refus. Surtout au soir du second tour lorsqu’il apparaîtra, aux yeux de tout le monde qu’il aura fourni les meilleurs armes pour faire triompher l’adversaire objectif.

Bayrou est un Gilles de la politique. Un homme tellement sûr de sa rencontre avec les français, qu’il sacrifie sans vergogne les quelques cadres restant de son parti pour son intérêt immédiat. Bayrou la jouera toujours solo, porté par sa conviction profonde de se poser un soir de mai 2012 dans le bureau de l’Elysée.

Bayrou tourne le dos à l’Alliance Centriste. Il n’est d’ailleurs pas à écarter qu’il fasse de même, in fine, avec les socialistes ou toute autre alliance.

Considérant quelques sondages qui se distillent ici ou là, le MODEM va encore chuter dans son rayonnement déjà bien affaibli, à l’issue de cette élection. C’est peut être au fond la principale nouvelle.

Connaissant d’autre part un peu Jean Arthuis, je sais qu’il n’est pas un homme avide de pouvoir, mais qu’il considère plutôt l’idéal politique comme son meilleur allié.

Que pouvons-nous tirer de ce constat ?
Que les élections régionales permettront à l’Alliance Centriste de démontrer son authenticité dans le concert des Centres et de constater la perte de crédibilité du MODEM et la vacuité idéologique du Nouveau Centre trop enclin à plaire au gouvernement en place.

Cette élection arrive trop tôt pour notre formation. Il n’y a aucune raison que nous nous excitions avec les autres. C’est dans un esprit d’indépendance, le devoir de clarté et la rigueur qui nous anime que nous devrons continuer à creuser notre sillon, à imposer notre marque.
C’est la raison pour laquelle la précipitation serait la pire des choses. Au terme des régionales, lorsque tout le monde aura compté les siens, beaucoup de nos amis centristes feront le choix de nous rejoindre. Émettons ce pari.

Nous incarnerons alors l’hypercentre. C’est sur ce socle que s’écrira la prochaine alternative politique qui sortira notre pays de la spirale de l’endettement, qui réconciliera à nouveau nos concitoyens avec notre culture profonde et nous valeurs si particulières faites d’humanisme et de libéralisme.

Il sera alors temps de passer aux choses sérieuses.

15.01.2010

Haïti, pour le malheur et pour le pire

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Pas facile de s’exprimer sur ce qui se passe en Haïti. Impossible pourtant de se taire. Difficile aussi d’éviter les prises de position lacrymales, les poncifs, l’appel à la charité bien ordonnée.

Troublé par les images télévisuelles qui se repaissent de ce malheur à coup de flashs, d’images de faim, de soif, d’horreurs et de scène de pillages. D’images sans fin.

Pourtant, il y a deux ou trois choses que je me répète inlassablement à moi-même, depuis que, comme tout le monde, j’ai eu écho de ce malheur. Deux ou trois points que j’aimerais aborder, même si je sais au fond qu’ils ne sont pas politiquement corrects.

Haïti c’est d’abord la pauvreté absolue. Plus pauvre que le pays le plus pauvre de l’Afrique ; et cela, certains semblent le redécouvrir ! 80% de la population vit avec moins de deux dollars en poche.

Haïti est un pays francophone. Un pays francophile. Un pays d’une grande culture littéraire et picturale.

La nature est mauvaise. Au moment où on nous rabat les oreilles avec ce terrorisme écologique très en vogue, il faut se souvenir que la nature n’a jamais fait de cadeau à l’homme. Que c’est sans doute la raison qui a poussé les individus de ma propre espèce à vouloir la dominer. Que les montagnards le savent, que les marins le savent, que les paysans le savent aussi.

Qu’au seul vingtième siècle, Haïti n’a jamais connu autre chose que des dictatures qui se sont enchainées que nous avons été les premiers à cautionner dans nos classes politiques françaises, de droite comme de gauche, c’est-à-dire de Duvalier à Aristide. Des empereurs de pacotilles.

Les dons vont déborder, comme déborde la bonne conscience. Parce qu’au fond, il n’y a rien de plus dédouanant que d’envoyer un chèque à La Croix Rouge ou à Médecins du monde pour mieux redevenir amnésique, dans quatre ou cinq mois, lorsque l’actualité aura rebaisser son rideau médiatique sur ce morceau de terre livré à lui-même.

Haïti est un pays sans Etat, un pays sans justice, un pays corrompu, un pays mafieux où les pauvres finiront par ne rien voir ou presque de la tonne de fric qui aura dégouliné de toute part.

Haïti n’est pas capable de vivre autrement que de l’assistance internationale, je veux dire des Nations Unis et la communauté internationale qui fait la police et qui maintient l’ordre.

Haïti ne survit que de sa seule diaspora qui la maintient sous perfusion humanitaire.

Haïti est un faux pays indépendant. Les Haïtiens n’ont aucune confiance en ses dirigeants.

Au moment où les Guadeloupéens ont envoyé un message fort à la Métropole, à l’issue des dernières élections malgré les difficultés sociales qu’ils traversent, en dépit de toutes les violentes manifestations qui ont secouées l’île l’année dernière ; je pense ceci.

Je crois à une idée utopique et irréalisable qui sauveraient les haïtiens. Je pense qu’il faudrait remettre ce pays sous tutelle. Je pense qu’il faudrait que ce petit pays de grandes beautés et de gros malheurs redeviennent un D.O.M.

C’est politiquement incorrect de penser cela. Et certains descelleront dans ces lignes, un travers colonial.

C’est pourtant l’une des deux ou trois idées qui me viennent spontanément à l’esprit lorsque je vois une telle adversité s’abattre, qui s’amoncelle sur le tas des malheurs précédents qui s’entassent à l’infini.

 

13.01.2010

Les bonnes résolutions de Google pour 2010

google.jpg

L'article  intitulé "A new approach to China" lisible sur le portail de la plus puissante firme américaine du moment dans le secteur de l'Internet, sonne comme une déclaration de guerre à la Chine.

Google prend enfin position sur le problème de la censure et tire des conclusions que chacun d'entre nous, avait tiré depuis longtemps.

Cette prise de conscience un peu tardive de la toxicité du régime chinois sur la liberté de développement des nouvelles technologies numériques peut en rassurer certains et en prêter d'autres à sourire.

Qui se doutait encore que la censure Chinoise avait faite main mise sur la Toile depuis son origine en imposant à Cisco sa structure de nœuds si particulière ?

Les propos et mises au point de Google sonnent donc comme une prise de position politique à peine voilée.

On peut se demander si cette prise de conscience, tardive mais salutaire, de la part  de la firme de Palo Alto, n’aura pas été réalisée sous la pression économique de quelques états qui n’ont pas les moyens de se confronter idéologiquement et directement avec la Chine, avec en avant poste les Etats-Unis ? 

J’ai du mal à croire que les attaques dont fait allusion Google dans son  article sont nouvelles du genre !

Google s'était donné pour mission « d'organiser l'information à l'échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile » sans préciser dans sa Charte éthique si elle défendrait, le cas échéant,  la liberté d’expression et se battrait contre le censure.

 Souhaitons que cette prise de position soit honnête, suivie d'effets et poursuivie dans le temps et ne soit pas qu’un seul effet d’annonce pour protéger, par la pression, un modèle économique juteux.

10.01.2010

Rentrer au Port

 

DSCF4751.JPGJ’ai toujours appréhendé ce moment que je savais inéluctable.

Mano Solo vient de nous quitter à l’âge de 46 ans. Voici encore une partie de ma jeunesse qui part avec lui.

Je l’ai vu sur scène à plusieurs reprises dès le début des années 90. La dernière fois, c’était au studio Charles Trenet de Radio France. J’avais échangé un peu avec lui, si simple et toujours si disponible. Je lui avais dit que je regrettais qu’il n’ait jamais pris la décision ou le temps de faire une exposition autour de  son œuvre  picturale.

Modestement, il me répondit qu’il n’avait pas assez de matière.

Sa voix était déchirante, comme ses textes, comme sa vie. Il était sans doute plus apaisé à 46 ans que lorsqu’il en avait 30. Avec le temps, il avait appris un peu mieux à maitriser ses angoisses et avait sans doute  fait la paix avec les autres.

Ses textes, ses vidéos, enfin tout son travail étaient forts et tellement beaux.

Ce moment tant redouté pour tous celles et ceux qui l’admiraient est finalement arrivé.

Ce fut mon tout dernier cadeau de Noel, offert par ma fille Nathalie. Son dernier CD : Rentrer au port.

En 2010, on meurt toujours du SIDA.

Je partage toute ma peine avec sa famille et ses proches.

Adieu l’Artiste.

 

 

 

01.01.2010

mes tous premiers sentiments à ce changement de décennie.

2010.jpgL’année se termine entre cacophonie et précarité. Le siècle fête ses dix ans. Autant dire l’âge bête. Le pire doit  de se trouver devant nous.

Côté cours intérieur, nos modèles économiques occidentaux partagent le triste record de l’envolée de leurs dettes.  L’OCDE prévoit 100% du PIB d’ici 2011. Nous ne sommes donc plus seuls à se lamenter sur l’endettement ; même s’il reste des disparités entre certains pays qui affichent des taux de 130% comme la Grèce. Les Etats empruntent. La dette publique émise dans la zone euro approche les 1000 milliards d’euros.  Ces déficits abyssaux sont consécutifs aux différentes bulles qui ont éclaté sur le marché financier cette première décennie de ce siècle  

Le contre pouvoir social-démocrate peine à survivre. Je pense d’ailleurs, pour l’avoir écrit à maintes reprises, qu’il vit ses derniers moments. Ses valeurs et références ne sont plus solubles dans une société numérique où le mot d’ordre est à la dématérialisation des capitaux et plus récemment des biens de consommations. Je pense cela et continue de me battre pour l’inverse.

Il y a quelque chose qui le remplace petit à petit. Quelque chose qui n’est pas fameux et insuffisant pour les démocrates de tous poils que nous sommes. Il apparaît dans la dichotomie du capitalisme lui-même. Une tendance se dessine entre un capitalisme innovant et un capitalisme spéculatif.

Le capitalisme innovant, s’adapte à l’air du temps, aux problématiques nouvelles d’environnement, plus sensible à la répartition des richesses. C’est un capitalisme sans complexe, numérisé, qu’incarne parfaitement une entreprise comme Google.  En France, on rêverait qu’une passerelle soit jetée entre ses représentants et le monde de l’éducation et de la recherche par exemple. Pour ne pas se contenter d’expérimenter à grand frais, mais de penser et de développer des technologies qui s’avéreraient de suite des modèles économiques rentables.  

Je soupçonne l’Elysée, avec  sa volonté de réformer les universités, de dire aux chercheurs qu’ils sont mauvais, avec l’aménagement du plateau de Saclay, de vouloir forcer nos savants à bouleverser leurs modes de fonctionnements séculaires et avec elles,  les traditions hexagonales

Le second capitalisme est le plus ancien. Le capitalisme de spéculation n'a ni foi ni loi, prospère entre deux crises et supporte la valeur travail que lorsqu’il en est contraint ; comme une seule variable d’ajustement.

L’incarnation de ce capitalisme là est sans aucun doute Doubaï.  L’argent des produits capitalistiques financiers et la bulle immobilière ont montré à quel point ce capitalisme est pourri, dangereux et sans fondation solide pour quelque état démocratique que ce soit ou qui se revendiquerait comme tel.

Doubaï est une invention arrogante, construite sur rien ou presque ; sans histoire, sans culture, sans éthique, qui méprise les droits du travail, l’homme en particulier et s’assoit sur le paraître le plus extravagant.  C’est l’incantation marxiste de l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est un capitalisme sans peuple, sans patrie, sans valeur. C’est quasiment insupportable.  Le modèle économique chinois hésite encore entre ce capitalisme là et le capitalisme innovant.  

Les crises économiques capitalistes ont cela de bon, qu’elles vidangent tous les 20 ans, ce genre de fonctionnement et de dérive. Souhaitons que les problèmes financiers que Doubaï traverse, lui porte un coup fatal.

Mais le plus troublant dans l’histoire de ces vingt dernières années, est le ralentissement dans le progrès technologiques lui-même.  Qui oserait parler encore de progrès aujourd'hui ?

Observons un français, habitant Paris en 1900. Retrouvons-le, 20 ans plus tard, en 1920.

Entre temps, il aura connu, l’aviation, l’automobile, le téléphone, le développement de l’électricité, le cinéma et une foule d’autres inventions mises au service de l’homme et de son confort en quelques années !

Lorsqu’on me vante l’accélération de la technologie actuelle, j’ai tendance à sourire. On améliore des produits qui prennent de moins en moins de place ou qui se digitalisent. Mais quid des grandes découvertes ?

Un observateur entre 1945 et 1969 aura vécu un autre bond  scientifique incroyable.  Entre 1969 et 1973, on ira plusieurs fois sur la Lune et on y roulera même  en auto. Et puis plus rien. Plus rien pendant plus de ... 40 ans ! Soit le temps qui sépare 1920 de 1960 !  

En revoyant le film d’Edouard Molinaro, Hybernatus, je m’amusais de la scène où ce pauvre Paul Fournier, victime d'un naufrage en 1905 puis  ramené à la vie, qui se trouve confronté à la société de la fin des années 60.

Il reçoit un vrai choc en découvrant, malgré lui, un téléviseur. Les images qui défilent  ont de quoi l’effrayer.  Et bien les technologies montrées en exemple dans ce film burlesque sont toujours d’actualité 40 ans plus tard.

Je sais qu’on nous parle à longueur d’ondes d’un bouleversement technologique immédiat qui se déroulerait sous nos yeux. J’y vois l’épanouissement et la diffusion d’un processus  économique  nouveau, mais très peu de découvertes extraordinaires. Un écran plat,  un four à micro-onde et un téléphone portable ne sont pas suffisant à mes yeux pour y percevoir autre chose qu’un bouleversement sociologique certain.

Nous vivons un temps d'accélération des choses. Nos nouveaux hobbies sont chronophages. Nommes sommes au coeur d'une période que je qualifierais pour ma part de warholienne tant on sent que l'artiste, à travers les extravageances qu'il nous donnait à voir, pointait les vérités d'une époque qui n'était pas vraiment la sienne, mais qui est devenue la nôtre quelques vingt ans plus tard.

N’est-ce pas au fond, le bouleversement le plus étonnant dont nous sommes les contemporains ?

Bonne année à tous.

  

 

22.12.2009

La règle du jeu

regle_jeu.jpgJe reviens une dernière fois sur l’incident d’hier qui est révélateur de plusieurs choses.

La validation d’Alain Dolium sans qu’on ne soit d’ailleurs trop sûr de la véracité des résultats que nous annonce le Siège du MODEM (puisqu’on est en droit de douter de tout) signe l’arrêt de mort d’un projet politique qui se drapait d’exemplarité.

Comme dans un cas d’école, on a bafoué ici les règles élémentaires du jeu démocratique. J’aurais mieux été inspiré si au fond,  je n’étais jamais allé à Villepinte mais profité de ma petite famille plutôt que de participer à ce qui s’est révélé par la suite,  une mascarade de démocratie.

Depuis plusieurs mois on a assisté tristement,  à une fuite des cerveaux. C’est toujours comme ça lorsque les choses deviennent nauséabondes.  Les femmes et les hommes engagés ; toutes celles et ceux qui avaient quelque chose à dire et qui croyaient en un projet politique différent, ont fuit, un par un.

Bien qu’on lui en ait fait beaucoup  le reproche, Quitterie Delmas, fut la première à percevoir quelque chose qui nous a ensuite tous sauté aux yeux. 

J’ai suivi sa décision quelque temps après. D’une certaine manière, nous avons eu raison avant les autres et avons été pionniers dans cette démarche.

C’est vers cette époque qu’est arrivée l’initiative de Christophe ; celle qui a précipité mon départ.

Au fond ce fut le dernier sursaut citoyen d’un homme libre qui lançait une dernière perche à Bayrou et à sa petite bande du 133.  Nous fûmes nombreux à signer au-bas de sa page électronique pour exprimer notre raz le bol et notre sentiment de désapprobation. Il y avait des gens engagés dans de l’associatif, des fonctionnaires, des élus locaux, des présidents de section. Des hommes et des femmes qui s’engagent dans la cité et qui connaissent la valeur des combats. Des gens qui se battent à visage ouvert.

Et j’en viens naturellement à l’initiative malheureuse de cette pitoyable Orange, en me disant au fond qu’il a gâché par sa couardise une belle occasion de montrer que les quelques militants qui restaient, des plus fidèles, n’étaient pas des gogos et que trop, c’était trop.

Son appel,  même si à la relecture, j’en approuve mot pour mot le fond, ne valait évidemment rien puisque notre militant activiste,  avait décidé de rester masqué et de signer de son pseudo de bloggeur. Celui-là même qui m’a menacé de poursuites (j’en ris encore) en ayant réussi préalablement à se procurer  mon numéro de portable grace à un ami commun, pour jouer l’effet de surprise et qui n’arrêtait pas de vociférer dans mon oreillette de portable.Voici que le misérable bonhomme, à l’idée que j’écrive les quatre lettres de son prénom s’est mis en transe. Ses gesticulations m’ont fait rire. Mais au fond je l’ai trouvé bien pathétique et symptomatique de ce qu’est devenu ce MODEM.

Si j’avais encore des doutes sur le diletement militantiste au MODEM, tout ceci est venu a point me conforter sur les termes du petit article que j’avais publié hier dans une certaine hâte. En d’autre temps, pas si lointain, certains auraient eu (comment dirais-je ??) le cran d’aller jusqu’au bout.

Peut-on faire du militantisme, prétendre vouloir combattre un homme politique, un appareil, mener une pétition, sans en accepter les règles élémentaires du jeu démocratique ?

J’invite d’ailleurs les cinéphiles à revoir le chef d’œuvre de Jean Renoir à ce propos ; qui en dit long sur les mœurs et les petites lâchetés d’une époque qui n’a rien à envier à la nôtre.

 Enfin, tout ceci se termine par une belle occasion manquée. Celle de faire céder l’autocratie qu’incarne le couple du 133.

Triste journée en fait.

Et puis comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Christophe annonce sur son blog qu’il prend du recul, qu’il se tait quelques temps, afin de mettre de la distance entre lui et toute cette cacophonie d’humeur et de bile.

 Il a bien raison.

A l’observation, Il n’y a plus dans ce parti que des gens qui se détestent, qui s’étripent et qui avancent le visage masqué.

Masqué comme dans un carnaval.

JPB

 

21.12.2009

Orange pourrie.

orange pourrie.JPGJ’ai eu  le mauvais goût de me demander quelle légitimité avait le bloggeur Orange Pressé[e] pour mener une pétition qui appellait à l'invalidation de l’investiture d’Alain Dolium pour le MODEM, à la tête de l’Ile de France pour les élections régionales.

 

Je me suis fais insulter et comparer par un militant MODEM au chirurgien de Johnny Halliday !!

 

Tout ceci démontre qu’aucune place n’est laissée au débat dans ce mouvement pour celles et ceux qui pensent autrement ou qui émettent un avis d'observateur.

Porter le moindre jugement sur ce Mouvement supposé Démocrate qui ne l’a jamais été,  devient un exercice périlleux. Ce mouvement qui tourne autour des délires présidentiels de son chef et qui semble assurément, de plus en plus proche de la mort clinique.  

Je répète que je n’analysais pas le fond (je me l'interdit, n'étant plus au MODEM). Je critiquais la pétition d’un gugusse en affirmant qu’elle ne valait rien, dès lors qu’elle n’était pas signée d’un vrai patronyme.

 

Le plus triste est qu’il y a plein de gogos qui suivent un Troll sans savoir qui se cache derrière ni sans savoir qui il est vraiment !

 

Alain Dolium n'a peut-être aucune légitimité et tous les défauts de la terre, mais c’est un homme et non pas une orange mécanique ou pressée, ou pourrie. Il se présente sous sa véritable identité et compte mener un combat politique pour un parti.

 

Moi qui suis élu, je sais que faire de la politique c’est émettre des choix, se battre pour des idées et s’exposer.

Ce n’est pas le cas de ce L.R. qui me rappelle un autre bloggeur pour lequel, dans un post précédent, j’émettais les mêmes interrogations. 

Et pour ce qui est du fond. Christophe Ginisty a, pour sa part, dénoncé depuis longtemps, avec force et conviction (Cf. les promoteurs) les méthodes autocratiques de François Bayrou. Et il signait de son vrai nom. Il en a payé le prix.

Autre exemple : lorsque Christophe Grébert se bat contre Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, il le fait en tant qu’élu et citoyen et ne signe pas « Tirli Pompom » 

Ce n’est donc pas nouveau même si beaucoup semble seulement s'en rendre compte.

 

 Et l’Orange Pressé a le culot de parler de démocratie ! Pathétique et bouffon.

 

Ce qui est sûr, c’est qu’il existe une haine absolument incroyable des militants MODEM entre eux avec ou sans le « 133 ».

 

Jean-Pierre Bozzonne

 

19.12.2009

Une Synthèse politique d'Alliance Centriste

bannière alliance centriste.jpg

Au-delà du rassemblement et de la refondation de la famille centriste, Alliance centriste propose un projet politique à tous ceux qui voient leur avenir dans un libéralisme tempéré et dans une mondialisation régulée grâce à l'Europe politique en devenir ; et dans ce cadre elle réaffirme son indépendance.

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07.12.2009

Le projet DESERTEC, sans la France

copoz.jpgDans dix ans, vers 2020, le soleil de Sahara devrait fournir 20 % de l’électricité européenne.

 

En septembre 2008 était organisée à Valence en Espagne, une conférence sur l’énergie solaire qui a rassemblé 30 000 personnes.

C’est le projet DESERTEC.  Il consiste à produire massivement de l’énergie solaire dans le Sahara.

 

La question d’utiliser de l’énergie solaire de façon massive est connue depuis très longtemps. L’énergie solaire représente 10 000 fois l’énergie consommée au niveau mondiale;  une énergie propre, renouvelable qui devra à terme, trouver un modèle économique rentable pour se substituer aux énergies fossiles.

 

Dans le désert, chaque mètre carré de surface au sol reçoit environ l’équivalent de 2 barils de pétrole en énergie par an.

A terme, ce sont des centaines de centrales solaires thermiques qui couvriront le désert.

 

Pour alimenter l’Europe en électricité il faut un carré de quelques centaines de kilomètres de côté (en comparaison, le Sahara couvre une superficie de 8 600 000 kms²). 550 Térawatts heures correspond au besoin énergétique de la France pour un an : 2500 km² de Sahara en viendrait à bout.

 

12 compagnies ont formé DESERTEC et s’engagent pour 2020 à produire 20% de l’énergie de l’électricité européenne.

Pour se faire, il leur faudra transporter l’énergie solaire par des câbles électriques qui,  pour minimiser les pertes en lignes, seront portées à des tensions d’environ 1 million de Volts sur quelques milliers de kilomètres nécessaires pour atteindre l’Europe.

 

Depuis un ou deux ans, les choses s'accélèrent et une prise de  conscience planétaire s’est opérée chez les scientifiques et dans les entreprises innovantes. La question du changement climatique, l’épuisement du pétrole des ressources, ont joué un rôle majeur dans cette démarche.

 

Siemens, la Deutsch Bank, un groupe algérien, un groupe espagnol de centrale solaire, des suédois font partis de l'aventure ; aucun français !

 

Je regrette qu’aucune entreprise française ne soit partie prenante dans cette révolution.

 

Pour aller plus loin..

 

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Pierre a réalisé un billetsur le sujet  il y a quelques mois, consultable sur son blog, avec quelques compléments d'infos :
http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/12/copenhag...

Aussi sur le blog de Pierre, une table-ronde animée par Yann Wehrling et JLuc Bennahmias à Arras avant-hier, où le projet Désertec a été évoqué :
http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/12/copenhag...

04.12.2009

Arras, pour quoi, pour qui ?

wind.jpgQue reste-t-il de la dynamique créée par François Bayrou autour de la création du MODEM ?

Des luttes fratricides à l’intérieur d’un même camp où des militants s’invectivent, se déchirent et ne sont que très rarement d’accord.

Créer un club de réflexion politique est encore le meilleur moyen d’amorcer un travail sur le fond et d’éviter l’écueil des insultes.

 

Je n’irai pas à Arras, mais je me demande vraiment de quoi il sera question. Le virement à gauche (sur le papier) du Mouvement Démocrate ne répondra pas à cette crise interne de gouvernance, palpable dans toutes les fédérations, qu’a laissé s’installer François Bayrou.

Pour le président du Mouvement Démocrate, ses militants sont devenus des gêneurs nécessaires qu’il a de plus en plus de mal à contenir ; lui qui se croit investi par un destin qui devrait le conduire à la rencontre des français.

Je l’imagine sans peine préférer pousser la porte d’un café, serrer la main d’un quidam avec plaisir pourvu qu’il n’ait pas en face de lui un militant MODEM.

Pourtant il faudra encore les convaincre, pour qu’ils investissent clairement  Alain Dolium et laissé croire ensuite que ce sont eux qui ont choisi.

 

L’énigmatique Hérétique, ce gardien du temple qui se cache derrière un pseudonyme, pour préserver son petit confort de fonctionnaire ; celui qui naguère se proposait de quadriller la toile pour apporter au Chef une cartographie numérique des bons et des mauvais éléments de la blogosphère, doute à son tour !

 

Vraiment le malaise est palpable. Je suis bien triste de cela. Des gens souffrent de part et d’autre parce qu’ils n’étaient pas préparés à cette conjecture.

Portés par le lyrisme des grandes idées humanistes que leur offrait le maître, ils pensaient véritablement être les hérauts d’une nouvelle ère de la politique. Nous devions refaire le monde.

 

Alliance Centriste traite du principe de réalité. Le parti de Jean Arthuis préfère travailler sur le fond, plutôt que sur la forme. Est-il plus de Centre-droit que le modem ? Certainement.

Mais qu’importe.

Lorsque Victor Schoelcher abolit en 1848 l’esclavage en France et libère par décret 250.000 esclaves noirs ou métis des Antilles de la Réunion et de Saint-Louis du Sénégal ; il se moque de savoir si le parti Radical dont il est issu, est plus à droite sur l’échiquier  de l’assemblée nationale constituante que celui du socialiste Louis Blanc.

Il avance vers ce qui lui paraît juste et fondamental. Et l’histoire retient cela.

 

La politique est faite de visions, de prises en compte du réel, de compromis et d’écoute. Et ce n’est qu’à ce prix, qu’avec patience et détermination on construit l’histoire d’un pays.

 

01.12.2009

SIDACTION, 20 ans déjà, 20 ans de trop.

Au delà de la polémique soulevée par Pierre Bergé sur laquelle il revient en marge de la commémoration du patchwork 2009, chaque association qui lutte pour faire reculer la maladie qui vient au secours de malades et de leur famille, est une bénédiction pour la cohésion de toute notre société.


J'ose à peine imaginer une société sans le maillage associatif actuel !

Seules les associations volontaires accomplissent au cœur du tissu urbain ou des terroirs, avec obstination, une tâche indispensable au service de la société.

Ses bénévoles s’acharnent à remédier aux carences de la puissance publique. Aide aux handicapés, protection de l’environnement, organisations de loisirs, expression culturelle, développement du sport, aménagement de crèches, lutte contre l’illettrisme, soutien des exclus, dans les domaines les plus variés, ces associations mobilisent par centaines de milliers, des militants dévoués, désintéressés, sans lequel le panorama social serait encore plus délabré.

Ces militants ont une culture qui se situe aux antipodes des « winners » qui seul ont le droit de cité.

Leur modestie qui les inspire a quelque chose d’incongrue dans notre univers de tapage publicitaire. La discrétion qui les anime en dit long sur la sottise des présentateurs de télévision qui invitent des peoples devant leurs caméras pour parler faussement d’humanitaire.

30.11.2009

Google, quand ça l'arrange.

google.jpgLa semaine dernière, Michelle Obama apparaissait avec une tête de singe sur Google dès que vous tapiez son nom. Je n’ai pas vérifié si c’est encore le cas aujourd'hui !

Cela s’appelle une attaque bombing. Le moteur de recherche le plus célèbre de la planète a très vite été interpellé par des internautes émus face à cette agression de nature raciste à l’encontre de la première dame des Etats-Unis. Puis ce sont les autorités américaines qui les ont relayés rapidement pour demander à ce que Google fasse disparaître cette image.

Contre toute attente, Google refuse sous le prétexte qu’aucune injonction judiciaire ne le contraint à le faire.

“Nous ne supprimons pas une page de résultats de recherche au motif que son contenu est impopulaire ou qu’elle nous vaut de recevoir des lettres de plainte” ont indiqué les représentants de Google à la presse.

Cela serait une belle leçon de démocratie directe envers les Etats-Unis et une belle leçon de démocratie tout court envers le reste du monde si Google réagissait toujours de la sorte.

Cette posture outrée, lorsqu’on lui demande de virer un contenu manifestement raciste,  est douteuse, lorsqu’on sait que cette Société obtempère avec zèle, comme un caniche policé, devant les désidératas du régime chinois.

Google supprime de la toile, sans discernement, tout ce qui peu déplaire au régime de Pékin pourvu que le marché juteux de sa présence en Asie ne lui file pas entre les doigts.

En vérité ces deux poids et deux mesures font honte à google en particulier et à la démocratie en général.

28.11.2009

Patchwork des noms 2009 - SIDACTION

DSCF4169.JPGPas question d'ériger un monument aux morts. Il s'agit de témoigner. Témoigner pour ceux qui ne sont plus là ; témoigner contre une maladie, témoigner du combat mené sur la planète, témoigner pour le présent et pour l'avenir. Ce sera un lieu de rendez-vous avec ceux qui ne sont plus là, avec ceux qui vivent aujourd'hui et ceux qui viendront demain. Pour se souvenir. Pour pleurer non avec nostalgie mais peut être avec un peu de colère » Pierre Bergé.
 
Sidaction et le Parc de la Villette désirent, en cette date hautement symbolique de la journée mondiale  de lutte contre le sida, redonner à l'oeuvre de Fabrice Hyber son aspect mémoriel et rendre hommage à toutes les victimes de cette épidémie qui a déjà fait plusieurs millions de morts depuis son apparition, le vendredi 28 novembre à 18h 30.
 
A cette cérémonie sera associé le déploiement du Patchwork des noms afin de faire vivre la mémoire de ceux qui ne sont plus.

Voir l'album completDSCF4151.JPG

 

25.11.2009

Je ne commenterai pas le commentaire de Luc Mandret

perec.jpgJe ne commenterai pas le commentaire de Luc Mandret sur le non-commentaire de Christophe Ginisty.

Malgré tout, je me questionne, cela excite ma curiosité. Je trouve étrange et singulier cette mise en abîme comme dans le roman d’Alice in Wonderland et cet aveu de ne pas vouloir débattre !?:)

Luc Mandret  annonce la couleur (en bleu) : il ne tient pas à commenter l’article de Christophe Ginisty.  Il ne dit pas la raison, mais opère la démarche singulière d’une Georges Perec en réinventant un lipogramme dont le but serait d’ôter l’idée pour ne conserver que le geste et la forme.

Jugeons plutôt : 52 mots, si on ajoute les chiffres, en ne tenant pas compte la phrase rapportée, mise entre parenthèses.

 

 

18.11.2009

Jean Arthuis invité de Canal +

Notre objectif est de prendre part à des listes centristes au premier tour des élections régionales.
Notre engagement sur des listes centristes autonomes nécessite le respect de trois conditions :

1) le rassemblement significatif des sensibilités de la famille centriste

2) la perspective raisonnable d'obtenir un score autorisant le maintien au second tour (10%)

3) l'engagement de tous les candidats de respecter la décision conduite au second tour. Ce n'est que dans l'hypothèse où le maintien de la liste centriste apparaîtrait susceptible de faire élire la liste la plus éloignée de nos valeurs et propositions que nous étudierons la possibilité d'une fusion."

Délibération adoptée par vote des membres du Conseil d'administration et des présidents de fédérations présents lors de notre assemblée le 14 novembre 2009 au Sénat.

L’Alliance centriste est en train de construire un projet politique, un projet de société. Celui-ci s’appui d’abord sur des convictions et des idées. Il est rédigé par des hommes et des femmes élus et non élus, mais tous acteurs de la vie publique. Notre conviction est que nous devons nous adresser à tous les Français. Dans de nombreuses régions, les fédérations « Alliance Centriste » travaillent déjà sur notre projet et sur les projets régionaux.

Et fort de nos expériences, l’élaboration d’un projet politique implique quatre conditions:

• un processus de réflexion commun qui permet au projet de grandir et de prendre forme;

• l’observation des conditions offertes par l’environnement dans lequel le projet est construit;

• la connaissance de ce qui a pu se passer à l’occasion de situations similaires;

• le porter, le défendre et l’expliquer à nos concitoyens.

C’est la raison pour laquelle, dans un premier temps nos projets régionaux se baseront sur les axes suivants :

Les projets ont un objectif : les projets ont des buts et objectifs clairement définis et exposés pour produire des résultats clairement définis. Leur but est de résoudre un «problème», ce qui implique une analyse préalable des besoins. Suggérant une ou plusieurs solutions, ils visent un changement social durable. Les projets sont réalistes : leurs objectifs doivent être réalisables, ce qui implique la prise en compte non seulement des exigences, mais aussi des ressources financières et humaines disponibles.

Les projets sont coordonnés : les projets peuvent faire appel à diverses compétences en matière de montage et de conduite, et impliquer divers partenaires et acteurs.

Les projets sont collectifs : les projets sont le produit d’une entreprise collective. Ils sont conduits par une équipe et impliquent divers partenaires.

Les projets sont uniques : les projets naissent d’une idée nouvelle. Ils apportent une réponse spécifique à un besoin (problème) dans un contexte spécifique. Ils sont innovants.

Les projets sont une aventure en soi : chaque projet est différent et novateur ; il implique forcément une certaine incertitude et des risques.

Les projets peuvent être évalués : les projets sont planifiés et organisés selon des objectifs mesurables qui doivent pouvoir être évalués.

Avec un projet fort et audacieux, l’Alliance Centriste sera identifiée et reconnue. Notre projet doit aussi permettre d'assurer une certaine cohérence entre le plan national et le plan de chaque région. C’est l’assurance d’un mouvement libre, clairvoyant et résolument tourné vers l’avenir !

Benoît PERNIN Coordinateur du Projet régional – Ile de France

 
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